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Joseph Joffo



 
Paris 75018 - Paris
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Joseph-Joffo
Joseph Joffo, Un sac de billes
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Joseph-Joffo
Joseph Joffo
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire

Rouman Joffo, dit Robert, né le 15/05/1890 à Biechewkovici (Russie) est arrivé en France à l'age de 7 ans.

Il épouse Anna née Markoff, arrivée de la Russie tsariste à Paris.

La famille habite habite 86, rue de Clignancourt avec leurs sept enfants : Madeleine (Mady), Esther (Etty), Rosette, Albert, Henri, Maurice, né en 1929, et Joseph, né en 1931 à Paris dans le 18e arrondissement.

En dessous de leur appartement il y a le salon "Joffo-Coiffure".

Maurice et Joseph fréquentent l'école Ferdinant Flocon.

Lorsque le port de l'étoile devient obligatoire le 7 juin 1942. La famille organise alors sa fuite en zone sud.

Maurice et Joseph partent seuls pour rejoindre Albert et Henri à Menton où ils vont rester 4 mois. Leur traversée de la ligne de démarcation à Hagetmau (Landes), aidé par un habitant du village. Maurice fait passer dans la nuit la ligne à un groupe. Ils passent le pont sur le Louts, longent le bois au-dessus du golf, et trouvent refuge à la ferme Lariet, en pleine campagne, entre les postes de contrôle français et allemand. Ils emprunteront ensuite la route de Monségur vers la liberté.

Après une longue route semée de dangers et un passage par Marseille, ils retrouvent Albert et Henri à Menton.

Réfugiés à Pau, Anna et Rouman Joffo sont arrêtés en 1942 et internés au Stade de Pau (rattaché au camp de Gurs). Ils seront libérés grâce à l'intervention de leur fils Henri.

Durant l'été 1942, MauriceJosephAlbert et Henri rejoignent leurs parents arrivés à Nice. Ils rentrent à l'école en septembre 1942 à Nice où ils passent toute une année scolaire (ils suivent l'avance des alliés qui débarquent en Afrique du Nord en novembre 1942 puis en Sicile en juillet 1943).

Dès leur arrivée à Nice, Maurice et Joseph sympathisent avec des soldats italiens. et réalisent avec eux quelques trafics. Les Italiens mènent alors une "politique" différente des Allemands et des Français: pas d'arrestation de Juifs en zone occupée. Mais le répit ne dure qu'un temps pour la famille Joffo.

Le 8 septembre 1943, le maréchal Pietro Badoglio signe la capitulation italienne tandis que l'Italie du sud poursuit la guerre du côté des Alliés. La zone d'occupation italienne est envahie par les Allemands (déjà présents en zone libre depuis novembre 1942).

La famille Joffo doit à nouveau se disperser. Maurice et Joseph sont envoyés se cacher dans un camp pour la jeunesse pétainiste (Moisson Nouvelle) à Golfe-Juan. Mais de passage à Nice, ils sont arrêtés et conduits à la Gestapo. Ils se prétendent catholiques, mais ne peuvent en fournir la preuve. Prévenu de la situation par le curé de l’Église Saint-Pierre d’Arène (rue de la Buffa à Nice), Monseigneur Paul Rémond*1 rédige deux certificats de baptême et deux certificats de communion solennelle pour Joseph Joffo et Maurice Joffo ainsi qu’une lettre manuscrite dans laquelle il exige la libération des deux enfants, se déclarant prêt si nécessaire à se rendre au siège de la Gestapo en personne.

Libres, ils retournent à Moisson Nouvelle mais doivent vite fuir à nouveau.

Anna et Rouman Joffo sont restés cachés à Nice où Rouman Joffo, arrêté parce que juif est amené à l'Hôtel Excelsior avant d'être déporté sans retour de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 62 du 20/11/1943.

Au début du mois d'octobre, Maurice et Joseph passent chez Rosette qui se trouve à Ainay-le-Vieil (dans le Cher), puis chez Albert, Henri et leur mère Anna à Aix-les-Bains en Savoie. De là, Maurice et Joseph vont se cacher à Rumilly. Maurice  y travaille à l'hôtel de Commerce et Joseph est engagé comme coursier et hébergé jusqu'à la libération par un libraire pétainiste qui ignore que Joseph est juif.

Rumilly est libéré le 19 août 1944.

Après la libération de Paris, le 25 août 1944, Joseph et Maurice rentrent à Paris et retrouvent leur mère et leurs frères. Leur père, Rouman Joffo, a disparu en déportation, tous ses fils deviendront coiffeurs.

07/12/2018

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Titre

Un sac de billes

Un sac de billes

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Auteur   Joseph Joffo  
Édition   Livre de Poche  
Année   1990  
Genre   témoignage  
Description   Joseph Joffo convoque ses souvenirs d’enfance. À 10 ans, en compagnie de son frère, il doit fuir Paris occupé. Commence alors une épopée qui durera quatre ans. Un témoignage unique et bouleversant.  

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



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