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Paris

Région :
Île-de-France
Département :
Paris

Préfets :
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(1934 - 1940) Achille Joseph Henri Villey-Desmeserets, Préfet de la Seine (1878-1953)
Charles Paul Magny
(13/10/1940 - 19/08/1942) Préfet de la Seine (1884-1945)
François Bard
(14/05/1941 - 01/06/1942) Amiral François Marc Alphonse Bard, Préfet de police de la Seine (1889-1944)
Amédée Bussière
(01/06/1942 - 19/08/1944) Préfet de police de la Seine lors de la rafle du Vél d’Hiv (1886-1953)
René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
Marcel Pierre Flouret
(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
Charles Léon Luizet
(1944 - 1947) Préfet de police de la Seine (1903-1947)

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Texte pour ecartement lateral

Gaston Lévy

Père de Annette
Texte pour ecartement lateral

Paris 75000 Paris
Nom de naissance: Moïse Gaston Lévy
Date de naissance: 02/03/1902 (Mutzig (Bas Rhin))
Date de décès: 20/11/1990 (Jérusalem (Israël))
Aidé ou sauvé par : - Edmond Dauphin Réseau de sauvetage : Bengel Robert
Saliège Jules
Ribière Germaine
Dauphin Edmond
Junker-Kissling Maria
Profession: Médecin pédiatre
Qualité: Résistant Juif OSE
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Gaston-Levy
Renée et Gaston Lévy à Jérusalem
source photo : Coll. Lévy
crédit photo : D.R.
Gaston-Levy
Mariage de Renée née Klein et Gaston Lévy, 1930
source photo : Coll. Lévy
crédit photo : D.R.
Gaston-Levy
Le docteur Gaston Lévy à la Pouponnière de Limoges
source photo : Arch. OSE
crédit photo : D.R.
Histoire

Gaston Lévy, né le 2 mars 1902 à Mutzig (Bas Rhin) est le fils de Léon Lévy et Sarah Rotkopf.

Diplômé de Puériculture de la Faculté de Médecine de Paris en 1930, il est assistant en médecine infantile dans différents hôpitaux à Paris et Zurich et se marie la même année avec Renée Klein.

En 1932, il exerce la fonction de pédiatre spécialiste 34, rue de la Pompe à Paris 16e.

En 1934, il dirige le Service de Nourrissons de l'Hôpital Beaujon à Paris. Cette année là naît sa fille Paule Annette.

En 1939-40, il est médecin lieutenant dans l'ambulance lourde en zone de combat. Démobilisé le 22 juin 1940 à Pau, il se rend à Béziers en zone libre, s'y établit provisoirement avec sa famille où il peut exercer son métier de pédiatre, et devient en 1941 président de la nouvelle communauté juive de Béziers.

Il témoigne : Comme les autres villes de la Zone-Sud de la France, - libre jusqu'au 11 Novembre 1942 , Béziers hébergeait une population importante de réfugiés, de réfugiés juifs surtout. L'invasion allemande avait provoqué l'exode des juifs de Hollande, de Belgique et de tous les coins de la France. Les Alsaciens étaient nombreux parmi les réfugiés biterrois. Avant la guerre, Béziers n'avait guère que 4 ou 5 familles juives. Ils étaient commerçants. Il y avait un grand magasin Lévy, un magasin de chaussures Bénatar, et probablement encore quelques juifs inconnus comme tels. Ils étaient tous assimilés. En leur faveur, je dois dire qu'ils se sont mis de suite à notre disposition. Les fêtes d'automne, Rosh Hashanah, Kipour, approchant, je m'occupais avec mes cousins d'organiser pour l'importante communauté que représentait toute cette juiverie réfugiée, les services religieux des Yamîm Noraïm. Un 'hazan fut engagé, Mr Isaac, l'ancien 'hazan de la Victoire de Paris qui était lui-même réfugié ; une grande salle dans l'Hôtel principal de la Ville a été louée et les services des "jours terrifiants" eurent lieu dans une très grande affluence. On m'avait d'ailleurs nommé président de cette communauté fraîchement fondée.1

Il visite deux fois par semaine les enfants internés au camp d'Agde à la suite de l'ordonnance du 10 mai 1940 frappant les étrangers.

Il y rencontre le Dr Joseph Weill de Strasbourg qui l'informe que l'OSE (Œuvre de secours aux enfants) est repliée à Montpellier. Il s'y rend en septembre 1940 et la Direction Centrale le charge de l'organisation d'un service médico-social pour les populations juives réfugiées dans le département de l'Hérault et les départements limitrophes. Il s'adjoint les services d'une jeune doctoresse juive, d'origine polonaise, réfugiée à Béziers, Mme Schrotter-Cegla.
En 1941, suite de la promulgation du statut des Juifs il ne peut plus exercer. Il devient médecin à l'OSE qui agit clandestinement, directeur de la Pouponnière de Limoges, et inspecteur médical des homes d'enfants de la zone Sud (1941-1944).

Le Régime de Vichy instaure le numerus clausus pour les médecins pratiquant à 2% de médecins juifs au maximum par département et le 6 septembre 1941 Gaston Lévy doit cesser son activité professionnelle.

À la fin de février 1942, Gaston Lévy et Renée s'installent à Limoges.

Le 26 août 1942 les rafles des Juifs étrangers et apatrides ont lieu en zone libre. Gaston Lévy crée un centre clandestin de placement d'enfants dans des familles d'acceuil.

En décembre 1942, Gaston Lévy, en plus de son activité à la pouponière, devient médecin de la maison de Poulouzat, près de Limoges.

En juin 1943, au siège de l'UGIF à MarseilleGaston Lévy est chargé d'une enquête sanitaire auprès des différentes sections de cette organisation.

Le 7 décembre 1943, avec Gaston Kahn (le nouveau présidennt de l'UGIF), il échappe de justesse à la descente de la Gestapo au siège de l'UGIF à Marseille.

Recherché par la Gestapo, au printemps 1944, Edmond Dauphin*, secrétaire général de la préfecture régionale de Limoges apprend que Gaston Lévy est sur le point d'être arrêté, et le fait arrêter. Cela lui permettra de passer en Suisse avec sa famille fin mai 1944 passant clandestinement la frontière suisse à Collonges.

Médecin réfugié, Gaston Lévy reprend ses activités médicales au camp de mères et d'enfants à Moudon, dans le canton de Vaud. Il est chargé par les autorités suisses de la surveillance médicale des homes à Lausanne et Suisse romande. Il crée avec l'OSE et la Croix Rouge Internationale un cours accéléré de soignantes d'enfants pour aider dans les homes.

A la fin de la guerre, octobre 1944, il retourne à Paris et reprend ses consultations de pédiatre, mais il ne récupère son appartement et sa consultation qu'en 1948.

De 1951 à 1971, en plus de sa clientèle, il devient médecin-inspecteur d'un aérium d'enfants de la Ligue de l'enseignement à Saint-Prix (Seine-et-Oise).

Il assure une consultation d'endocrinologie infantile à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière) (service du Professeur Gilbert Dreyfus).

Il devient expert médical de l'ambassade d'Allemagne à Paris pour définir les taux d'invalidité des anciens déportés.

Il est également médecin-conseil de la Compagnie de réassurances de Paris pour les risques aggravés dans l'assurance-vie.

Il émigre en Israël en 1972 et ils s'installent à Jérusalem.

De 1972 à 1985, Gaston Lévy continue ses expertises d'anciens déportés pour le Medical Board (Shalom Tower, Tel-Aviv) et les tribunaux allemands.

Le 20 novembre 1990, Gaston Lévy décède à Jérusalem.

06/12/2018

[Compléter l'article]

Biographie de Moïse Gaston Lévy

1902 - 2 mars : naissance de Moïse Gaston Lévy à Mutzig (Bas-Rhin). Fils de Léon et de Sarah, née Rotkopf, tous deux de famille alsacienne de vieille souche.

École primaire de Mutzig (Bas-Rhin), collège de Bouxwiller (Bas-Rhin), lycées Kléber et Fustel-de-Coulanges de Strasbourg (Bas-Rhin).

1922 - 23 octobre : Gaston est bachelier.
Il s’inscrit à la faculté de médecine de Strasbourg.

1923 - 26 octobre : il obtient le certificat d’études physiques, chimiques et naturelles.

1927 - Gaston est externe des hôpitaux de Strasbourg.

1928 - Il est interne provisoire des hôpitaux de Strasbourg et assistant de l’école de puériculture de la même ville.

1929 - Gaston Lévy obtient son doctorat en médecine au terme de la soutenance de sa thèse dont le titre est La ponction sous-occipitale. Il part à Paris poursuivre ses études.

1930 - Juin : Gaston obtient le diplôme de puériculture de la faculté de médecine de Paris après avoir suivi des stages dans les services infantiles des Drs Lesne à l’hôpital Trousseau et Armand Delille à l’hôpital Hérold (depuis 1988 intégré à l’hôpital Robert-Debré).
Il fait des séjours en Suisse, dans le service du Pr Fanconi à l’hôpital des Enfants de Zurich et au sanatorium des Jeunes à Davos. De retour à Paris, il est assistant libre du Dr Louis Ribadeau-Dumas, chef du service infantile de la Salpêtrière.
Gaston Lévy épouse Renée Klein. Le couple s’installe à Paris.

1932 - Le Dr Gaston Lévy ouvre son cabinet de pédiatre praticien au 34 rue de la Pompe dans le XVIe arrondissement de Paris.

1934 - Naissance de leur fille, Paule-Annette.
Gaston Lévy dirige le service de nourrissons de l’hôpital Beaujon à Paris. À cette époque, il est membre titulaire et commissaire aux comptes de la Société de pédiatrie de Paris. Il met aussi ses compétences au service des réfugiés allemands dans les structures du Comité d’accueil et d’aide aux victimes de l’antisémitisme allemand (CAAVA).

1939 - 3 septembre : la France déclare la guerre à l’Allemagne nazie. Gaston Lévy est mobilisé comme médecin-lieutenant d’une ambulance lourde en zone de combat.

1940 - 10 mai : fin de la "drôle de guerre" et début de l’offensive militaire allemande sur l’ouest de l’Europe.
Juin : en permission de convalescence après une hépatite, Gaston fuit Paris avec sa famille vers Bordeaux puis Biarritz.
14 juin : le gouvernement français s’est replié à Bordeaux. Les troupes allemandes pénètrent dans Paris "ville ouverte".
22 juin : après la défaite française, l’armistice est signé à Rethondes par Pétain et Hitler. Trois cinquièmes de la France sont occupés.
Gaston est affecté au service de santé de l’hôpital des Salins de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques).
30 juin : sur ordre de mission, Gaston arrive à Pau (Béarn).
10 juillet : l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain : fin de la IVe République qui devient l’État français.
22 juillet : Gaston Lévy est démobilisé.
Septembre : il s’installe avec sa famille à Béziers (Hérault) et ouvre un cabinet de pédiatre. Il a ses premiers contacts avec la direction de l’Œuvre de Secours aux Enfants (OSE), basée à Montpellier, qui lui confie l’organisation d’un service médico-social pour les populations juives réfugiées dans l’Hérault et les départements limitrophes.
Il est également chargé des visites au camp de ressortissants étrangers d’Agde.
Il est nommé président de la communauté juive de Béziers (le premier depuis le Moyen Âge).

1941 - Après ce nouveau statut, l’OSE le nomme inspecteur médical de ses homes d’enfants et directeur de la pouponnière de Limoges (Haute-Vienne).
11 août : suite au second statut des Juifs du 2 juin, le décret adopté instaure le numerus clausus pour les médecins pratiquant à 2 % de médecins juifs au maximum par département.
6 septembre : Gaston Lévy doit cesser son activité professionnelle.
29 novembre : loi du gouvernement de Vichy instaurant l’Union générale des Israélites de France (UGIF) réunissant les organisations caritatives juives dont l’OSE, auprès du Commissariat général aux questions juives (CGQJ).

1942 - Fin février : Gaston et Renée Lévy s’installent à Limoges. Leur fille et leurs familles respectives vont habiter Solignac, au sud de Limoges.
26 août : rafles des Juifs étrangers et apatrides en zone dite "libre". Gaston Lévy préside à la création d’un centre clandestin de placement d’enfants dans des familles d’accueil.
11 novembre : conséquence du débarquement allié en Afrique-du-Nord, la France entière est occupée.
Décembre : l’UGIF, par décret de Vichy, doit licencier tous ses employés juifs étrangers. Les personnels des homes changent. Gaston Lévy, en plus de son activité à la pouponnière, devient médecin de la maison de Poulouzat, près de Limoges.

1943 - La résistance continue : fausses cartes d’identité, passages des frontières, etc.
Juin : au siège de l’UGIF à Marseille (Bouches-du-Rhone), Gaston se voit confié une enquête sanitaire auprès des différentes directions de cette organisation.
21 août : arrestation à Marseille de Raymond-Raoul Lambert, président de l’UGIF, avec toute sa famille (ils disparaîtront à Auschwitz le 10 décembre).
7 décembre : Gaston Lévy ainsi que Gaston Kahn, nouveau président de l’UGIF, échappent de justesse à la descente de la Gestapo au siège de l’UGIF à Marseille.

1944 - 8 février : rafle à la 3e Direction-Santé de l’UGIF/ex-OSE de Chambéry (Savoie). Les homes devenant des pièges pour leurs occupants, l’évacuation de toutes les maisons est organisée.
Fin mai : recherché par la Gestapo, Gaston Lévy et sa famille passent clandestinement la frontière suisse à Collonges.
À Genève, après le centre de triage de Claparède, ils sont envoyés au camp de réfugiés de Champel.
En tant que réfugié, Gaston Lévy reprendra ses activités médicales qui le mèneront au camp de mères et d’enfants à Moudon, dans le canton de Vaud. Par la suite, il est chargé par les autorités suisses de la surveillance médicale des homes de femmes et nourrissons de La Rosiaz à Lausanne, puis en Suisse romande, de Mirabeau/Clarens et de Glion. À La Rosiaz, pour aider aux soins des enfants, il crée, avec le soutien de l’OSE et de la Croix-Rouge internationale, un cours accéléré de soignantes puéricultrices s’adressant à des jeunes filles réfugiées elles aussi.

1945 - Janvier : retour en France. Gaston se réinstalle comme pédiatre à Paris mais ne récupère son appartement et sa consultation qu’en 1948.
8 mai : fin de la Seconde Guerre mondiale.

1951 à 1971
En plus de sa clientèle, il exerce diverses fonctions : médecin-inspecteur d’un aérium d’enfants de la Ligue de l’enseignement à Saint-Prix (Seine-et-Oise), assure une consultation d’endocrinologie infantile à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (service du Pr Gilbert Dreyfus).
Il devient expert médical de l’ambassade d’Allemagne à Paris pour définir les taux d’invalidité des anciens déportés.
Il est également médecin-conseil de la Compagnie de réassurances de Paris pour les risques aggravés dans l’assurance-vie.

1972 - Gaston et Renée Lévy émigrent en Israël et s’installent à Jérusalem, à Abu Thor, auprès de leurs enfants, Annette et André Chouraqui, et de leurs cinq petits-enfants.

1972 à 1985 - Gaston Lévy continue les expertises d’anciens déportés pour le Medical Board (Shalom Tower, Tel-Aviv) et les tribunaux allemands.

1990 - 20 novembre : il s’éteint à Jérusalem, après une longue maladie.

Il a publié plusieurs articles dans l’Encyclopédie médico-chirurgicale : « Les troubles de la croissance », (en particulier des articles sur la syphilis héréditaire et l’eczéma du nourrisson), 1934, et « Le nanisme achondroplase », 1950-1952. Dans la section de pathologie générale : « L’expertise médicale en matière d’assurances-vie », 1966, et « Étude sur la malcroissance de Toulouse-Lautrec » (Semaine des hôpitaux, 10 juillet 1957).

Distinctions : Chevalier de la santé publique (1re promotion, 1939), Croix des services militaires volontaires (1939), Chevalier de la Légion d’honneur (1964).

14/05/2011
Lien : Gaston Lévy

[Compléter l'article]

Résistant juif

Période de Résistance
De 1942 au printemps 1944 (Poulouzat-Limoges (Haute-Vienne), Indre)

Réseaux
OSE (Oeuvre de secours aux enfants)
Garel

Responsable
Joseph Weill

En 1940, le Dr Gaston Lévy, replié d'Alsace dans la région de Montpellier, s'occupe des Juifs nécessiteux réfugiés dans les environs. Avec le Dr Malkin, il apporte aide et réconfort aux internés du camp d'Agde.

En 1941, il rencontre le Dr Joseph Weill qu'il connaissait de Strasbourg. Médecin-pédiatre, Gaston Lévy se met alors au service de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants). Celle-ci lui confie la responsabilité de la pouponnière de Poulouzat-Limoges (Haute-Vienne) et le nomme inspecteur médical de ces homes d'enfants.

Après les rafles des Juifs étrangers en zone Sud en août 1942, il procure des cachettes à des familles juives grâce à Germaine Ribière* (reconnue en 1967 Juste parmi les nations). Simultanément, il établit des liens d'une exceptionnelle qualité avec Edmond Dauphin* (reconnu en 1978 Juste parmi les nations), secrétaire général de la préfecture de l'Indre, qui lui facilite le placement de nombreux enfants juifs préalablement « aryanisés » dans les établissements de son département. Edmond Dauphin*, malgré les lois de Vichy, établit également pour Gaston Lévy une dérogation lui permettant de continuer à travailler dans les camps et aider des internés de Nexon près de Limoges et de Douadic dans l’Indre.

Au printemps 1944, Edmond Dauphin* avertit Gaston Lévy et sa famille que la Gestapo s’est lancée à leur poursuite et qu’ils doivent s'évader en Suisse par la filière que Georges Loinger a mise au point. 

23/08/2017
Auteur : Frida Wattenberg Lien : Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Souvenirs d'un médecin d'enfants à l'O.S.E. en France occupée et en Suisse 1940-1945 (Le sort en a été jeté ; la débâcle de l'armée française et l'arrivée au pouvoir de ceux qui voyaient en Hitler déjà le vainqueur de l'Angleterre, le futur maître incontesté de toute l'Europe, nous avait jetés, nous juifs, dans un profond désarroi.
On était le 30 juin 1940. Les hasards de la retraite de l'armée française défaite m'avaient amené quelques jours auparavant jusqu'à Biarritz où une dernière affectation du service de santé me plaçait à l'Hôpital Salins de Biarritz Depuis Paris, où, au moment de l'invasion allemande, j'étais en conge de convalescence, après une hépatite, j'avais été mêlé ( en voiture avec ma famille ) au lamentable cortège des populations en fuite J'avais entendu en m'arrêtant à St. Christoly de Blaye à un café, la chevrotante voix du Maréchal Pétain qui demandait aux Allemands, l'armistice “dans l'honneur “ J'avais été deux jours à Bordeaux, où le gouvernement s'était retiré quelques jours auparavant, et pour la première fois j'ai pu m'adresser à un service de santé qui fonctionnait encore et qui me dirigeait sur l'Hôpital des Salins à Biarritz. [suite] )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
8 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
9 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

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