Jeanne Wimart* et deux de ses enfants aînés, Denise* et Georges*, résistants, ont sauvé les Dawidowicz, une famille juive d'origine polonaise venant de Paris.
Jeanne Wimart*, veuve de gendarme, vit avec ses quatre enfants à Fraillicourt, un village près de Rethel.
Le 16 juillet 1942, Régina, l'aînée des enfants Dawidowicz est arrêtée lors de la rafle du Vel d'Hiv à Paris. Elle sera déportée sans retour vers Auschwitz.
Le reste de la famille choisit de partir travailler pour la W.O.L. au Radois et à Chaumontagne, à 25 km de Rethel, près de Chaumont-Porcien. David Dawidowicz, 20 ans, arrive en septembre 1942. et fait la connaissance de la famille Wimart*.
Il est rejoint par ses parents et ses deux sœurs en 1943.
Dès octobre 1942, David Dawidowicz entend parler des camps d'extermination en Pologne pour les Juifs et il se procure de faux papiers pour lui et les siens grâce à l'aide de Denise* et Georges*, résistants.
En décembre 1943, lors d'une incursion allemande dans le village, les Dawidowicz se réfugient chez les Wimart*.
Lors de la grande rafle du 4 janvier 1944, les Diwadowics se réfugient à nouveau chez les Wimart.
Quelques jours plus tard, les gendarmes se présentent chez les Wimart*. Persuadés qu'ils viennent chercher leurs amis. Jeanne Wimart* leur donne le temps de s'enfuir avec d'ouvrir la porte.
Les gendarmes venaient en fait chercher Georges* pour le STO (Service du travail obligatoire). Georges* sera contraint de partir, il sera envoyé en Allemagne, s'évadera et rentrera à Fraillicourt.
La présence des réfugiés finit par devenir dangereuse dans le village où tout le monde se connaît. Denise* leur trouve alors de nouveaux refuges : dans une ferme de l’Aisne près de Rozoy-sur-Serre pour les parents, dans un appartement à Charenton, dans la banlieue de Paris, pour les trois enfants.
Malgré la séparation, elle continua à fournir du ravitaillement et des vêtements aux cinq réfugiés.
« Je n’ai fait qu’obéir à ma conscience », écrivit Denise Wimart épouse Lion* après la guerre. « Dans une situation tragique, d’autres attitudes que la résignation, la veulerie ou la lâcheté sont possibles », tenait-elle à témoigner.
David Dawidovicz, quant à lui témoigne en 2006: « De cette période 1940-1944, je garde comme une lueur dans la nuit le souvenir de la population des Ardennes, de son sens de l’accueil et de l’hospitalité, de sa discrétion... ».
Réseau de sauvetage Georges Wimart (Fils de Jeanne Wimart. Frère de Denise Wimart) Denise Wimart Lion (Fille de Jeanne Wimart. Soeur de Georges Wimart)
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Jeanne Wimart David Dawidowicz
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