Profession: Policier, chef du service des étrangers au commissariat central de Nancy (Meurthe-et-Moselle) Qualité: Résistant Date de naissance: 30/10/1896 Date de décès: 01/02/1972
Né en 1886, ancien combattant de la Grande Guerre, Édouard Vigneron* entra dans la police de Nancy en 1922 et fut nommé chef du service des étrangers en 1940, chargé de contrôler les immigrants.
A cette époque, il y a environ 400 Juifs étrangers à Nancy, originaires d'Europe orientales, tenus de s'enregistrer au commissariat. Édouard Vigneron* connaissait bien ses "administrés".
Prévenus la veille de l'imminence d'une rafle comme cela avait été fait à Paris, ils passent la journée à prévenir toutes les familles juives concernées, et leur remettent de vrais-faux papiers d'identité ne portant pas la mention "Juif", leur permettant ainsi de gagner la zone libre.
Le 19 juillet 1942, à Nancy, au lieu des 385 prévus, 18 Juifs furent arrêtés.
Jérôme Scorin se soubient : "Je me suis présenté le 18 au commissariat, dans le service de M. Vigneron. Ils m'a remis une fausse-vraie carte d'identité, au nom de Hubert Hiebel, né à Metz. Grâce à quoi je suis parti en zone sud, à Lyon."
Il permet aussi à aux Kobriniec, la mère, la fille, le grand-père, la grand-mère et leur tante de ne pas être arrêtés. M. Kobriniec avait obtenu des faux papiers grâce à Vigneron avant la rafle de Nacy et avait pu passer en zone libre.
De même pour les Skorka, fils et fille, Mme Herzberg et ses deux enfants, les Balbin et les Krischer avec leurs deux enfants.
Édouard Vigneron* soupçonné d'avoir prévenu les Juifs sera arrêté le 19 août 1942 et incarcéré à la prison de Nancy.
Remis en liberté, il est accusé six mois plus tard d'avoir remis de faux papiers à un espion français. Démis de ses fonctions et incarcéré à Fresnes pendant 3 mois.
A la Libération, il retrouve ses fonctions dans la police.
Après la guerre, ses amis Juifs de retour à Nancy ne l'oublièrent pas. Il fut l'invité d'honneur de toutes les fêtes de familles, mariages et Bar Mitzvoth...
Edouard Vigneron, born in Nancy, joined the local police force in 1922 after five years in the French army, during which he saw action in World War I. Vigneron climbed the police ranks steadily; in 1939 he was named his station’s secretary-general, and about a year later he became the head of the “aliens section,” which monitored the actions and movements of non-naturalized immigrants. By the 1930s, there were already about four hundred alien Jews, most from Eastern Europe, in Nancy (département of Meurthe-et-Moselle) who had to register at the police station and occasionally returned to have their papers stamped. During the occupation, another official stamp was applied to the papers: “Juif.” Vigneron and his assistant, Pierre Marie, knew the Jews in their section and became friendly with several of them. In July 1942, a roundup of Jews was planned for Nancy after the great roundup in Paris. The Germans had decided to purge northern France of Jews, and the first to be deported were the aliens. The aliens section of the Nancy police station learned about the impending roundup on July 19 at dawn, when Vigneron was told that he and his staff had to round up all alien Jews in the town. He summoned his deputy and another five policemen under his command and ordered them to forewarn all 400 Jews scheduled for deportation the next day.
The policemen went from house to house; those few alien Jews who did not take the warning seriously were arrested and deported, never to return. On the morning of July 19, nearly 350 Jews were not at home and thus survived. Vigneron saved many families with forged identity cards bearing an authentic French stamp without the added word “Juif,” with which they could reach the Unoccupied Zone.
The Kobriniecs: mother, daughter, grandfather, grandmother, and aunt were saved in this way; M. Kobriniec had obtained forged papers from Vigneron before the roundup in Nancy and had fled to the south. Additional survivors were the Skorkas’ son and daughter, Mme Herzberg and her two children, the Balbins, and the Krischers with their two children. The failure of the roundup in Nancy aroused suspicion on Vigneron that had tipped off the Jewish community. He was arrested on August 19, 1942, exactly one month after the roundup, and was imprisoned in Nancy for three months. About six months later, he was arrested again, this time on charges of having issued forged papers to a French spy. Again he was imprisoned for three months, this time in the Fresnes facility in Paris. After the war, Vigneron returned to the police force and his name was cleared. In 1951, the French government awarded him the citation of the Legion of Honor. “His” Jews, who returned after the war to Nancy, did not forget him, and he remained a friend and a guest of honor at all festivities of the next generation, who had not experienced the occupation.
On May 3, 1982, Yad Vashem recognized Edouard Vigneron as Righteous Among the Nations.
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Édouard Vigneron Jérôme Scorin Ruth Ways
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Edmond Jean Schmidt
(21/09/1940 - 04/11/1946) Préfet de Meurthe-et-Moselle. En janvier 1942 il est promu préfet de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges, sous tutelle de la Feldkommandantur
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