Germaine et André Cellard
source photo : Arch. fam.
crédit photo : CFYV
La famille Cellard de gauche à droite André, Odette sa fille aînée, Germaine son épouse, France fille cadette, Jean, et devant Pierre, Claude et Paul, 1942
source photo : Arch. fam.
crédit photo : CFYV
Germaine* et André Cellard* habitaient à Verlieu (commune de Chavanay) avec leurs six enfants (Odette, France et Jean, Pierre, Claude et Paul) et la mère d'André*.
André Cellard*, viticulteur dans la vallée du Rhône et Roger N., opticien à Saint-Étienne, s’étaient connus au cours d’une période militaire et s'étaient liés d’amitié.
Dès le début des persécutions des juifs, André Cellard* avait assuré Roger de son soutien.
Lorsqu’en avril 1944 la famille N., dénoncée, échappa de justesse à la gestapo, André Cellard* recueillit chez lui Blanche N., née Levy, la mère de son ami âgée de 74 ans, qui restera chez eux jusqu’à la Libération, considérée comme la grand-mère des enfants Cellard, sans qu’il n’ait jamais été question de compensation financière.
Pendant cette période particulièrement dangereuse, alors que les arrestations et les déportations redoublaient d’intensité, André Cellard* rendait visite à ses amis Yvonne et Roger N. réfugiés chez Catherine* et Joannès Furnon*.
Des visites étaient organisées afin que les enfants N., Alberte et Monique (10 et 5 ans), cachées alors chez Paule* et Joseph Thiollier*, puissent venir voir leur grand-mère et jouer avec les enfants des Cellard.
Le 26 mai 1944, alors que André Cellard* mettait au point avec la famille N. un plan afin de les emmener tous ensemble dans un lieu plus sûr à Chavanay, il se trouva pris au piège dans le bombardement de Saint-Étienne. Il en sortit heureusement sain et sauf mais dû laisser sa famille sans nouvelle et dans une terrible angoisse.
Ce déplacement prévu le 19 juin 1944 fut annulé au dernier moment car ce jour-là, les Allemands avaient brusquement débarqué dans la région et s'étaient livrés à de dures représailles qui avaient notamment touché d'autres résistants de la famille Cellard.
Claire Cuilleron, 18 ans, lycéenne, arrière-petite-fille de Germaine* et André Cellard*, dans le cadre du voyage des petits-enfants de Justes parmi les Nations qui participent au voyage de la Fondation en Israël, 2012.
André Cellard*, mon arrière grand père, était un grand ami de la famille Netter. Dès le début des persécutions envers les juives, il a assuré son soutien a cette famille en danger. Lorsqu'en avril 1944, la famille Netter échappa de justesse à une descente de la Gestapo, elle décida de se séparer pour plus de sécurité. Mon arrière grand-père partit chercher Blanche Netter (née Levy), alors âgée de 74 ans, afin de l'amener chez lui a Verlieu, commune de Chavanay (42), où il exerçait le métier de viticulteur. Blanche Levy vécu dans ma famille qui comptait 6 enfants, dont ma grande mère, jusqu'à la libération où elle fut accueillie et entourée comme une aïeule de la famille.
André Cellard* continua néanmoins d'aider les autres membres de la famille Netter en rendant visite aux parents qui s'étaient réfugiés à la hâte chez Catherine* et Joannès Furnon* (qui ont eux mêmes reçu les médailles 9125 en 2000).
Le 26 mai 1944, alors qu'il mettait au point avec la famille Netter un plan afin de les emmener tous ensemble dans un lieu plus sûr à Chavanay, il se trouva pris au piège dans le bombardement de Saint-Etienne. Il en sortit heureusement sain et sauf mais du laisser ma famille sans nouvelle et dans une terrible angoisse. Ce déplacement prévu le 19 juin 1944 fut annulé au dernier moment car ce jour-là, les Allemands avaient brusquement débarqué dans la région et s'étaient livrés à de dures représailles qui avaient notamment touché d'autres résistants de ma famille.
Des visites étaient organisées afin que les enfants Netter, cachés alors chez Paule* et Joseph Thioller*, puissent venir voir leur grand-mère et jouer avec les enfants des Cellard. Cette situation dura comme dit précédemment jusqu’à la libération.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
CUILLERON Claire - Arrière-petite-fille de André...par infolivetv )
4 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
5 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
6 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. ) 7 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
Georges Potut
(10/02/1941 ) Préfet de la Loire
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Avertissement Les informations affichées sur le site de l'AJPN sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de notre base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par l'AJPN et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans notre base de données.
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
-
Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions