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Paris

Région :
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Département :
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François Bard
(14/05/1941 - 01/06/1942) Amiral François Marc Alphonse Bard, Préfet de police de la Seine (1889-1944)
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(01/06/1942 - 19/08/1944) Préfet de police de la Seine lors de la rafle du Vél d’Hiv (1886-1953)
René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
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(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
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Serge Radzyner

Texte pour ecartement lateral

Paris 75000 Paris
Date de naissance: 05/08/1943 (Marjevols (Lozère))
Aidé ou sauvé par : - Suzanne Babut - Camille Ernst
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Histoire

Rémoignage de Serge Radzyner

Serge Radzyner est né le 5 août 1943 à Marvejols (Lozère), dans une totale clandestinité. Ses parents disposaient alors de faux papiers au nom de Dunak (née Gauthier pour ma mère).

Les conditions de leur arrivée à Marvejols sont autant dramatiques que rocambolesques, comme la plupart des histoires identiques.

Quoique tous deux d’origines très modestes, mes parents avaient, au départ de leur vie, un parcours si différent que la probabilité de leur rencontre était assez faible.

Mon père, né en 1909, était Juif Polonais, fils d’instituteur hébraïque, presque rabbin en quelques sorte, mais sans les revenus correspondants ; sa famille de six enfants ne survivait que grâce aux modiques sommes versées par les parents qui envoyaient très irrégulièrement leurs enfants dans cette école, même pas une Yeshiva. Mon père me racontait que son père devait faire le porte à porte, autant pour améliorer l’assiduité de ses élèves que pour réclamer son dû aux parents, aussi pauvres que lui. Cela se passait à Zyrardów, petite ville proche de Varsovie, entre la fin du XIXe siècle et les années 20-30.Mon père rêvait d’être bien habillé, de bien gagner sa vie. Il se fit tailleur, mais décida se s’expatrier, à l’âge de 15 ans, et simultanément de rompre avec la religion juive, ses dogmes, et ses contraintes rituéliques. Sa mère le maudit et lui déclara qu’elle ne le reconnaissait plus.

C’est ainsi qu’il quitta la Pologne et essaya de réussir sa nouvelle vie en Belgique. Il fut plusieurs fois raccompagné à la frontière, finit par obtenir un emploi qui le conduisit dans les ateliers de confection du roi des Belges. Son habileté comme coupeur, qui était très grande, lui valut une telle notoriété qu’il fut appelé à Paris chez de grands tailleurs. Il s’installa au cœur de la communauté juive de Paris, dans le Marais. Cela se passait en 1933.

Ma mère était née en 1911, dans le ghetto de Lodz qui devait compter quelques dizaines de milliers de Juifs, peut-être plus de cent mille. Elle était fille d’un tisserand qui travaillait en usine et dont le souvenir qu’elle en avait était qu’il était syndicaliste, athée, et avait milité au sein du Bund, ce mouvement laïque, socialiste juif.
Grâce à lui, elle apprit le français, elle découvrit les philosophes du Siècle des Lumières, les grands écrivains aussi (Balzac, Zola, Hugo…). Elle suivit les traces de son père, milita, manifesta, fut arrêtée et condamnée à la relégation à Dantzig où elle apprit à être dentellière. Elle aspirait à venir en France, le pays de la Révolution et des Droits de l’Homme.
Ses parents moururent assez jeune. Sa sœur émigra en France la première, elle la suivit.

C’est là qu’elle connut mon père et l’obligea à quitter le quartier de Marais, refusant obstinément de s’enfermer dans un nouveau ghetto, fût-il installé dans ce pays des libertés.
Ma sœur aînée naquit en mai 1939.
Elle représentait pour mes parents la consécration du bonheur d’être sortis de leur misère, d’avoir rejeté tous les dogmes. Ils avaient endossé avec enthousiasme les valeurs de la République française. Ils en connaissaient le prix.

C’est à partir de là que tout a basculé.
Au moment de la déclaration de guerre, mon père fut mobilisé, fit de brèves classes sur le Larzac, puis à Port Barcarès, avant d’être envoyé sur le front, dans les Ardennes. Très tôt, il y fut grièvement blessé, et fut rapatrié à Toulouse, à l’hôpital Purpan.
Alors qu’il s’y faisait soigner, il apprit qu’un haut gradé allait passer décorer les blessés au nom du gouvernement de Vichy.
Sachant que cette reconnaissance risquait de l’identifier comme Juif, il s’échappa de l’hôpital, conseillé par un autre blessé, Juif lui aussi, qui s’était installé dans la région, à Fumel.
Cet ami finit par lui obtenir un travail à Montpellier, chez un tailleur. Ceci se passait entre fin 1941 et début 1942. Pendant ce temps ma mère, parfaitement au clair sur les intentions des nazis dont elle avait lu les écrits bien avant guerre, grâce à son père militant, décida, dès la débâcle annoncée et l’arrivée imminente des troupes allemandes à Paris, de fuir la capitale.
Elle partit à pied, sa fillette de quelques mois dans une poussette, et arriva d’abord à Vichy où elle trouva du travail. Là, elle finit par savoir où était mon père, dont le rapatriement militaire était connu, apprit par les amis de Fumel qu’il était à Montpellier où elle le rejoignit.
Ma deuxième sœur est née en février 1942 à Montpellier.

Lorsque les Allemands franchirent la ligne de démarcation en novembre 1942, ma mère, qui avait un sens aigu des situations par son éveil politique, obligea encore une fois mon père à tout quitter, son travail et leur appartement meublé. Les Juifs de Montpellier, dont certains vivaient là depuis de nombreuses générations, étaient persuadés que seuls les clandestins, les sans-papiers (c’était le cas de mes parents), seraient inquiétés. Ils refusaient même d’imaginer des camps de concentration, et encore moins d’extermination. Mes sœurs et moi avons eu plusieurs témoignages selon lesquels ma mère affirmait déjà à cette époque que ces dangers étaient fondés, qu’il ne s’agissait pas seulement de rumeurs. Il lui était facile d’être sûre d’elle, connaissant l’histoire des pogroms contre les Juifs, les “descentes” dans les ghettos et la fameuse “Nuit de cristal” de triste mémoire. Pour elle, les projets des nazis, même si elle n’avait pas précisément conscience de “la solution finale”, étaient hélas sans ambiguïté. Elle était confortée dans sa crainte par le secrétaire général de la Préfecture de Hérault, Camille Ernst* un Protestant qui, ayant reçu l’ordre, qu’il devait diffuser auprès des maires, de faire arrêter par les gendarmes tous les israélites vivant sur le territoire de leurs communes, avertit tous ceux qu’il put, par l’intermédiaire de la Cimade, de fuir tant qu’il était encore temps. Ce que beaucoup de familles comprirent, et que d’autres refusèrent d’admettre. Camille Ernst* fut déporté à Auschwitz je crois. Il n’en revint pas.1

La Cimade et la Résistance (je n’ai jamais pu démêler exactement, chacun étant dans plusieurs organismes à la fois) ont établi de faux papiers pour mes parents et leurs deux filles, et les envoyèrent en Lozère, d’abord à Chirac, petit village non loin de Marvejols, puis à Marvejols. Ils furent cachés par la famille d’Henri Cordesse*, chef de la Résistance en Lozère, et qui devint premier préfet de ce département à la Libération. Il a écrit ses souvenirs en 1971, dans un livre qui s’appelle Histoire de la résistance en Lozère, où l’on peut lire, page 42 : “À Chirac encore, sont discrètement logées plusieurs familles juives d’origine polonaise, dont les Radzyner avec trois enfants du premier âges…
Henri Cordesse* se trompe un peu ; à Chirac, chez sa sœur institutrice où sont restés quelque temps mes parents, je n’étais pas encore né. Je suis né à l’hôpital Saint-Jacques, chez les Bonnes Sœurs, pendant que mes parents et mes deux sœurs aînées vivaient dans le secret du grenier de la famille Pépin à Marvejols. Il fallait rester discrets, totalement silencieux parfois ; l’aînée avait déjà plus de 4 ans, il était impossible de la faire taire en toute circonstance.
Une assistante sociale de la Cimade l’emmena en Dordogne dans une maison d’enfants.
Cette séparation reste pour elle une douleur qui ne s’effacera jamais. La deuxième apprit à se taire, à manifester joie et tristesse, à pleurer, en silence. Elle est encore comme cela aujourd’hui. On peut dire qu’elles sont marquées toutes les deux par ces événements. La Lozère devint aussi un espace dangereux, d’autant que mon père, pour subvenir à nos besoins et ne pas être à la charge de nos hôtes, prenait son vélo chaque jour et allait chez l’habitant effectuer des travaux de couture. Il pouvait à tout moment être contrôlé et arrêté ; avec son accent étranger très prononcé, il n’aurait pas pu donner le change. L’assistante sociale qui avait emmené ma sœur aînée, Mlle Planchon, rapatria ma famille à Montpellier, dans la pension de famille que tenait sa sœur, la veuve Babut*, au Chemin de Nazareth, tout à côté de la caserne de Lauwe où siégeait la Milice. Dans cette pension, plusieurs familles juives trouvèrent refuge et ne furent jamais inquiétées. J’ai retrouvé les héritiers de ces deux sœurs, j’ai pu visiter les lieux où nous nous cachions, j’ai vu la photo du grand trou que l’on recouvrait de planches et où se terraient tous les pensionnaires et leurs hôtes lorsque les Alliés bombardaient Montpellier. Ma mère nous a toujours raconté qu’elle refusait de descendre dans ce trou, je ne voulais pas crever comme un rat, disait-elle.

À la Libération, ce sont ces mêmes personnes, les sœurs Planchon-Babut, qui trouvèrent un logement en ville, et un emploi pour mon père.

Je retrouvai mon nom, Radzyner, par un arrêté du 8 août 1946 obtenu après une procédure coûteuse et douloureuse.

Par la suite, ma mère étant décédée assez tôt, mon père entreprit les démarches pour faire inscrire ces deux sœurs sur le Livre des Justes de Yad Vashem. Ce fut chose faite en 1976 ; on peut lire ceci :
Suzanne Babut*, veuve d’un pasteur protestant, tenait une pension de famille à Montpellier. Lorsque les persécutions de Juifs commencèrent dans la région, elle devient membre d’une organisation clandestine pour les aider. Utilisant sa position au sein de la communauté protestante, elle rendait visite aux détenus juifs dans la prison de la ville.A l’automne 1942, elle décida de ne plus prendre de clients "ordinaires" et de réserver toutes ses chambres aux Juifs. Jusqu’en 1945, elle hébergea et nourrit au moins une cinquantaine de Juifs, à différentes périodes ; dont 20 d’entre eux pendant près de deux ans.
L’un de ceux qui eurent ainsi la vie sauve, Radzyner, témoigna après la guerre, que lui sa femme et leur trois enfants furent hébergés à la pension Babut de 1943 à la fin de la guerre, y restant en fait jusqu’en juin 45.
Même après la Libération Suzanne Babut* les aida à refaire leurs forces, jusqu’à ce qu’ils puissent reprendre une vie normale. En cachant les juifs, Suzanne Babut risquait sa propre vie, d’autant que la pension se trouvait non loin du quartier général de la Gestapo et des bureaux de la gendarmerie française.
En outre, Suzanne Babut* allait, au nez et à la barbe des Allemands et des gendarmes, ravitailler des réfugiés juifs, ayant fui la Belgique, qui se cachaient dans la forêt.Pourtant elle ne chercha aucune contre partie, uniquement mue par des considérations idéologiques et humanitaires. Le 22 juin 1976, Yad Vashem a décerné à Suzanne Babut le titre de Juste des Nations.
Article du Dictionnaire des Justes de France sous la direction d’Israël Gutman - Éditionétablie par Lucien Lazare - Yad Vashem, Jérusalem - Fayard Paris.

Grâce à des femmes et des hommes qui refusaient la fatalité et se battaient obstinément pour la liberté, la terre des Droits de l’Homme avait fini par retrouver des fondements et avait joué pleinement son rôle pour notre famille.

Mais j’ai retenu les leçons de ma mère, la mémoire ne se construit pas sur le marbre des stèles ; elle se construit grâce à la vigilance que permet la réflexion nourrie par la connaissance.

Une douleur infinie me reste, que rien ne comblera jamais. À part mes parents directs et un frère de ma mère, tous les autres membres de ma famille, en Pologne ont disparu sans laisser de traces. Nous ne savons même pas dans quels camps et dans quelles circonstances ils ont disparu.
Lorsque je dois nommer le ou les camps de concentration et /ou d’extermination où ces personnes de ma famille ont été assassinées, je suis incapable de répondre.
Les nazis ont failli réussir, et cela je ne l’oublierai jamais, je ne l’oublie pas lorsque je dois mettre un bulletin dans l’urne, car je sais que cela peut à tout moment recommencer.

À Grenoble, le 27 janvier 2006, Serge RADZYNER, inspecteur d'Académie honoraire et membre des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

15/05/2011
Auteur : Serge Radzyner
Source :
AFMD, section de l’Isère

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


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1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
4 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
5 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
6 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? )
7 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
8 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

Notes

- 1 - Les autorités de Vichy font arrêter Camille Ernst* en février 1943, à la demande du chef de la Gestapo à Montpellier, pour avoir délivré de fausses cartes d’identité. Relâché au bout de huit jours, il est relevé de ses fonctions par le ministre de l’intérieur. En avril 1943, il est reclassé comme conseiller de préfecture à Marseille et détaché, en cette qualité, à partir du 1er août, dans les fonctions de directeur des services administratifs de la ville de Marseille. Il poursuit son action au service de la Résistance.Le 17 novembre 1943, il est arrêté à la sortie de l’hôtel de ville par le chef de la section politique de la Gestapo lui-même. Il est détenu d’abord à la prison des petites Baumettes puis à celle des grandes Baumettes. Le 16 juin 1944, il est transféré au camp de Compiègne et de là, le 2 juillet, déporté en Allemagne, où il subit l’enfer du camp de concentration de Dachau et finalement du camp de représailles et de travail d’Allach, dont il est délivré par les troupes américaines le 8 mai 1945.

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