| Soutenez le travail de l'AJPN |
| Recherche de personne, de lieu : affiche la page | Recherche type Google : propose des pages | |||
| ||||||
|
| ||||||
|
39/45 en France (WWII)
base des données identifiées par AJPN.org Une page au hasard 38080 noms de commune 95 départements et l'étranger 1230 lieux d'internement 744 lieux de sauvetage 33 organisations de sauvetage 4381 Justes de France 1072 résistants juifs 16133 personnes sauvées, cachées | ||||||
|
Das versteckte Kind En France dans les communes Les Justes parmi les Nations Républicains espagnols Tsiganes français en 1939-1945 Les lieux d'internement Les sauvetages en France Bibliothèque : 1390 ouvrages Cartographie Glossaire Signaler un problème technique |
||||||
|
||||||
|
| ||||||
|
|
Région :
|
|
Préfets :
Jean Moulin
(01/06/1938 - 21/02/1939) Préfet de l'Aveyron
M. Destarac
(21/02/1939 - 25/09/1940) Préfet de l'Aveyron
Charles Marion
(17/09/1940 - 11/1943) Général Charles Léonce Pierre Marion, nommé par Vichy préfet de l'Aveyron de septembre 1940 à décembre 1943, puis de Haute-Savoie. Arrêté, condamné à mort puis emprisonné à la Libération, il est enlevé par les maquisards et exécuté le 16 novembre 1944 dans la carrière de la Puya, lieu-dit sur le territoire d'Annecy (Haute-Savoie).|REF|Charles Marion sur Wikipedia.|REF|
Pierre Olivier de Sardan
(1941 - 1942) Préfet de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales)
Alfred Hontebeyrie
(11/10/1942 - 16/07/1944) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet de l'Hérault et de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) (1895-1969)
M. Dupiech
(06/02/1944 - 07/1944) Préfet de l'Aveyron
Marcel Chapron
(07/1944 - 18/08/1944) Préfet de l'Aveyron
M. Moisset
(18/08/1944 - 24/08/1944) Préfet de l'Aveyron
Édouard Laguerre
(24/08/1944 - 01/02/1945) Préfet de l'Aveyron
|
| Juste parmi les Nations |
|
Dossier Yad Vashem :
10221
Remise de la médaille de Juste : 29/02/2004 Sauvetage : Saint-Sernin-sur-Rance 12380 - Aveyron | ||
|
||||
| [Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo] |
![]() Louis et Julie Plegades source photo : Coll. Yad Vashem crédit photo : D.R. |
|
|
Rayzla Guterman travaillait dans un atelier de haute couture en Pologne. Elle décide de partir pour Paris, fuyant l'antisémitisme en Pologne. Aron Szya Falcman, tailleur, né le 19 août 1907 à Strylow (Pologne) l'avait suivi par amour. Ils s'étaient mariés et la petite Berthe était née en 1935.
Ils étaient tous les deux militants bundistes et parlaient yiddish.
En 1939, Aron Szya Falcman et M. Lichtensztejn avaient servi la France en s’engageant comme volontaires dans la Légion Etrangère.
Démobilisés, Aron Szya Falcman avait été arrêté le 14 mai 1941 lors de la rafle dite du billet vert et avait été interné à Pithiviers.
M. Lichtensztejn fut arrêté à Paris lors de la rafle du Val d'hiver le 16 juillet 1942 et interné lui aussi à Pithiviers.
Tous deux furent internés à Pithiviers d’où ils furent déportés sans retour par le convoi n° 4.
En juin 1942, tandis que le port de l'étoile devient obligatoire, Rayzla Falcman décide d'envoyer sa fille Berthe Falcman âgée de 7 ans à la campagne. Elle quitte Paris avec d'autres enfants, convoyée jusqu'à chez Mme Ménard, nourrice agréée catholique, qui habitait une ferme en Normandie.
Mme Ménard demande au curé de Condé-sur-Huisne de baptiser la petite fille qu'elle amène tous les jours à l'église et à qui elle apprend les prières. Le curé ne veut pas baptiser l'enfant sans l'accord de sa mère... qui refuse...
Rayzla Falcman et Hélène Lichtensztejn, toutes deux juives et polonaises échappent par chance à la rafle du Vel d'Hiv.
Rayzla Falcman ne veut pas partir sans sa fille... les policiers français déclarent alors qu'ils reviendront chercher les deux... En attendant, elle se réfugie chez des Juifs hongrois, qui n'étaient pas déportables à l'époque.
Rayzla Falcman envoie Berthe chez Jeanne* et Augustin Devaux*, un ancien de la guerre de 14-18, qui habitaient près de Condé-sur-Huisne, à Villeray dans l'Orne, en zone occupée. Ils accueillaient déjà deux jumelles, Christine et Monique.
Grâce à l'aide de Henri Andekerk, un ami de Aron Falcman, elles réussissent à quitter Paris et à rejoindre Pau.
Arrêtées, elles étaient assignées à résidence à Lacaune le 22 août 1942 où résident 3 000 personnes dont 500 juifs de Belgique, de Hollande, de Tchécoslovaquie...
La fille de Hélène Lichtensztejn, Fanny avait 6 ans.
Rayzla Falcman et Hélène Lichtensztejn louèrent ensemble un petit appartement rue Peyruc qui appartenait à Mme Bétirac et son mari qui était ardoisier. Elles étaient voisines de Louise Fourgassié*, agricultrice à Lacaune, qui habitait avec sa fille Jacqueline, née en 1933, et ses deux fils dont l'un était au chantier de jeunesse et l'autre, Georges, qui jouait de la trompette.
Durant l'été 1942, Louise Fourgassié*, avait employé pour des travaux saisonniers Rayzla Falcman et Hélène Lichtensztejn
Une première rafle des Juifs assignés à résidence à Lacaune eut lieu le 22 août 1942, ce qui éveilla la conscience des habitants au sort tragique des Juifs.
En février 1943, Rayzla Falcman fit venir Berthe à Lacaune, à nouveau grâce à l’aide de Henri Andekerk*, en passant par Saint-Etienne et par Lyon... tandis que les Juifs assignés à résidence à Lacaune sont la cible d’une seconde vague d’arrestation qui fera 118 victimes.
Fanny Lichtensztejn et Berthe Falcman fréquentent l'école laïque de Lacaune avant d'être inscrite sous leur nom à l'école catholique que fréquente Jacqueline Fourgassié.
Louise Fourgassié* prit alors sur elle de protéger Rayzla Falcman et Hélène Lichtensztejn et les deux fillettes alors âgées de 7 et 8 ans. Elle les cacha une première fois dans une maison de vacanciers dont elle était dépositaire des clefs. Toutes les quatre y restèrent cloîtrées pendant plusieurs jours jusqu’à la dissipation du danger et furent ravitaillées par ses soins.
Les deux femmes rencontrèrent Joseph Vergnet*, contrôleur des impôts habitant à Lacaune, indigné par le sort réservé aux juifs.
Quand les rumeurs d’une nouvelle rafle commencèrent à circuler à Lacaune en juin 1944, Joseph Vergnet* prit les deux femmes sous sa protection et les accompagna chez ses cousins, Julie* et Louis Plegades*, agriculteurs à Peyronnenc commune de Saint-Sernin-sur-Rance.
Ils accueillirent Rayzla Falcman et sa fille Berthe et Hélène Lichtensztejn et sa fille Fanny.
Julie* et Louis Plegades* avaient cinq enfants. Louis Plegades* avait combattu durant trois ans pendant la Guerre de 1914-1918 et avait été prisonnier des Allemands.
Leur fils René, 23 ans, réfractaire du STO, s’était engagé dans les FFI.
Louise Fourgassié* les sauva une seconde fois en 1944, en les cachant dans un grenier à foin jusqu’à la fin de la rafle.
Après la guerre, Rayzla Falcman part à Lyon, tandis que Berthe restera chez Louise Fourgassié* jusqu'en septembre 1945.
Le 26 octobre 1989, Yad Vashem a décerné à J