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Histoire
Les grands-parents Maliniak, Abraham et Ruchla née Altmiller, polonais, donnent naissance à Maurice, né le 2 janvier 1896 à Varsovie.
02/07/2009
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Ils émigrent à Francfort, où naîtrons leurs sept autres enfants, Arys (Arris), né en 1902 à Francfort, Anna, née en 1903, Frida et Max, nés en 1907, Paula, née en 1909, Henry, né en 1913 et Willy, né en 1915. Les trois filles, Anna, Frida et Paula, émigrèrent aux États-Unis avant la déclaration de la guerre. Le reste de la famille quitte l'Allemagne en 1933 pour venir se réfugier à Paris. L'ainé, Maurice Maliniak et son épouse Salomé née Biderman à Francfort née le 20 août 1898, médecin, habitaient 74 boulevard du Montparnasse à Paris. Ils sont raflés à Paris, lors de la rafle du Vel d'Hiv'. Ils furent déportés à Auschwitz. Leurs enfants, Lucien, né en 1931 et Monique, née en 1934 étaient alors en vacances à la campagne. Le second des Maliniak, Arys, sera arrêté en octobre 1943 et mis dans un convoi pour Auschwitz. Max Maliniak, avec son épouse Hélène ainsi que leurs enfants André, né en 1933, et Micheline, née en 1935, vivaient rue de Clichy à Paris. Après la Rafle du Vel d'hiv, ils prennent en charge les orphelins de Maurice et de Salomé : les petits Monique et Lucien. En 1936, Henry Maliniak épouse Yvonne née Roudier, originaire de Neuvillas. Le couple donna naissance à Pierre, né en 1939 et à Philippe, né en 1943. En 1942, Max et Hélène Maliniak quittent Paris avec leurs enfants André, 9 ans, et Micheline, 7 ans, et leurs neveux, Lucien, 11 ans et Monique, 8 ans, pour trouver un refuge. Ils arrivent à Limoges où ils sont recueillis par la famille Périchou alors qu’ils erraient dans les rues sans savoir où aller. En juillet 1943, M. Périchou, résistant, est fusillé par la milice. Henry Maliniak et son épouse Yvonne née Roudier, originaire de Neuvillas et leurs enfants, Pierre et Philippe, sont réfugiés chez la mère d'Yvonne depuis la déclaration de la guerre. Max et Hélène Maliniak viennent les rejoindre et s'installent à Neuvillas, dans le village de Saint-Jouvent, chez les Perrier*. Pierre Perrier* est entrepreneur en bâtiment et son épouse tient le café du village. Les Maliniak loue un appartement dans la maison attenante au café qui sert de salle complémentaire. Munis de faux papiers au nom de Lavaud, Hélène Maliniak s’y installe avec Micheline, Monique, Lucien et André. Max Maliniak a déjà rejoint le maquis. A droite du café, se trouve le salon de coiffure tenu par Simone*, l’épouse de Raymond Perrier, fils de Pierre et Mélanie Perrier*. Raymond est chef de la résistance locale et Simone* part en vélo la nuit porter des messages dans le maquis et se charge du ravitaillement des Maliniak. Les Maliniak vont passer six mois à l’abri dans le village, avant de partir à Pau, puis à Toulouse, puis à Tarbes, pour finir à Grenoble. Hélène Maliniak réussira à faire passer Monique et André en Suisse puis Micheline et Lucien. Les parents de Lucien et Monique ne reviendront pas de déportation et resteront avec leur oncle et leur tante. Monique partira un an après la Libération vivre en Israël et son frère Lucien l'y rejoindra. Plusieurs membres de la famille Maliniak choisiront après la guerre l'orthographe Malignac. André Malignac et sa sœur Micheline Maliniak se souviennent émus du gâteau de riz que grand-mère Roudier leur préparait à Neuvillas au retour de l'école, la seule grand-mère qu'il n'ait jamais eue... et Micheline de rajouter : "Neuvillas, c'était le bonheur !". Chronologie [Ajouter] Deposer une annonce
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