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Paris

Région :
Île-de-France
Département :
Paris

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(1934 - 1940) Achille Joseph Henri Villey-Desmeserets, Préfet de la Seine (1878-1953)
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François Bard
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René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
Marcel Pierre Flouret
(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
Charles Léon Luizet
(1944 - 1947) Préfet de police de la Seine (1903-1947)

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Texte pour ecartement lateral

Antoinette Tendero

Texte pour ecartement lateral

Paris 75010 Paris
Nom de naissance: Tendero

Réseau de sauvetage : Tendero Francisca
Tendero Michel
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Antoinette-Tendero
Marie-Louise, Antoinette, Lydie-Christiane et Michèle Tendero, les 4 filles de Michel et Francisca Tendero
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.

Histoire

Michel* et Francesca Tendero*, étaient d’origine espagnole et s’installèrent à Paris avant la Seconde Guerre Mondiale. Ils ont quatre filles, Marie-Louise, Antoinette, Lydie-Christiane et Michèle.

Irène Obarjansky et Lydie-Christiane Tendero sont très amies. Les deux familles entretiennent de bonnes relations.
Les familles Obarjansky et Tendero* sont voisines de quelques pâtés de maison.

Priva Rossak (1900-1985) et Pinkhos Obarjansky (1896-1977) émigrent de Varsovie en 1914. Ils se marient à Paris en 1918 et habitent les Hauts de Belleville. Tous deux exercent la profession de tailleurs.
De leur union, naissent 4 enfants : Fanny (1919-1985), maman de Simone, Julien (1921-1977), Irène (1925-1999) et Henri (1929-1992).

En 1935, toute la famille Obarjansky déménage au 42 rue du Château d’Eau à Paris 10e.

En 1937, Fanny épouse Chaskiel Sztarkman, tailleur (né en 1903). Son mari s’engage dans la Légion Étrangère pour participer à la défense de la France. Après l’armistice de juin 1940, vient le temps de sa démobilisation.
Toute la famille fuit alors vers la zone dite "libre". Elle va jusqu’à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Mais là-bas, les conditions d’existence sont trop précaires et les Sztarkman regagnent leur appartement de rue du Château d’Eau à Paris.
Chaskiel est convoqué au Gymnase Japy, Paris 11e, en juin 1941. Il est aussitôt arrêté, interné à Pithiviers puis à Beaune la Rolande. Déporté à Auschwitz (convoi n° 5), il y décède le 25 septembre 1942. Née le 2 février 1942, sa fille Simone n’avait donc pas alors 8 mois...

Dès le début des rafles, alertées par la propriétaire d’un café voisin (renseignée par le bavardage d’agents de police), Priva Obarjansky, ses filles Irène et Fanny, sa petite-fille Simone, trouvent refuge auprès de la famille Tendero* qui leur offre généreusement le gîte et le couvert.
Michel-Marcel Tendero*, cuisinier, procure de la nourriture à la famille Obarjansky. Ses filles, Lydie-Christiane (16 ans) et Antoinette (19 ans) servent de facteur et de coursier.

Pour leur part, Pinkhos Obarjansky et son fils Henri se cachent chez un voisin (mort, sans descendance). Julien est déporté en 1943 à Auschwitz, il sera du nombre des survivants de ce camp d’extermination.

Après la Libération, la famille Obarjansky fait franciser son nom en Aubart.
Les familles restent très liées comme l’attestent de nombreux témoignages. Lydie, couturière, travaillera d’ailleurs dans l’atelier de confection des Obarjansky.

Michel Tendero* est décédé en 1969 et Francesca Tendero* en 1991. Ils ont tous deux reçu le titre de Juste à titre posthume, le 26 février 2010.

21/11/2010

asso 1636

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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
4 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
5 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
6 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
7 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
8 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

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