Allos est un village des Alpes-de-Haute-Provence situé à 1 425 m d’altitude.
La commune est formée de nombreux hameaux : La Beaumelle, La Beaume, La Foux, La Foux d’Allos, Le Seignus Bas et Haut, le Villard Bas et Haut, Le Brec Bas et Haut, Sainte-Brigitte Basse et Haute, Le Foreston, Bouchiers, La Peyrière Basse et Haute, Prémin, Montgros, Champrichard et Le Collet.
Lors du recensement de 1936, la commune comptait 542 habitants et 468 en 1946.
Tout autour d’Allos, en partant du col d'Allos (2 247 m, au nord du village) et en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre :
* sur une arête nord-sud, la montagne de Cheiroueche (2 362 m) et dominant le village, Roche-Grande (2 409 m), totalement dénudée ;
* au Nord le Petit Cheval de Bois (2 754 m) et le Grand Cheval de Bois (2 838 m) ; le Pichs ou Nivoulet (2 575 m) ;
* à l’est : le Cimet (3 020 m), séparé du Téton (2 969 m) par le petit col de Talon (2 678 m) ; Mont-Pelat (3 050 m) et entre Allos et celui-ci, la Tête du Vallonnet (2 710 m) et la Tête de Prachastel (2 320 m) ;
* autour du lac d'Allos : le Trou de l'Aigle (2 961 m) ; le col de la Petite Cayolle (2 639 m) ; le sommet des Garrets (2 822 m) ; la Montagne de l’Avalanche (2 729 m), la Tête du Lac (2 626 m), le groupe des Tours du Lac (cinq sommets entre 2 585 et 2 745 m) et la Tête de Valplane (2 624 m) ;
* au Sud : la Roche Cline (2 415 m) et, rive droite du Verdon, l’Autapie (2 435 m) ;
* à l'ouest : le Gros Tapi (2 371 m) ; sommet de Valcibière (2 375 m) ; le Mourre Gros (2 652 m) ; la Tête Noire (2 560 m) ; la Tête de l'Auriac (2 639 m) ; les Trois-Évêchés (2 818 m) ; Tête de la Sestrière (2 575 m) ;
* au nord-ouest du col d’Allos : la Tête de Vescal (2 515 m).
Les sommets à l’ouest d’Allos appartiennent au massif des Trois-Évêchés, ceux à l’Est au massif secondaire du Mont Pelat.
Au XXe siècle, Allos devient une commune touristique : en 1935, des remontées mécaniques sont construites au Seignus et à la Foux.
GENDARMERIE NATIONALE - Légion des ALPES - Compagnie des Basses-Alpes - Section de CASTELLANE - Brigade de COLMARS
RAPPORT Du M.D.L.Chef BEAL Cdt la Brigade sur une opération de police opérée par la Gestapo Allemande à l'hôtel PELLEGRIN, à Allos, (B.A.)
Colmars,le 30 Décembre 1943
Référence: Art. 52 et 53 du Décret du 23 Mai 1903
Le 29 Décembre 1943, une opération de police a été effectuée par la Gestapo Allemande à l'hôtel PELLEGRIN à Allos, (B.A.), contre la famille GONZE, composée du père Mr. GONZE, Charles, 63 ans, domicilié à Cassis, villa La Treillarde, de la mère, Mme GONZE, Suzanne, née BOAS et de la fille Mireille, âgée de 18 ans.
Vers 19h.30, quatre policiers Allemands ont fait irruption, revolver au poing, dans cet hôtel, et ont demandé Mr. GONZE, Charles. Le patron, Mr. PELLEGRIN, sous la menace les a conduits au 1er étage de son immeuble dans la chambre où se trouvait cette famille.
Aussitôt les policiers ont interrogé les membres de la famille GONZE sur le refuge de Mme SCHAIRBER-CREMIK, Vice-présidente du parti radical, avec qui ces personnes avaient des relations.
Ils se sont ensuite livrés à la fouille de l'appartement et des bagages de cette famille. Ils se sont faits remettre tout leur argent et les bijoux. Ils ont soustrait ainsi une somme de 100.000 francs en argent et 300.000 francs de bijoux environ. Ils ont également emporté les divers papiers personnels retrouvés dans les bagages.
Avant leur départ les policiers ont donné l'ordre à Mr. PELLEGRIN, de garder ces personnes à vue pendant 48 heures et le rendant responsable de leur évasion.
L'année dernière la Gestapo s'était rendue au domicile de Mr.GONZE, à Cassis, à l'effet de rechercher Mme SCHAIRBER. Comme Mme GONZE leur avait donné l'adresse de cette dernière, il leur avait été déclaré qu'ils ne seraient plus inquiétés.
Cette famille déclare ne pas être de race juive, cependant une de leur fille, Gisèle, a été internée l'année dernière, par les autorités Allemandes comme étant de confession juive. Cette jeune fille se serait évadée lors de sa déportation en Allemagne.
Toute arrestation ou tout incident fera l'objet d'un nouveau rapport.
GENDARMERIE NATIONALE - Légion des ALPES - Compagnie des BASSES-ALPES - Section de CASTELLANE - Brigade de COLMARS
COLMARS, le 31 Janvier 1944
RAPPORT du M.D.L.Chef BEAL Cdt la brigade sur une opération de police effectuée par la police Allemande. N° 2/4.
Référence : Art.52 et 53 du décret du 20 Mai 1903
La police Allemande s'est livrée, dans la vallée du Haut-Verdon, à une opération de police importante.
Le 30 Janvier 1944, vers 1 heure, quatre policiers en civil, une femme et une dizaine de soldats Allemands sont arrivés à Beauvezer, (B.A.), avec une voiture tourisme citroën et un car du Rapide du Littoral, conduit par un chauffeur Français.
Aussitôt les soldats cernent les maisons des particuliers où sont hébergés des personnes Israëlites. Les policiers pénètrent, revolver au poing, dans les appartements en fracturant les portes et sous la menace de leur arme terrorisent les occupants. Après avoir découvert les juifs dont ils cherchent, ils fouillent leurs bagages et les conduisent dans le car stationné sur la place du village.
Dans l'immeuble de la Poste, la famille juive SPIEGLER, étant absente de son domicile, les policiers se présentent chez Mlle TROTABAS, receveuse des P.T.T. et l'interrogent sur le refuge de cette famille. La receveuse ne pouvant satisfaire leur demande, la femme Allemande l'a frappée et lui donne l'ordre de se préparée pour être emmenée. Profitant d'un moment d'absence des policiers, Mlle TROTABAS téléphone à son directeur à Digne, mais les Allemands s'apercevant de ce geste, coupent les fils téléphoniques. Un moment après les policiers quittent les lieux laissant Mlle TROTABAS chez elle.
A la suite de cette opération, treize personnes ont été arrêtées dans le village.
Vers 5 heures, les deux voitures se rendent au village de Villars-Colmars, (B.A.), où les policiers procèdent de la même façon chez les juifs résidant dans cette localité.
Six personnes ont été appréhendées.
A 7 heures, policiers et soldats arrivent à Colmars, (B.A.), ils investissent immédiatement les habitations des familles BLOCH et MOSZKOWICZ où ils pénètrent par effraction. Les membres de cette dernière famille cherchent à s'enfuir en sautant de la fenêtre du 1er étage, mais ils sont aperçus par les soldats Allemands qui tirent vraisemblablement en l'air, quelques rafales de mitraillette pour les empêcher de fuir. Une jeune fille s'est blessée en tombant mais aucune personne n'a été atteinte par les coups de feu.
Deux familles soit six personnes ont été conduites au car en stationnement aux abords du village. Le chauffeur du car n'ayant pas voulu aller à Allos, en raison du mauvais état de la route,les policiers requièrent Mr. ALAIS, ingénieur des ponts et chaussées de les conduire, à Allos ; Celui-ci s'exécute aussitôt et les conduits, vers 9 heures, au dit lieu. Il les dépose à l'hôtel du Commerce, tenu par Mr. GIREUD Emile, d'où ils emmènent une personne d'après leurs dires de race juive1 :
Antoine Berger, 59 ans, habitant précédemment 6, rue du Général Gras à Moissac (Tarn-et-Garonne), de nationalité française.
Ils ont demandé les pièces d'identité aux personnes rencontrées et sont revenues à Colmars.
A 11 heures, toutes ces opérations étant terminées, ils sont allés, à nouveau, au village de Beauvezer, pour s'emparer des effets et des objets de valeur des personnes arrêtées dans la nuit.
Profitant du désarroi, plusieurs d'entre elles essayent de s'échapper et quelques coups de feu sont tirés pour contenir les fuyards. Aucune personne n'a été blessée mais celles qui ont voulu s'évader ont été durement frappées à coups de pieds et de crosse, etc...
A 18 heures, les policiers ont quitté définitivement la région en direction de Nice.
Pendant toute la durée de ces opérations aucun incident ne s'est produit.
La population a observé le plus grand calme, mais elle a été profondément indignée des actes de brutalité infligés aux Israëlites par la police Allemande.
On ne peut connaître exactement la valeur et le montant des objets emportés.
Familles réfugiées à Allos[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible. 1 Famille arrêtée (Allos)[Compléter]
30/01/1944Famille Berger - Antoine, 59 ans, réfugié, qui résidaient précédemment 6, rue du Général Gras à Moissac (Tarn-et-Garonne), est arrêté parce que juif à Allos.2
02/11/1940 -Le gouvernement de Vichy révoque 3 préfets et les places en disponibilités. M. Jouany, préfet d'Ille-et-Vilaine, M. Moulin, préfet d'Eure-et-Loir, et M. Morel, préfet dans les Hautes Alpes. 26/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers par la police de Vichy dans les Alpes-Maritimes, les Basses-Alpes (54 personnes) et la principauté de Monaco. 08/09/1943 -Rafle des Juifs par la Gestapo dans les Alpes-Maritimes.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Allos sur
Wikipedia 2 Les enfants et amis Abadi (Voir le site Les enfants et amis Abadi, remarquable ! Odette Rosenstock et Moussa Abadi avec le concours de Monseigneur Paul Rémond, Archevêque-Évêque de Nice, ont créé le réseau Marcel pour lutter contre le nazisme et les lois antijuives de Vichy. Ils ont caché et sauvé, dans le diocèse de Nice, 527 enfants juifs de 1942 à 1944. « Les Enfants et Amis Abadi » est une association loi 1901 créée le 4 mai 2000 par Jeannette Wolgust. Elle a pour but de réunir les amis et les enfants cachés par Odette et Moussa Abadi, afin de préserver et perpétuer leur mémoire, et plus généralement de préserver et perpétuer la mémoire de la Shoah. )
un orphelinat ou 32 enfants étaient gardés par la famille Manteau.éducation rendue par un prêtre, conditions de vie très dures,recherche de documents difficile, mais preuve indubitable que des enfants étaient gardés dans cet endroit, filles et garçons,
comment ces enfants ont été amenés à cet endroit des Landes? par quel organisation ont ils retrouvés leurs parents à la libération ? si des survivants existent ou ont des informations qu'ils me contactent.
[répondre]
Émile Babillo
(Avril 1936 - Sept. 1940) Préfet des Alpes-de-Haute-Provence, muté dans la Manche, puis révoqué avant sa prise de fonctions
Marcel Ribière
(1940 - 1943) Marcel Julien Henri Ribière, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1892-1986)
Roger Dutruch
(09/1940 - 12/1941) Préfet des Alpes-de-Haute-Provence, muté en Lozère
Pierre Renouard
(22/12/1941 - 31/12/1942) Préfet des Alpes-de-Haute-Provence
Marcel Delpeyrou
(31/12/1942 - 04/02/1944) Préfet des Alpes-de-Haute-Provence
Jean Chaigneau
*
(Mai 1943 - Mai 1944) Marie Joseph Jean Chaigneau, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse). Arrêté en mai 1944 par les Allemands, il est déporté au camp d'Eisenberg
Eugène Touze
(04/02/1944 - 05/09/1944) Préfet des Alpes-de-Haute-Provence
Raymond Aubrac
(1944 - 1945) Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1914)
Jean Baylot
(22/08/1944 - 04/01/1946) Préfet des Basses-Alpes.
(27/03/1897 à Pau - 03/02/1976 à Paris 20e)
Édouard Orliac
(05/09/1944 - 30/04/1946) Préfet des Alpes-de-Haute-Provence
Paul Haag
(1945 - 1946) Paul Maurice Louis Haag, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1891-1976)
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