Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
L'Allemagne nazie envahit la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940, puis perce le front français dans les Ardennes.
Le 12 mai, les troupes allemandes franchissant le canal Albert près de Liège et atteignent la Meuse.
Le 13 mai, Liège et Dinant sont prises, avant que ne soit établie une tête de pont près de Monthermé ainsi qu’à Sedan.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
Du 10 au 15 mai, Les Ardennais sont évacués vers la Vendée et les Deux-Sèvres sur ordre des autorités militaires faciliter le déroulement des opérations militaires dans les zones frontières ainsi que les déplacements des troupes sur les arrières immédiats, tandis que l'aviation allemande mitraille en rase-mottes.
Les Ardennes, département frontalier, subissent de plein fouet l'invasion et une nouvelle occupation allemande. Le département est en grande partie classé Zone interdite.
Le gouvernement désemparé se replie à Bordeaux dès le 11 juin. La France est envahie. C’est l’exode vers le sud.
Le président du Conseil : Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement et obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
Les Ardennes sont occupées par les Allemands dès 1940.
Alors qu’une minorité de la population choisit la voie de la résistance, d'autres choisissent celle de la collaboration avec les nazis.
Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront.
Les Tsiganes sont internés dans les camps français.
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.
Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.
Les Francs-maçons et les Communistes, considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés, arrêtés et internés.
Au début de l’été 1942, la résistance en Ardenne s’est organisée.
Les Ardennais vont payer un lourd tribut, 524 Ardennais sont déportés (284 ne rentreront pas).
En septembre 1944, les Ardennes sont libérées. Les Ardennais qui retrouvent leur liberté au bout de quatre années d’occupation allemande – la troisième pour ceux qui ont connu celle de 1870-1973.
La France libérée, des juridictions exceptionnelles sont mises en place pour juger ceux qui ont préféré la croix gammée à la croix de Lorraine...
Dans les Ardennes, le dernier "collabo" sera condamné en 1948.
Verpel 15/02/1944 - 1945 Famille Brytanysock -
Alexis, né le 23 mai 1929, et Lucette, née le 17 mars 1934, sous le nom de Bryten sont protégés par une famille de cultivateur, Albert Didier*, son épouse Suzanne*, née Deveaux, et leurs trois enfants, Geneviève, née en 1923, Pierre, né en 1926, et Jean, né en 1929. Les enfants y resteront jusqu'à la Libération. Wadelincourt 1944 - 1944 Famille Prajs -
Kiwa, ingénieur Juif polonais, né en 1916, est caché par Alice Laroche-Ficher* après la grande rafle de janvier 1944. Il restera deux mois dans le grenier aménagé pour lui avant de rejoindre la résistance dans le Jura.
135 Familles arrêtées dans le département [Compléter]
Alland'Huy-et-Sausseuil 06/04/1944Famille Couvin - Roger Couvin, cheminot résistant, est arrêté le 6 avril 1944 chez les Fromentin, dénoncés par un collabo français, à la ferme de Chesnois à Alland'Huy-et-Sausseuil. Il est déporté sans retour.
06/04/1944Famille Fromentin - Lucienne Fromentin et sa famille habitent la ferme de Chesnois à Alland'Huy-et-Sausseuil. Ils cachent des aviateurs alliés et réfractaires au STO. Dénoncés par des collabos français, ils sont arrêtés par la Gestapo le 6 avril 1944 et seront déportés sans retour.
Amagne 24/06/1944Famille Arnould - René, né le 20 janvier 1909 à Buzancy, domicilié à Amagne, chauffeur de route à la SNCF. Membre de l’équipe Plan vert, arrêté avec trois de ses camarades par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voie ferrée, le 24 juin 1944. Condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville. Fusillé au Fort des Ayvelles le 26 juin.
Beaumont-en-Argonne 04/01/1944Famille Pitkowski - Henri, 9 ans, est arrêté à Beaumont-en-Argonne le 4 Janvier 1944. Il sera déporté sans retour à Auschwitz et gazé dès son arrivée.
Brognon 25/02/2944Famille Alardain - Auguste, Gustave, Léon, né le 7 août 1879 à Brognon, cultivateur, est arrêté par la police de sûreté allemande le 25 février 1944 pour avoir ravitaillé et hébergé des réfractaires d’un petit maquis franco-belge constitué dans la région de Signy-le-Petit. Incarcéré à la prison de Charleville, il est transféré au camp de Compiègne d’où il fut déporté le 4 juin 1944 vers le camp de concentration de Neuengamme. Son fils René, arrêté en même temps que lui subit le même sort mais survécut jusqu’à la libération du camp. Auguste est décédé au camp de concentration de Neuengamme le 17 octobre 1944.
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