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Gérardmer en 1939-1945

Texte pour ecartement lateral
Code postal : Gérardmer 88400

Canton : Gérardmer - Vosges
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Gerardmer en 1939-1945
Mairie de Gérardmer
source photo : Commune de Gérardmer
crédit photo : D.R.
Gerardmer en 1939-1945
Gérardmer
source photo : Commune de Gérardmer
crédit photo : D.R.
Gerardmer en 1939-1945
Stèle à la mémoire des résistants maquisards de Noire-Goutte morts en concentration
source photo : Commune de Gérardmer
crédit photo : D.R.
Gerardmer en 1939-1945
Stèle à l'armée Delattre de Tassigny, 1ère armée libératrice de Gérardmer le 10 novembre 1944
source photo : Commune de Gérardmer
crédit photo : D.R.

Voir l'histoire du département des Vosges
Histoire

La commune des Géromois

Gérardmer est une commune des Vosges, située au cœur du massif des Vosges, surnommée "Perle des Vosges" par Alfred Hugo, frère de Victor Hugo.

Lors du recensement de 1936, la commune comptait 9 312 habitants et 5 784 en 1946.

17/06/2011

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Gérardmer du 19e au 20e siècle

Dans la seconde partie du XIXe siècle, de nombreuses localités tentent d’organiser et de développer le tourisme. Le 23 juillet 1875, Gérardmer est la première ville à se doter d’une structure qui y est entièrement dédiée.

Proche de la frontière depuis l'annexion de l'Alsace par les Allemands en 1871, Gérardmer devient une ville de garnison à partir de 1905 ; une caserne est construite (quartier Kléber) pour y loger le 152e régiment d'infanterie.

17/06/2011

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La communauté juive à Gérardmer

La communauté de Gérardmer ressemble beaucoup aux autres communautés vosgiennes qui se sont constituées soit dans la première moitié du 19ème siècle, comme celles de Neufchâteau, Lamarche, Charmes, Epinal, Remiremont ou Saint-Dié, soit sous le Second Empire, à l'instar de celles de Bruyères ou Rambervillers. Les juifs de Gérardmer, comme ceux des autres villes vosgiennes, sont marchands de bestiaux (ex. : la famille Netter), bouchers, négociants de fromages en gros (ex. : les familles Bloch-Simon), ou commerçants de vêtements, telle la famille Weill, qui possède un grand magasin en face de l'église. Ils jouent aussi un rôle actif dans le développement de l'industrie textile locale.
Au 19e siècle, les familles Salmon, Paris et Lévy sont des négociants en textiles qui font travailler des tisserands à domicile. L'une de ces familles, la famille Lévy, réussit à créer au début du 20ème siècle une usine, un tissage précisément. Les établissements Nathan Lévy deviennent l'une des principales entreprises de Gérardmer. Ils emploient 96 salariés en 1906, 159 en 1921 et 216 en 1936.

Dans les années 1930, la réunion du minyam, c'est-à-dire du quorum de dix hommes adultes nécessaire pour la prière publique est souvent difficile. Après 1937, la célébration régulière des offices s'interrompt. A cette date, les familles juives bien intégrées ne sont plus environ qu'une douzaine. Appartenant au monde des notables, elles participent à la vie politique locale. Le négociant Léon Weill est conseiller municipal de 1919 à 1935 ; dans les années 1930, le négociant de fromages en gros Fernand Bloch est vice-président du syndicat des commerçants et président de la section locale des droits de l'homme.

A la déclaration de guerre, en septembre 1939, les autorités françaises font évacuer l'ensemble de la population des communes d'Alsace-Moselle limitrophes de l'Allemagne, et donc l'ensemble de la population de Strasbourg. Certains de ces Alsaciens évacués s'établissent à Gérardmer. Parmi eux, se trouvent des juifs. Dans la synagogue, des offices sont à nouveau célébrés régulièrement.

En mai-juin 1940, les Allemands envahissent la France. Gérardmer est occupé le 22 juin. Avant l'invasion de la ville, beaucoup des juifs, qui y résidaient, ont eu la prudence de partir. A l'automne 1940, le gouvernement de Vichy prend des mesures antisémites.

A partir de 1942, les nazis mettent en place la Solution finale. La quarantaine de juifs qui vit encore à Gérardmer est arrêtée en plusieurs vagues au cours des années 1942, 1943 et 1944. Ils sont d'abord conduits au camp d'Ecrouves, près de Toul, puis au Camp de Drancy, dans la région parisienne, avant d'être assassinés à Auschwitz, en Pologne.
Parmi ces déportés, se trouvaient l'industriel André Lévy, sa femme, son fils, son neveu et sa nièce.

A la veille de la Libération, les 15, 16 et 17 novembre 1944, les Allemands, après avoir rassemblé toute la population dans un îlot au centre ville, incendient tous les bâtiments qui se trouvent en dehors de cet ensemble protégé, et donc la synagogue. Plus de 85 % des habitations sont détruites.

A la fin de la guerre, la situation très difficile que connaît Gérardmer est défavorable au retour des juifs gérômois qui ont passé la guerre loin des Vosges. Parmi les rares familles qui reviennent se trouvent les membres survivants de la famille Lévy, qui reconstruisent leur usine détruite et retrouvent leur place parmi les notables de la ville. Jean Lévy, qui a succédé à son frère André mort en déportation à la direction de l'entreprise familiale, est adjoint au maire de 1947 à 1965. Mais à la suite des difficultés liées à l'évolution de l'industrie textile, la famille Lévy décide en 1969 de vendre son entreprise à un grand groupe international, à la suite de quoi, elle est amenée à quitter la ville.

De l'histoire de la communauté juive de Gérardmer, il subsiste dans la ville diverses traces, notamment le carré juif du cimetière. Il subsiste aussi l'attachement des descendants des familles juives gérômoises à la ville où ont vécu leurs aïeuls.

08/08/2011
Auteur : Gilles Grivel et Eric Tisserand Lien : Histoire de la communauté juive

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Le 17 novembre 1944

Le 17 novembre 1944, des incendies se déclarent un peu partout et des dynamitages sont effectués. Le soir, tout Gérardmer brûle, la ville est recouverte d'un épais nuage noir. Ce qui ne brûle pas explose. Les réservoirs d'eau de la ville sont détruits, comme le transformateur électrique. Il n'y a donc plus d'électricité, ni d'eau courante à Gérardmer. La kommandantur quitte la ville dans la soirée, suivant ainsi le général Schiel et son état-major, partis dans la nuit du 15 au 16 novembre. Le matin du 18 du même mois, un groupe de choc sillonne Gérardmer, armes automatiques au poing. Et d'autres éléments mettent le feu dans les maisons qui n'ont pas encore été assez détruites.

L'après-midi, plus aucun soldat allemand n'est présent à Gérardmer. Les civils circulent librement et constatent les dégâts opérés par si peu d'hommes et en si peu de temps. Le 19 novembre 1944, Gérardmer n'est plus qu'un amas de ruines fumantes. Et vers 14 heures, ce sont les premiers soldats français qui arrivent et se rendent à l'hôtel de ville. 85% de la ville est détruit lors de la fuite allemande.

08/08/2011
Lien : Wikipedia

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Les camps et les lieux d'internement des Vosges

28e CTE 88490 Combrimont
33e-34e GTE 88200 Remiremont
3e CTE 88260 Darney
Bazoilles-sur-Meuse 88300 Bazoilles-sur-Meuse
Camp d'Harchéchamp 88300 Harchéchamp
Camp de Neufchâteau 88300 Neufchâteau
Camp de Villers, annexe de Mirecourt 88500 Villers
Camp de Vittel 88800 Vittel
Fort du Parmont 88200 Remiremont
Frontstalag 120 88500 Mirecourt
Frontstalag 121 88000 Épinal
Hôtel Continental 88800 Vittel
Ilag 88800 Vittel
Mattaincourt 88500 Mattaincourt
Mirecourt 88500 Mirecourt
Sionne 88630 Sionne
Stalag 314 88000 Épinal

Les lieux de sauvetage des Vosges

Congrégation des Religieuses de Jésus Marie 88300 Neufchâteau
Maison de l'enfance 88160 Fresse-sur-Moselle
Maison de l'enfance la Maison joyeuse 88400 Gérardmer

Les 3 communes du canton (Gérardmer)

Gérardmer 88400  Liézey 88400  Xonrupt-Longemer 88400 

Les 9 Justes parmi les Nations des Vosges

Auguste Colin  (Chantraine) Henriette  Delavenna  (Châtenois) Marie-Louise Durant Pardonnet Cousot  (Bazoilles-et-Ménil)
Marie Colin  (Chantraine) Émile Duguet (Gérardmer) Marie-Antoinette  Gout  (Épinal)
Émile Delavenna  (Châtenois) Marie-Berthe Durant  (Bazoilles-et-Ménil) Sofka Skipwith  (Vittel)


Familles réfugiées à Gérardmer [Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible.

Familles arrêtées (Gérardmer) [Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.

Chronologie [Ajouter]

16/03/1941 - Le gauleiter Bürckel, responsable, entre autre, de l'Alsace Lorraine, demande aux Mosellans se reconnaissant Français une déclaration d'option.
08/04/1941 - Départ vers la France des Mosellans se reconnaissant Français.

Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Gérardmer sur Wikipedia 
2 Actes du colloques de Metz (Annexion et nazification en Europe, Actes du colloques de Metz, 2003 )
3 Seife fabrik Bar-le-Duc (Site très complet avec photos sur la Seife fabrik de Bar-le-Duc ainsi que sur les autres casernes d'internement de Bar-le-Duc. Très intéressant et documenté. )

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Vosges

Région :
Lorraine
Département :
Vosges

Préfets :
Paul Dupuy
(1936 - 11/1941) Préfet des Vosges
Edmond Jean Schmidt
(21/09/1940 - 04/11/1946) Préfet de Meurthe-et-Moselle à compétence régionale. En janvier 1942 il est promu préfet de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges, sous tutelle de la Feldkommandantur
André Parmentier
(11/1941 - 09/1942) André Auguste Parmentier, Préfet des Vosges. Arrêté et révoqué par la Résistance en 1944, il est relevé de sa condamnation pour faits de Résistance (1896-1991)
Jean Spach, directeur de cabinet
Albert-René Daudonnet
(09/1942 - 1944) Albert René Daudonnet, Préfet des Vosges. Accusé d'aider la résistance, il est arrêté par la Gestapo le 14/05/1944 et libéré le 01/05/1945.
Georges Parisot
(1944 - 1946) Georges Nicolas René Robert Parisot, Préfet des Vosges

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Les Tsiganes. Une destinée européenne
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Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression et dans certains cas par mesure de persécution 1940-1945 - 4 volumes
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Frida Wattenberg
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Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945
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