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Texte pour ecartement lateral

Joseph Joffo

Texte pour ecartement lateral

Paris 75018 Paris
Date de naissance: 1931 (Paris 18)

Nationalité : Français
Aidé ou sauvé par : - Paul Rémond Qualité: Caché par le réseau Marcel
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Joseph-Joffo
Joseph Joffo
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Joseph-Joffo
Joseph Joffo, Un sac de billes
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Histoire

Rouman Joffo, né le 15/05/1890 à Biechewkovici (Russie) est arrivé en France à l'age de 7 ans. Il est marié avec Anna, arrivée de la Russie tsariste à Paris. La famille habite habite 86, rue de Clignancourt avec leurs cinq enfants : Rosette, Albert, Henri, Maurice, né en 1929, et Joseph, né en 1931 à Paris dans le 18e arrondissement.

En dessous de leur appartement il y a le salon "Joffo-Coiffure".

Maurice et Joseph fréquentent l'école Ferdinant Flocon.

Lorsque le port de l'étoile devient obligatoire le 7 juin 1942. La famille organise alors sa fuite en zone sud.

Maurice et Joseph partent seuls pour rejoindre Albert et Henri à Menton où ils vont rester 4 mois. Leur traversée de la ligne de démarcation à Hagetmau (Landes), aidé par un habitant du village. Maurice fait passer dans la nuit la ligne à un groupe. Ils passent le pont sur le Louts, longent le bois au-dessus du golf, et trouvent refuge à la ferme Lariet, en pleine campagne, entre les postes de contrôle français et allemand. Ils emprunteront ensuite la route de Monségur vers la liberté.

Après une longue route semée de dangers et un passage par Marseille, ils retrouvent Albert et Henri à Menton.

Réfugiés à Pau, M. et Mme Joffo sont arrêtés en 1942 et internés au Stade de Pau (rattaché au camp de Gurs). Ils seront libérés grâce à l'intervention de leur fille Henri.

Durant l'été 1942, les quatre frères rejoignent ensuite leurs parents arrivés à Nice. Ils rentrent à l'école en septembre 1942 à Nice où ils passent toute une année scolaire (ils suivent l'avance des alliés qui débarquent en Afrique du Nord en novembre 1942 puis en Sicile en juillet 1943).

Dès leur arrivée à Nice, Maurice et Joseph sympathisent avec des soldats italiens. et réalisent avec eux quelques trafics. Les Italiens mènent alors une "politique" différente des Allemands et des Français: pas d'arrestation de Juifs en zone occupée. Mais le répit ne dure qu'un temps pour la famille Joffo.

Le 8 septembre 1943, le maréchal Pietro Badoglio signe la capitulation italienne tandis que l'Italie du sud poursuit la guerre du côté des Alliés. La zone d'occupation italienne est envahie par les Allemands (déjà présents en zone libre depuis novembre 1942).

La famille Joffo doit à nouveau se disperser. Maurice et Joseph sont envoyés se cacher dans un camp pour la jeunesse (Moisson Nouvelle) à Golfe-Juan. Mais de passage à Nice, ils sont arrêtés et conduits à la Gestapo. Ils se prétendent catholiques, mais ne peuvent en fournir la preuve. Prévenu de la situation par le curé de l’Église Saint-Pierre d’Arène (rue de la Buffa à Nice), Monseigneur Paul Rémond*1 rédige deux certificats de baptême et deux certificats de communion solennelle pour Joseph Joffo et Maurice Joffo ainsi qu’une lettre manuscrite dans laquelle il exige la libération des deux enfants, se déclarant prêt si nécessaire à se rendre au siège de la Gestapo en personne.

Libres, ils retournent à Moisson Nouvelle mais doivent vite fuir à nouveau.

Leurs parents sont restés cachés à Nice où Rouman sera arrêté amené à l'hôtel Excelsior avant d'être déporté sans retour de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 62 du 20/11/1943.

Au début du mois d'octobre, ils passent chez Rosette qui se trouve à Ainay-le-Vieil (dans le Cher), puis chez Albert, Henri et leur mère à Aix-les-Bains en Savoie. De là, Maurice et Joseph vont se cacher à Rumilly. Maurice  y travaille à l'hôtel de Commerce et Joseph est engagé comme coursier et hébergé jusqu'à la libération par un libraire pétainiste qui ignore que Joseph est juif.

Rumilly est libéré le 19 août 1944.

Après la libération de Paris, le 25 août 1944, Joseph et Maurice rentrent à Paris et retrouvent à Paris leur mère et leurs frères. Leur père, Rouman, a disparu en déportation, tous ses fils deviendront coiffeurs.

26/10/2012

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )


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Paris

Région :
Île-de-France
Département :
Paris

Préfets :
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(1934 - 1940) Achille Joseph Henri Villey-Desmeserets, Préfet de la Seine (1878-1953)
Charles Paul Magny
(13/10/1940 - 19/08/1942) Préfet de la Seine (1884-1945)
François Bard
(14/05/1941 - 01/06/1942) Amiral François Marc Alphonse Bard, Préfet de police de la Seine (1889-1944)
Amédée Bussière
(01/06/1942 - 19/08/1944) Préfet de police de la Seine lors de la rafle du Vél d’Hiv (1886-1953)
René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
Marcel Pierre Flouret
(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
Charles Léon Luizet
(1944 - 1947) Préfet de police de la Seine (1903-1947)

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