Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg, pourtant neutre, et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Fin mai 1940, les Havrais fuient leur ville à l'annonce des troupes allemands.
La caserne Kleber, lieu de garnison du 129e régiment d'infanterie jusqu'en 1939, est détruite par un bombardement.
Occupée par les Allemands dès le 13 juin 1940, ils transforment la ville et le port en base navale.
La France est envahie. C’est l’exode vers le sud.
Le président du Conseil : Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
La ligne de démarcation, qui entre en vigueur trois jours plus tard, traverse treize départements : Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques), Landes, Gironde, Dordogne, Charente, Vienne, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Cher, Allier, Saône-et-Loire, Jura, Ain.
Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront.
Les Francs-maçons et les Communistes, considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés et arrêtés.
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.
Il y a très peu de Juifs en Normandie, mais les familles sont très bien intégrées. On ne trouve que trois synagogues : à Rouen, au Havre et à Elbeuf.
Au total, en Normandie, plus de 900 personnes seront arrêtées parce que Juives, dont au moins 740 seront déportées vers Auschwitz. Le plus jeune avait quelques semaines, le plus âgé avait 84 ans.
On estime que 63 Juifs ont été raflés dans l'Orne, 58 dans la Manche, 127 dans le Calvados, 67 dans l'Eure et 607 en Seine-Maritime.1
Au soir du 12 septembre 1944, Le Havre, dernière ville normande libérée, compte 10 000 immeubles détruits et 80 000 sinistrés.
Au terme de 2 042 sorties, les Alliés ont déversé 11 000 tonnes de bombes entre le 1er et le 12 septembre. 1 653 personnes ont trouvé la mort, 340 ont disparu. Les bombardements du 5 (781 morts - 289 disparus) et du 6 (655 morts - 10 disparus) sont les plus meurtriers. La quasi totalité des édifices publics sont détruits. Le Havre a perdu une grande partie de son patrimoine et de ses origines : l'Hôtel de Ville, le Palais de la Bourse, l'Hôtel des Postes, les églises Notre-Dame, Saint-Michel, Saint-Joseph, deux temples protestants, le Grand-Théâtre, les musées des Beaux-Arts et d'Histoire Naturelle, les Halles Centrales. De nombreux établissements scolaires sont touchés : sur 44 écoles primaires, 10 subsistent. L'hôpital Général et l'hôpital Pasteur ont subi d'importants dégâts. Trois cliniques sont anéanties.
Léon Meyer
(07/12/1919-13/06/1940) Destitué par Vichy
Jean Risson
(13/06/1940-13/08/1941) Nommé par le gouvernement de Vichy, décède en fonction
M. Patrimonio
(13/08/1941-23/09/1941) Nommé par Vichy
Pierre Courant
(24/09/1941-12/09/1944) Nommé par Vichy, destitution à la Libération
Émile Sicre
(13/09/1944-18/05/1945)
Pierre Voisin
(18/05/1945-24/10/1947)
1 Familles réfugiées à Le Havre[Compléter]
juin 1943 / août 1944 Famille BIEDNY - Ida Biedny et sa mère ont été hébergées 14 mois chez Raoul et Louisette PERDRIAL au 124 rue Anatole France au Havre. Elles étaient cachées dans une chambre au grenier. le père a été déporté à Auschwitz. le fils Joseph était alors prisonnier en Allemagne. Je l'ai rencontré au Havre avant son décès. il ma' confirmé cela par écrit, comme me l'avait raconté mes parents et grands parents
François PERDRIAL 28 juillet 2011 ( M Biedny Joseph)
6 Familles arrêtées (Le Havre)[Compléter]
1942Famille Adler - Aladar, 55 ans, né à Nitra en Tchécoslovaquie, habite Le Havre. Raflé parce que Juif, il est déporté sans retour vers Auschwitz. JO : Daf-Ed 13279
06/1942Famille Biedny - Samuel (Szmul), 48 ans, né le 24 mars 1894 à Checiny (Pologne), cordonnier, habite 102, rue Hélène au Havre. Arrêté parce que Juif, il est déporté sans retour de Compiègne vers Auschwitz le 5 juin 1942. Déportation : 05/06/1942 Date d'exécution : 23/07/1942 JO : Daf-Ed 65697
02/1943Famille Ledermann - Pauline, née Walter le 14 juillet 1877 à Lembach (Alsace), veuve, habite Le Havre. Raflée parce que Juive, elle est déportée sans retour de Drancy le 13 février 1943 par le convoi n° 48 vers Auschwitz. Déportation : 13/02/1943 convoi no 48 Date d'exécution : 1943 JO : Daf-Ed 71499
03/1943Famille Loeb - Minna, 41 ans, née Ledermann le 12 août 1901 à Hoffenheim (Allemagne) habite Le Havre. Son fils Jean, 9 ans, est né le 4 mai 1933 au Havre. Raflés parce que Juifs, ils sont déportées sans retour le 25 mars 1943 par le convoi n° 53 de Drancy vers Auschwitz. Déportation : 25/03/1943 convoi no 53 JO : Daf-Ed 71499
1943Famille Silberstein - Anton, né le 12 avril 1900 à Zomania (Roumanie) et son épouse Rosalie, née Mayer le 11 mai 1903 à Petrosani (Bessarabie), habitent Le Havre. Raflés en 1943 parce que Juifs, ils sont déportés sans retour vers Auschwitz. Date d'exécution : 01/07/1943 JO : Daf-Ed
1944Famille Szwindler - Mozse, né en 1889 à Tomaszow (Pologne), habite Le Havre. Raflé parce que Juif, il est déporté sans retour vers Auschwitz en 1944.
Je recherche des renseignement sur cette personne ce que je sais de lui c'est qu'il était garde barrière et s'appelait Gabriel, son ressaut ce servait de jeunes enfants avec des vélos, pour transporter leurs messages, le message étant caché dans la pompe du vélo, mon père et mon oncle faisait parti de ses enfants, ils avaient environ 6 où 8 ans, ce ressaut à été dénoncer lors d'une communion, tous les adultes ont été arrêtés et fusillés ainsi qu'un jeune (qui lui ne faisait pas parti du réseau) quelques jours plus tard [répondre]
*** Aide à un résistant au Havre en 1941
J'ai bien connu jean Maltrud en 1941 était l'ami de mon frère Daniel, Jean désigné pour le service obligatoire en Allemagne il pris le maquis, Jean avait la chevelure très rousse mes parents coiffeur lui propose malgré le risque de lui teindre sa chevelure ce qui fut fait jusqu'en 1944. Le Havre libérée il s'engage pour terminer la libération de la France la guerre fini il fut contraint de poursuivre son engagement en Indochine. Il revient en France pour l'édition de son livre l'aventure indochinoise. J'ignore pour quel raison il retourna en Indochine où il fut tué.
[répondre]
Roger Verlomme
(1938 - 1940) Préfet de la Seine-Inférieure
René Bouffet
(1940 - 08/1942) Préfet de la Seine-Inférieure et à partir de 1941 Préfet régional de la région de Rouen (Calvados, Eure, Manche, Orne et Seine-Inférieure (= Seine-Maritime). Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
José Bourgeois
(1941 - 1942) Préfet délégué de la Seine-Inférieure
André Parmentier
(1942 - 19/08/1944) André Auguste Parmentier, Préfet régional de la région de Rouen (Calvados, Eure, Manche, Orne et Seine-Inférieure (= Seine-Maritime). Arrêté et révoqué par la Résistance, il est relevé de sa condamnation pour faits de Résistance (1896-1991)
Directeur de cabinet : Jean Spach
André Pujes
(1942 - 1944) Préfet délégué de la Seine-Inférieure
Louis Dramard
(1944 - 1944) Louis Marie Charles Dramard, Préfet régional de la région de Rouen (Calvados, Eure, Manche, Orne et Seine-Inférieure (= Seine-Maritime)
Paul Haag
(1944 - 1944) Préfet de la Seine-Inférieure
Pierre Guerin
(1944 ) Préfet délégué de la Seine-Inférieure
Henri Bourdeau de Fontenay
(29/08/1944 - 31/03/1946) Commissaire régional de la République de la région de Rouen (Calvados, Eure, Manche, Orne et Seine-Inférieure (= Seine-Maritime) (1900-1969)
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