Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Au Luxembourg, au moment où les troupes allemandes envahissent le pays, resté neutre, la population juive est estimée à 4 200 personnes, dont quelque 3 200 réfugiés venus d’Allemagne, d’Autriche, de Pologne et d’autres pays d’Europe centrale.
Près de 50 000 Luxembourgeois vivant dans le sud du pays, face à la ligne Maginot, sont évacués vers la France. Parmi eux, quelque 1 650 Juifs trouveront refuge en Belgique et en France. En août 1940, une centaine de personnes peut quitter le Luxembourg grâce au baron von Hoiningen-Huene, chef du bureau des laisser-passer, un Allemand vivant au Luxembourg depuis 1922.
Face à l'avancée allemande, le gouvernement français désemparé se replie à Bordeaux dès le 11 juin 1940.
La France est envahie. C’est l’exode vers le sud.
Le président du Conseil, Paul Reynaud, est contraint de démissionner.
Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice qui entrera en vigueur le 25 juin.
En quelques semaines, l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste et l'État français vont imposer au pays un ordre nouveau fondé sur l'oppression et la terreur.
Cas unique en Europe, Hitler et Mussolini font le choix de maintenir en place un gouvernement français doté de réels pouvoirs. Le maréchal Pétain obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie à Vichy par Pétain et son administration convaincue de la victoire totale de l'Allemagne et de ses alliés.
Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation1 qui sépare la zone dite "libre" où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Ain, Allier, Charente, Cher, Dordogne, Gironde, Indre-et-Loire, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Vienne.
L'article 2 de l'armistice du 22 juin 1940, prévoit "Pour assurer les intérêts du Reich allemand, le territoire français situé au nord et à l’ouest de la ligne tracée sur la carte ci-annexée sera occupé par les troupes allemandes. Les territoires qui ne sont pas encore aux mains des troupes allemandes seront immédiatement occupés après la conclusion de la présente convention".
En zone Occupée, l’occupant édicte un ensemble d'interdiction, dont celle de célébrer le 14 juillet 1940, afin d’anéantir toute référence à la Révolution.2 Vichy, quant à lui remplace la devise héritée de la Révolution française "Liberté, Égalité, Fraternité" par celle de la Révolution nationale, "Travail, Famille, Patrie" et les bustes de Marianne dans les mairies par des bustes du maréchal Pétain.
L'Ain est coupé en deux. L'ensemble du département reste en zone dite "libre", mais le Pays de Gex, frontalier avec la Suisse, est déclaré en zone interdite, sauf une partie de la commune de Lélex (la mairie se trouvant en zone interdite), tandis que 5 ou 6 communes de Haute-Savoie sont incluses à la zone interdite (Arcine, Chevrier, Clarafond, Éloise, Vulbens, Saint-Germain-sur-Rhône, soit une couronne autour de Génissiat, Bellegarde-sur-Valserine, Léaz-Fort L'Écluse).
Le 24 août 1941, ces communes seront rattachées à la zone dite "libre" (puis à la zone d'occupation italienne à partir du 11 novembre 1942).
La ligne de démarcation suit désormais le cours du Rhône depuis son entrée en France (à Pougny), jusqu'au confluent avec la Valserine, à Bellegarde-sur-Valserine, et remonte ensuite le cours de cette rivière jusqu'à sa source. Ambérieu-en-Bugey, Nantua et Bellegarde-sur-Valserine se trouvent dans cette zone italienne tandis que le pays de Gex reste inclus dans la zone interdite.
Toutes les communes de la zone occupée et interdite (essentiellement le Pays de Gex), dépendent de la sous-préfecture de Gex, qui, elle-même est détachée de la préfecture de Bourg-en-Bresse, et rattachée à la préfecture de Besançon.
Le franchissement de la ligne de démarcation, entre le Pays de Gex et la Haute-Savoie, se fait sur la Nationale 206 qui relie Collonges à Saint-Julien-en-Genevois, au pont Carnot. Là, un poste de douaniers allemands est établi côté Ain, et un poste de douaniers français, côté Haute-Savoie.3
Aucune commune de l'arrondissement de Nantua ne se trouve alors dans la zone occupée.
Jusqu'en septembre 1940, aucun courrier ne peut circuler d'une zone à l'autre.
Le 11 novembre 1942, après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, l’armée allemande envahit la zone sud. Les camps français sont alors "vidés" et les internés qui s’y trouvent sont déportés.
Le territoire compris entre la rive gauche du Rhône et la frontière italienne est occupé par les Italiens jusqu’au 8 septembre 1943 et devient un refuge pour de nombreux juifs.
Après l'occupation allemande de Bourg-en-Bresse, le siège de la Gestapo est installé à l'Hôtel de l'Europe, rue Général-Debeney.
Alors que les Juifs d'Europe sont contraints à l'exil, ils se trouvent confrontés à des politique le plus généralement restrictives et accueiillis en France dans des camps ouverts dès 1938 pour "étrangers indésirables".
En juillet 1938 se tient à Evian une conférence internationale sur la question des réfugiés, qui se révèle incapable de trouver une solution d’accueil, et reconnaît même à l’Allemagne le droit de traiter ses ressortissants comme elle l’entend.
A la veille de la guerre, la situation des Juifs est résumée par une formule de Haïm Weizmann, citée par Georges Bensoussan : "Le monde semble être divisé en deux parties: les endroits où les Juifs ne peuvent pas vivre et ceux où ils ne peuvent pas entrer."
Avec 300 000 Juifs en 1939, dont deux tiers vivaient à Paris, la France comptait la plus grande communauté d’Europe occidentale. Elle représentait toutefois moins de 1% de la population et seule la moitié possédait la nationalité française. Le territoire compris entre la rive gauche du Rhône et la frontière italienne, occupé par les Italiens jusqu’au 8 septembre 1943, devient un refuge pour de nombreux juifs. Dès l'occupation allemande, des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils sont internés dans les camps du département avant d'être massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront. Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.
Les Tsiganes, les Francs-maçons et les Communistes, considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés, arrêtés et internés.
L'État français apporte son soutien officiel aux expositions de propagande contre les Francs-maçons, les Juifs et les communistes :
L’Exposition maçonnique, est présentée au Petit Palais à Paris à partir du 12 octobre 1940. Alors que le gouvernement de Vichy avait édicté dès le 8 août 1940 une loi contre les "associations secrètes", l'exposition dénonce l’emprise supposée des francs-maçons sur la vie politique française.
900 000 personnes visitent l’exposition, présentée également à Bordeaux, Lille et Rouen.
L’exposition "Le juif et la France", est présentée au Palais Berlitz à Paris, à partir du 6 septembre 1941. Elle a pour but de produire la preuve d’une domination juive sur la vie politique, économique
ou culturelle de la France, utilisant tous les ressorts de l’antisémitisme, depuis les théories du complot juif international jusqu’aux descriptions consternantes des caractéristiques physiques des peuples sémites.
Au total, près de 300 000 personnes parcourent l’exposition, présentée par la suite à Bordeaux et Nancy.
L’exposition "Le bolchevisme contre l’Europe" s’ouvre à la salle Wagram le 8 mars 1942, après l’entrée en guerre de l’Allemagne contre l’Union soviétique. L’exposition tourne ensuite en France, à Lille, Bordeaux, Lyon, Marseille, Toulouse, jusqu’en juin 1944.
Dès son entrée en France, l’occupant introduit le droit pénal allemand en zone occupée et en zone rattachée.
A partir de l'été 1941 et l'attaque allemande contre l'Union soviétique, l'occupant radicalise la répression contre les opposants.
Les premiers attentats contre des officiers allemands sont brutalement réprimés. Le 16 septembre 1941, le maréchal Keitel ordonne un ratio de 50 ou 100 communistes fusillés pour un soldat allemand tué.
D’octobre à décembre 1941, plusieurs exécutions de masse ont lieu, à Châteaubriant, Nantes, Bordeaux, Paris.
Ces exécutions de masse, très critiquées par l’opinion française seront remplacées à partir de décembre 1941 par des déportations décrétées NN (Nacht und Nebel - Nuit et brouillard).
En raison de sa situation frontalière avec la Suisse et de sa géographie comprenant plaines et montagnes, l’Ain se trouve pris au cœur des différents découpages qui, selon la période, favorisent la création de maquis, l’afflux de juifs persécutés, la répression allemande et la mise en place de réseaux d’aides et de sauvetages.
A partir de 1943, et l'annonce d'un débarquement allié, prélude à la libération de la France, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.
Les sabotages se multiplient, mais la répression ordonnée par le haut commandement allemand sera sanglante.
Du 9 septembre 1943, date de la capitulation italienne, à l’été 1944 l’ensemble de la région est totalement occupé par les Allemands et la répression conduite par l’occupant allemand et l’État français, devient brutale.
Le 11 novembre 1943, "Dans toutes les localités du département, les monuments aux morts sont honorés de gerbes (…). À Nantua, trois cents personnes défilent devant le monument aux morts et entament la Marseillaise".4
A Oyonnax, le défilé du maquis est organisée par Romans-Petit, chef des maquis de l’Ain. Les maquisards déposent devant le monument aux morts une gerbe de fleurs en forme de croix de Lorraine, portant l'inscription "Les vainqueurs de demain aux vainqueurs de 1914-1918".
A Bourg-en-Bresse, dans la nuit du 10 au 11 novembre 1943, André5 et Georges Levrier et Pierre Chanel, membres de l'Armée secrète, parviennent, malgré les patrouilles allemandes, à dresser le buste de Marianne qui tient un drapeau avec la croix de Lorraine sur le socle d'une ancienne statue laissé vide par les allemands et écrivent sur le piédestal "Vive la IVe" en lettres peintes et le 11 novembre, les drapeaux alliés flottent au sommet du clocher de l’église Notre-Dame.6
Décembre 1943
En décembre 1943, à Nantua, trois jeunes gens révoltés contre la collaboration engagent une expédition punitive. Ils promènent dans la ville deux collaborateurs notoires à demi-nus et le corps peint au goudron de croix gammées.
En représailles le 14 décembre 1943, 500 militaires allemands débarquent à la gare de Nantua par un train spécial. Ils arrêtent 150 hommes de 18 à 40 ans. Après des libérations et des évasions, 92 personnes sont déportées dans un camp de travail en Allemagne le 22 janvier, dont le maire-adjoint et le capitaine de gendarmerie. Un grand nombre ne reviendra jamais des camps de la mort.
15 Familles hébergées, cachées ou sauvées de l'Ain[Compléter]
Belley 1942 - 1944 Famille klein -
Je m'appelle Herman Klein, connu alors comme Henri. J'ai ete cache par la famille Reveyron depuis 1942 jusqu'a la fin de la guerre. J'ai eu le plaisir de pouvoir leur donner le titre de Justes parmi les Nations, et leur nom est inscrit dans votre liste generale, mais pas dans celle de l'Ain. Il y aura une ceremonie a la Mairie de Belley le 18 Octobre, pendant laquelle le fils, Andre recevra une medaille et je m'apprette a y aller.
Ceyzérieu 1941 - 1942 Famille Wildmann -
Manfred, 11 ans, libéré du camp de Rivesaltes est placé au Château de Grammont. Il rejoindra sa sœur Hannelore Wildmann à la Colonie d'enfants de Pringy en septembre 1942. Izieu (Mémorial d'Izieu)
05/1943 - 06/04/1944 Famille Adler -
Edmond et Alfred (Oscar) restent deux semaines à Izieu puis sont placés dans des familles d’accueil en Haute-Savoie. 05/1943 - 06/04/1944 Famille Alexander -
Heinz 05/1943 - 06/04/1944 Famille Allouch -
Huguette et Renée 05/1943 - 06/04/1944 Famille Avidor -
Violette 05/1943 - 06/04/1944 Famille Benguigui -
Yvette 05/1943 - 06/04/1944 Famille Bergman -
Alex 05/1943 - 06/04/1944 Famille Bernard -
Paulette 05/1943 - 06/04/1944 Famille Boudon -
Pierre et Roger Famille Heber -
Paulette Heber, née en Belgique. 05/1943 - 06/04/1944 Famille Niedermann -
Paul, né le 01/11/1927 à Karlsruhe (Allemagne) Saint-Laurent-sur-Saône Famille Bloch -
Alexandre Nicolot*, maire de de Saint-Laurent-sur-Saône de 1941 à 1959, fait admettre, à l’hôpital rural de Saint-Laurent-sur-Saône, Jules et Marthe Bloch, d’origine juive. Saint-Maurice-de-Gourdans Famille Kukawka -
Joseph (Chaïm Juszek Jucbk), né à Zarnbrow, en Pologne, le 15 novembre 1896, coiffeur, et son épouse Esther (Estera Stella) née Kestenbaum à Varsovie le 21 août 1901, commerçante, habitaient Paris. Mariés le 27 mars 1928 à Paris, ils avaient quatre enfants : Ginette (née le 13 février 1928, décédée en 1936), Roger (né le 28 mai 1930), Jacques, né le 10 mars 1939 et Pierre, né le 3 avril 1943. Ils sont assignés à résidence dans le village de Saint-Maurice- de Gourdans. Joseph arrêté à Chamberry sera déporté sans retour par le convoi 73 le 15 mai 1944. Villemotier 19/05/1944 Famille Frances -
Jacques, originaire de Bordeaux, était à la ferme de Saint-Germain, louée par les Éclaireurs Israélites de France pour y installer un de leurs groupes ruraux. le 19 mai 1944 un détachement de SS accompagné par la Gestapo de Lyon encercla le hameau de Saint-Germain à Villemotier.
Jacques réussi à se cacher et fut recueilli à l’abbaye des Dombes. Il rejoint ensuite les parents de son camarade Roger Meyer (22 ans, fusillé ce jour-là) puis le maquis du Jura.
115 Familles arrêtées dans le département [Compléter]
Belleydoux 31/05/1944Famille Genoud - Aimé, 23 ans, né le 25 novembre 1920 à Toulon, résistant, est fusillé le 31 mai 1944 à Belleydoux (01130).
Bourg-en-Bresse Famille André - ANDRÉ Jean, en classe de Terminale en 1942-43. Travaille pour l'Intelligence Service. Au maquis, chef du groupe qui porte son surnom : Groupe Claude. Tué en service, le 24 juillet 1944.
06/1944Famille Barange - BARANGE Hugues, Professeur adjoint, Surnom : Micky. Chef national des FUJ. Arrêté deux fois, la première à Montpellier début 1944. En juin, incarcéré à Montluc. Fusillé à Genas le 12 juillet 1944.
1944Famille Baudry - BAUDRY Gilbert, en classe de Seconde en 1940-41. Normalien ayant quitté le lycée de Bourg pour celui de Besançon. Prend le maquis à Mornay, en Haute-Saône. Capturé, fusillé en 1944.
Famille Bensoussan - BENSOUSSAN André, en classe de Terminale en 1943-44. Chassé de l'École des Enfants de Troupe de Thol parce que juif. Il rejoint au maquis. Tué à La Valbonne le 1er septembre 1944.
25/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers effectuée par la police et la gendarmerie française dans la nuit du 25 au 26 août. 11/11/1942 -Les Allemands et les Italiens se partagent la zone dite "libre".
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Maquis de l'Ain et du Haut-Jura (Une référence pour beaucoup de responsables nationaux de la Résistance ou du Maquis à propos de l'histoire des Maquis de l'Ain et du Haut-Jura. )
2 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 3 Mémoires de l'Ain 1939-1945 (Forum à disposition des personnes qui désirent discuter et partager des infos sur la Seconde Guerre mondiale dans l'Ain. )
4 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 5 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
6 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
7 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. )
Notes
- 1 - La ligne de démarcation est comme une frontière. Des guérites et des barrières aux couleurs allemandes sont installées aux postes de passage, signalés par des pancartes. Un Ausweis (laissez-passer), délivré par les Kommandanturen (bureaux de l'autorité allemande chargés de l'administration militaire ou civile d'une zone déterminée du territoire) et très difficile à obtenir, est obligatoire pour aller d’une zone à l’autre, que ce soit à pied, en voiture ou en train.
Les personnes qui résident à dix kilomètres de part et d'autre de la ligne peuvent demander des Ausweis für den kleinen Grenzverkehr (laissez-passer pour la petite circulation frontalière) qui leur permettent de circuler pour un temps déterminé sur le territoire de leur département coupé en deux. La délivrance de ces laissez-passer est du ressort des Feldkommandanturen et des Kreiskommandanturen locales.
- 2 - Joseph Goebbels écrit en 1933 dans La révolution des Allemands (Revolution der Deutschen), Oldenburg , G. Stalling, 1933, 230 p.) : "L’an 89 sera rayé de l’histoire", rayant du même coup les acquis de la Révolution française et les valeurs démocratiques de la Déclaration des
droits de l’homme.
- 3 - Le passage de la frontière entre l'Ain et la Suisse, de Paul Cattin
- 4 - Yves Martin, in La Formation des maquis de l’Ain. Décembre 1942-février 1944, Bourg-en-Bresse, Association Anciens Maquis de l’Ain et du Haut-Jura, 1987, 254 p.
- 5 - André Levrier, résistant de Bourg-en-Bresse, capitaine de la compagnie Lévêque des Maquis de l’Ain, est mort le 12 juillet 1944 dans les combats de Saint-Germain-de-Béard (Ain).
- 6 - Yves Martin, ibid., p 202.
Après avoir quitté la fernay voltaire ma mère, M. Madeleine Lanquetin est venue accoucher à epinal en secret. Mon Père serait d'origine Russe , il aurait été diplomate à geneve ou il aurait connu ma mère. Craignant pour nos vies ( rechérché par les allemands) il m'a confiée en secret à une nourrice à Epinal. Je n'ai jamais pu avoir l'identité ni l'histoire de mon père. Si une famille à eu connaissance de ce fait dans ses archives orales ou écrites j'aimerais en être informée. Merci
[répondre]
*** Recherche
Je suis née le 31 mai 1943 à 22h30, à la maternité de Bourg en Bresse, dirigée alors par le Dr. Pélican. La sage-femme qui a aidé à l'accouchement s'appelait Mme Prost. Ma mère dont je ne connais que le prénom, Claude Suzanne,habitait Villars les Dombes dans le département de l'Ain. Mon père serait Allemand.Voilà c'est tout ce que je possède comme indices. Je recherche ma mère et mon père décédés ou vivants.Si une personne ou plusieurs peuvent m'aider dans ma démarche voici mon adresse mail:
marie.tun@wanadoo.fr
Merci d'avance. [répondre]
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Charles Donati
(1941 - 1943) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (né en 1891)
Alfred Hontebeyrie
(1941 - 1941) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1895-1969)
Jean Quenette (07/1943 - 30/12/1943) Jean François Quenette, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant (1903-1971).
Georges Bernard
(1944 - 1944) Georges Albert Maurice Bernard, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1890 - 1953)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Jean Bouhey
(Mars 1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1898-1963)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Jean Mairey
(1945 - 1946) Jean Marie Albert Mairey, Commissaire régional de la République par intérim de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1907-1982)
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