Nantes est occupée par l'armée allemande à partir du 19 juin 1940 et les autorités allemandes d'occupation garantissent la sécurité des troupes d'occupation. Le port et les gares sont immédiatement occupés et les autorités militaires font établir sur-le-champ par la municipalité une liste de 20 notables-otages.
A Nantes et dans les environs, 45 000 prisonniers de guerre français sont internés dans différents camps jusqu'à leur transfert vers l'Allemagne en janvier 1941.
Une résistance spontanée, composée d'individus ou de petits groupes isolés, naît dès les débuts de l'occupation.
En juillet 1940, les bases d'un premier réseau de renseignements - sous la direction de Jean-Baptiste Legeay (qui sera décapité à Cologne en février 1943) - se constituent.
Le 20 octobre 1941, Gilbert Brustlein, membre d'un commando parisiens composé de Spartaco Guisco et de Marcel Bourdarias et appartenant à un groupe de résistants communistes, abat, rue du Roi Albert, le Feldkommandant Hotz, responsable des troupes d'occupation du département de Loire-Inférieur.
En représailles, 48 otages sont fusillées le 22 octobre 1941 : 27 à la carrière de la Sablière à Châteaubriant, 16 à Nantes, sur le champ de tir du Bêle, et 5 résistants nantais au Fort du Mont Valérien.
Le couvre-feu est instauré de 21 h à 5 h du matin et des amendes de plusieurs millions de francs sont imposées à la ville.
Les bombardements alliés d'octobre et décembre 1941 occasionnent de nombreux morts et de nombreuses destruction.
Nantes est honorée par la croix de la Libération par un décret du 11 novembre 1941 : "Ville héroïque qui, depuis le crime de la capitulation, a opposé une résistance acharnée à toute forme de collaboration avec l'ennemi. Occupée par les troupes allemandes et soumise aux plus dures mesures d'oppression, a donné aux Français, par de nombreuses actions individuelles et collectives, un magnifique exemple de courage et de fidélité. Par le sang de ses enfants martyrs, vient d'attester devant le monde entier la volonté française de libération nationale."
Dans les mois qui suivent, de nouveaux attentats ont lieu et d'autres otages sont exécutés, pour la plupart choisis parmi les Nantais détenus et les internés politiques du camp de Choisel.
De nouveaux bombardements alliés en avril et mai 1942 occasionnent à nouveau de nombreux morts et de nombreuses destruction.
En janvier et février 1943, 34 résistants sont fusillés à Nantes.
Les bombardements alliés en mai et en septembre 1943 sont dramatiques.
Les 16 et 23 septembre, les bombardiers lâchent entre 1000 et 1500 bombes sur la ville avec pour principaux objectifs la destruction des infrastructures portuaires et industrielles. Cependant les civils sont fortement touchés avec 1463 morts et 2500 blessés et 700 habitations sont détruites.
Le centre de Nantes est détruit.
En juin 1944, une des dernières opérations allemandes est la destruction du maquis de Saffré où 350 jeunes sont cachés entre les communes d'Héric, de Nort-sur-Erdre et de Saffré. 27 maquisards arrêtés sont fusillés le 29 juin au Château de la Bouvardière à Saint-Herblain.
Les Allemands quitte la ville le 12 août 1944. Le 5e Bataillon FFI entre dans la ville, suivi par les Américains. Le maire, Clovis Constant, et le nouveau conseil municipal sont installés dans leurs fonctions par le préfet Vincent.
Discours prononcé par le général de Gaulle le 14 janvier 1945 à Nantes lors d’une cérémonie publique. Le général de Gaulle remet la croix de la Libération de la ville de Nantes à son maire, Clovis Constant et 6 Nantais (René Babonneau, Jean Demozay, Alfred Heurtaux, Bertrand Jochaud du Plessix, Yves et Jean Mahé) sont faits compagnon de la Libération à titre individuel.
Quelle émotion nous étreinte tous aujourd’hui, en cette grande ville libérée qui a donné à la France en 1940, en 1941, en 1942 et en 1943, l’exemple de ce que peut faire et de ce que sait faire une bonne grande ville française quand elle est courageuse et résolue ! Les ruines, les morts, les épreuves physiques et morales endurées ici collectivement, et celles plus dures encore que chacun de vous a supportées à son foyer ou dans le secret de son cœur… tout cela est l’ensemble de ce que Nantes a offert à la France et que la France n’oubliera jamais.
C’est pourquoi, au nom de la France, le Chef du Gouvernement de la République, accompagné des Ministres de la Reconstruction et de l’Agriculture, est venu remettre la plus haute distinction possible : la Croix de la Libération en vertu de quoi elle devient « Compagnon de la Libération » avec ce que cela représente de courage, de sacrifice et d’unité. Je dis unité parce qu’elle est indispensable pour mener à bien tout ce qui nous reste à faire : il nous faut terminer cette guerre victorieusement. Nous aurons encore à subir des épreuves physiques, les plus dures peut-être. Mais cette année sera l’année de la gloire, de la victoire, l’année où nous irons sur le Rhin… L’année où toutes nos souffrances seront récompensées, qui fera que nous n’aurons pas souffert pour rien et que nos morts ne seront pas morts en vain. [ovation formidable] La France a sur revivre, sortir du tombeau, plus grande que jamais. Nous en sortirons. J’en réponds ici, devant la France entière, en présence de Nantes. La France, pour cette victoire et pour son avenir, a besoin de tous deux et celles qui sont ses enfants. Elle sait bien qu’il y a pu avoir des illusions pour les uns et les autres ; mais elle sait aussi que l’immense majorité de ses enfants est restée fidèle à la Patrie. La France veut que tous ses enfants aient une place autour du Foyer de la Patrie. Tels sont les sentiments qui nous animent tous et qui remplissent l’âme de tous nos soldats qui se battent à l’Est, et de tous ceux qui, à proximité immédiat, font face aux derniers Allemands cramponnés à notre sol : ces soldats, qui sont une même armée française, qui sont là pour témoigner que la France veut être servie et devenir une grande puissance unie… C’est là notre volonté. N’est-ce pas, Nantes, que j’ai raison de la dire ?1
Auguste Pageot
(1935-1940)
Édmond Prieur
(1940-1941)
Gaëtan Rondeau
(1941-1942)
Henry Orrion
(1942-1944) Réélu de 1947 à 1965
Clovis Constant
(1944-1945)
Jean Philippot
(1945-1947)
Cultes à Nantes
Jean-Joseph-Léonce Villepelet
Évêque de Nantes ( 20/08/1936-02/07/1966 )
2 Familles réfugiées à Nantes[Compléter]
1942 / 1944 Famille Stagzman - Suzanne, enfant juive, âgée de 13 ans, va être cachée par les Filles de la charité du Sacré-Coeur de Jésus au Pensionnat du Sacré-Coeur puis à l'École Sainte-Anne.
1942 / 1944 Famille Stagzman - Suzanne, enfant juive, âgée de 13 ans, va être cachée par les Filles de la charité du Sacré-Coeur de Jésus au Pensionnat du Sacré-Coeur puis à l'École Sainte-Anne. 27 Familles arrêtées (Nantes)[Compléter]
15/07/1942Famille Aaron - Berthe, 78 ans, née Dreyfus à Altkirch (68) le 24 février 1865, résidant à Nantes, arrêtée parce que Juive, sera déporté sans retour le 20 juillet 1942 par le convoi n° 8, d'Angers vers Auschwitz (827 déportés, 14 survivants à la Libération). Déportation : 20/07/1942 convoi no 8
16/07/1942Famille Ajzenbuch - Joseph, 40 ans, né à Klimentow (Pologne) le 17 février 1902, tapissier résidant à Nantes, arrêté parce que Juif, sera déporté sans retour le 20 juillet 1942 par le convoi n° 8, d'Angers vers Auschwitz (827 déportés, 14 survivants à la Libération). Déportation : 20/07/1942 convoi no 8
15/07/1942Famille Aptowicz - (ou Aptovici) Joseph, 44 ans, Roumain né à Cernanti le 14 mai 1898, résidant à Nantes. Arrêté parce que Juif, le 15 juillet 1942, il sera déporté sans retour le 20 juillet 1942 par le convoi n° 8, d'Angers vers Auschwitz (827 déportés, 14 survivants à la Libération). Déportation : 20/07/1942 convoi no 8
15/07/1942Famille Behar - Esther, 71 ans, née à Constantinople (Turquie) le 14 juillet 1872, résidant à Nantes, arrêtée parce que Juive, le 15 juillet 1942 et déportée sans retour le 20 juillet 1942 par le convoi n° 8, d'Angers vers Auschwitz (827 déportés, 14 survivants à la Libération). Déportation : 20/07/1942 convoi no 8
22/01/1941Famille d’Estienne d’Orves - Arrestation à Nantes du lieutenant de vaisseau Honoré d’Estienne d’Orves, né le 5 janvier 1901 à Verrières, chef du 2e bureau de la France libre, en France pour organiser des réseaux de résistance. Condamné à mort, il sera exécuté avec Maurice Barlier et Jan Doornik le 29 août 1941 au Fort du Mont Valérien. Date d'exécution : 29/08/1941
1940 -Entrée des Allemands à Nantes. 22/01/1941 -Arrestation à Nantes du lieutenant de vaisseau Honoré d’Estienne d’Orves, né le 5 janvier 1901 à Verrières, chef du 2e bureau de la France libre, en France pour organiser des réseaux de résistance. Condamné à mort, il sera exécuté avec plusieurs de ses compagnons le 29 août 1941 au Fort du Mont Valérien. 20/10/1941 -Le lieutenant-colonel Hotz, chef de la Kommandantur de Nantes, est exécuté par deux jeunes résistants Parisiens, Gilbert Brustlein et Guisco Spartaco, rue du Roi-Albert, près de la cathédrale de Nantes. En représailles, les Allemands fusillent 48 otages (16 à Nantes, 27 au Camp de Choisel à Châteaubriant et 5 au Mont-Valérien). C’est la première exécution massive de civils. 15/07/1942 -Rafle du 15 au 20 juillet 1942 par la police allemande et les gardiens de la paix du commissariat central de Nantes. 98 Juifs seront raflés en Loire-Atlantique, 28 dans l'arrondissement de Nantes, 4 dans celui de Châteaubriant, 66 dans celui de Saint-Nazaire dont 51 Français (La Baule 21, Le Pouliguen 9, Pornichet 2, Guenrouët 1, Pornic 16, Sainte-Marie-sur-Mer 4, Tharon 9, Saint-Nazaire 3). La plupart seront déportés par le convoi n° 8 parti d'Angers vers Auschwitz le 20/07/1942. 827 déportés, 14 survivants. 09/10/1942 -Rafle du 9 octobre 1942, par la police allemande de sûreté : 13 arrestations à Nantes, 11 à Mauves, 5 à Gorges et 5 à Châteaubriant. 13/02/1943 -Cinq résistants espagnols furent fusillés à Nantes en même temps que d’autres combattants FTP. Ils s’appelaient : Benedicto BLANCO DOBARRO, Basilio BLASCO MARTÍN, Alfredo GÓMEZ OLLERO, Ernesto PRIETO HIDALGO, Miguel SÁNCHEZ TOLOSA. 16/09/1943 -Bombardements aériens alliés sur Nantes. 26/01/1944 -Rafle du 26 janvier 1944 : 17 Juifs sont arrêtées à Nantes dont 16 de nationalité française et un Polonais. 12/08/1944 -Les Allemands évacuent Nantes.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Bonjour
Je cherche des informations, même anecdotique, concernant l'avocat Martineau Aristide qui a participé à la défense des otages durant leur procès pendant la deuxième guerre mondiale à Nantes à Nantes
gurdabarranco@gmx.fr -(kia.cd.st).
[répondre]
*** Monique Fay Trompeter Edelist
Nous recherchons des informations, témoins ayant connu Monique Trompeter Edelist, soeur de Betty, déportée et morte à Auschwitz en 1942.
contacter : isa.pele@orange.fr
[répondre]
Jean Roussillon
(16/08/1940 - 31/07/1943) Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1896-1970)
Édouard Bonnefoy
(1942 - 1943) Préfet de Loire-Atlantique, dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945)
Charles Donati
(01/08/1943 - 10/08/1944) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (né en 1891)
Michel Debré
(10/08/1944 - 01/04/1945) Michel Debré dit Jacquier, Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1912-1996)
Alain Savary
(01/04/1945 - 11/05/1945) Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1918-1988)
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