Soutenez le travail de l'AJPN Chers lecteurs, vous êtes très très nombreux à utiliser l'AJPN et nous vous en sommes reconnaissants ! MAIS... AUJOURD'HUI NOUS AVONS BESOIN DE VOUS. Si vous acceptez de nous faire un don ouvert à crédit d’impôts, nous pourrons continuer ce travail. Par avance merci.
space  Mot de passe oublié    S'inscrire
  Recherche de personne, de lieu : affiche la page   Recherche type Google : propose des pages 
 
 
Page d'accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
780 annonces de recherche
Votre Opinion
Actualités de l'AJPN
Revue de presse
39/45 en France (WWII)
base des données identifiées par AJPN.org
Nouveaux articles
Une page au hasard
36584 communes
95 départements et l'étranger
1202 lieux d'internement
710 lieux de sauvetage
33 organisations de sauvetage
4177 Justes de France
920 résistants juifs
11909 personnes sauvées, cachées
Expositions pédagogiques AJPN Exposition pédagogique 2e guerre mondiale : la guerre, l'occupation, la vie quotidienne, les lois antisémites, les rafles, les justes, les enfants cachés, les rescapés, les témoins L'enfant cachée
Das versteckte Kind

Chronologie 1905/1945
En France dans les communes
Les Justes parmi les Nations
Républicains espagnols
Tsiganes français en 1939-1945
Les lieux d'internement
Les sauvetages en France
Bibliothèque 1270 ouvrages
Cartographie
Glossaire
Audience : Xiti Plan du site
Signaler un problème technique
Imprimer cette page
Paris

Région :
Île-de-France
Département :
Paris

Préfets :
Achille Villey-Desmeserets
(1934 - 1940) Achille Joseph Henri Villey-Desmeserets, Préfet de la Seine (1878-1953)
Charles Paul Magny
(13/10/1940 - 19/08/1942) Préfet de la Seine (1884-1945)
François Bard
(14/05/1941 - 01/06/1942) Amiral François Marc Alphonse Bard, Préfet de police de la Seine (1889-1944)
Amédée Bussière
(01/06/1942 - 19/08/1944) Préfet de police de la Seine lors de la rafle du Vél d’Hiv (1886-1953)
René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
Marcel Pierre Flouret
(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
Charles Léon Luizet
(1944 - 1947) Préfet de police de la Seine (1903-1947)

À lire, à voir…

Julien Blanc Julien Blanc
Au commencement de la Résistance : Du côté du musée de l'Homme 1940-1941

ACHETER EN LIGNE

Rachel Ségal Rachel Ségal
Ecole de la rue Tlemcen

 

Serge Klarsfeld Serge Klarsfeld
L'étoile des Juifs

ACHETER EN LIGNE

Anne Sinclair Anne Sinclair
21 rue La Boétie

ACHETER EN LIGNE

Françoise Siefridt Françoise Siefridt
J'ai voulu porter l'étoile jaune : Journal de Françoise Siefridt, chrétienne et résistante

ACHETER EN LIGNE

Hélène Berr Hélène Berr
Le Journal d'Hélène Berr : 1942-1944

ACHETER EN LIGNE

Roselyne Bosch Roselyne Bosch
La Rafle

ACHETER EN LIGNE

Benoît Rayski Benoît Rayski
L'affiche rouge

ACHETER EN LIGNE

Jean-Claude Bartoll Jean-Claude Bartoll
Agnès Barrat-Bartoll
Cédric Hervan
Le dernier des Schoenfeld

ACHETER EN LIGNE

Janine Gerson Janine Gerson
Bella : Itinéraire mémoriel

ACHETER EN LIGNE

François Szulman François Szulman
Le Petit Peintre de Belleville

ACHETER EN LIGNE

Pierre Sudreau Pierre Sudreau
Sans se départir de soi

ACHETER EN LIGNE

Jacques Biélinky Jacques Biélinky
Renée Poznanski
Journal, 1940-1942 : Un journaliste juif à Paris sous l'Occupation

ACHETER EN LIGNE

Philippe Castetbon Philippe Castetbon
Ici est tombé

ACHETER EN LIGNE

Laurent Galandon Laurent Galandon
Jeanne Puchol
Laurence Croix
Vivre à en mourir

ACHETER EN LIGNE

Pierre Lubek Pierre Lubek
La Shoah : hériter du silence

ACHETER EN LIGNE

Joseph Weismann Joseph Weismann
Après la rafle

ACHETER EN LIGNE

Marie-Claire Scamaroni Marie-Claire Scamaroni
Indomptable et Rebelle

ACHETER EN LIGNE

 Collectif Collectif
Jean-Pierre Guéno
Paroles d'étoiles - Mémoire d'enfants cachés (1939-1945)

ACHETER EN LIGNE

France Hamelin France Hamelin
Femmes en prison dans la nuit noire de l'occupation - Le Dépôt, la petite Roquette, le camp des Tourelles

ACHETER EN LIGNE

Zysman Wenig Zysman Wenig
Hélène Wenig
Lettres à Khayè : Correspondance clandestine d'un amour en temps de guerre

ACHETER EN LIGNE

Cédric Gruat Cédric Gruat
Hitler à Paris - Juin 1940

ACHETER EN LIGNE
[Ajouter un ouvrage]

Texte pour ecartement lateral

Yvonne Birnbaum

Texte pour ecartement lateral

Paris 75003 Paris
Nom de naissance: Birnbaum
Date de naissance: 1938 (Paris)
[Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo]

Yvonne-Birnbaum
Maria Daléas devant l'âtre de la maison
source photo : Coll. Pierre Birnbaum
crédit photo : D.R.

Histoire

Ruth, née en 1912 à Dresde en Allemagne et Jacob Birnbaum, né en 1901 à Varsovie en Pologne, arrivent en France en 1936. 

Jacob Birnbaum, fils de Lipa Birnbaum, fondeur de monnaie et de Beila, avait grandi à Varsovie et avait suivi le heder, l'école primaire, comme tous les enfants juifs mais avait dû quitter l'école à cause de la guerre de 1914-1918. Il parlait et lisait le yiddish. Âgé de 18 ans, Jacob Birnbaum quitte la Pologne après que la Russie Bolchévique entre en Pologne en février 1919 et  arrive clandestinement en Allemagne, adoptant le prénom de Jack avant de se dénommer Jacques à son arrivée en France.
Ses frères quittent également la Pologne : Itzhak part à pied en Palestine où il rencontrera sa femme Rivka et auront 8 enfants ; le deuxième part pour New York ; le troisième, Shimon, rejoint Jacob à Paris. Trois de ses soeurs restent à Varsovie et seront exterminées avec leur nombreuse famille. La quatrième, Geina, venue rejoindre ses frères en France, sera arrêtée avec sa fiille Pepy à Châteauroux et déportées sans retour.
Leur mère, Beila, partira elle aussi en Palestine dans les années 1930, après le décès de son mari Lipa Birnbaum.

Ruth née Kupfermann, a grandi à Dresde avec sa soeur Gerda, au centre de la culture allemande dont elle a été empreinte. Son père, Herman Kupfermann, originaire d'une partie de l'empire austro-hongrois devenu roumain est chef de rayon dans un grand magasin et sa mère, Mina Lundin venait de Minsk où ses parents Esther et Wolf Lundin étaient eux-même nés.
La famille de Ruth est à l'aise et possédait une belle voiture. Ruth fréquente l'école publique et a une jeunesse de jeune allemande heureuse. Roumaine de naissance, elle deviendra polonaise par mariage. Elle perd sa mère à l'âge de 9 ans, emportée par la grippe espagnole, puis son père quelques années plus tard.

Jacob Birnbaum et Ruth Kupfermann se rencontre en 1933 et se marient la même année. Ils liquident le petit magasin qu'ils avaient monté et partent avec 10 marks en poche.

Gerda Kupfermann, la soeur de Ruth, réussira à partir aux Etats-Unis en 1939.

Arrivés à Paris, Ruth et Jacob Birnbaum montent un atelier de cartonnage dans le 10e arrondissement de Paris.

Leur fille Yvonne naît en 1938.

En septembre 1939, ils quittent Paris pr un des derniers trains qui part de la gare d'Austerlitz pour aller vers le sud. Ils arrivent à Biarritz et ssayent de partir vers l'Espagne, comme beaucoup d'autres. Lorsque Biarritz est intégré à la zone occupé, ils reprennent un train vers Pau. En raison des contrôles de police sur les quais qui arrêtent les juifs et les étrangers pour les transférer au camp de Gurs, ils remontent dans le train et s'arrêtent à la station après Lourdes où en juin 1940 il n'y a pas de contrôle.  

Leur fils Pierre naît le 19 juillet 1940 dans un hôpital tenu par des soeurs à Lourdes.

Ils louent une petite maison à Lourdes. Commencent alors des mois de vie de cache en cache, de fuite, de faux papiers, d'alertes...

Traquée et recherchée, la famille présentée comme alsacienne en raison du fort accent des parents doit se séparer : Yvonne et Pierre sont envoyés sous de fausses identités dans des hospitces et divers lieux successivement jusqu'à ce qu'ils soient confiés en 1942 à Félicie, sa fille Maria et son gendre Fabien Daléas, des paysans catholique pratiquants installé à Omex dans les Hautes-Pyrénées, un couple bienveillant, protecteur et aimant.
A Omex, la vie se déroulera dans une seule pièce. Pierre dort au côté de Félicie, qu’il accompagne à Lourdes, assis dans sa charrette, quand elle y descend les draps lavés pour le compte des hôtels où continuent de se presser des pèlerins. Félicie, qui surnomme Pierre «pielliote», lui apprend une règle de survie : « Faut paler doucement, ia des Allemands patout. »

Yvonne et Pierre retrouvent leurs parents à la fin 1944 et vont être cachés dans un autre ferme.

Lors de la rafle de Cauterets, Ruth Birnbaum attrape Yvonne et Pierre par la main et marche au milieu des soldats en se faisant passer pour une paysanne avec ses brocs à la main.

La famille Birnbaum rentre à Paris à la fin 1945. Tout a été volé... mais l'appartement qu'ils habitaient dans le 3e arrondissement est encore là et la famille s'y installe.
Les enfants reprennent le chemin de l'école

Par la suite, Pierre reviendra en vacances à Omex à l'adolescence avant de mettre cette partie de sa vie dans un recoin secret de sa mémoire. 

Ruth et Jacob Birnbaum deviendront français en 1950.

Dans un récit en forme d’autoanalyse paru en 2019, Pierre Birnbaum retrace, après l’avoir longtemps occultée, son histoire d’enfant juif traqué et remet en question sa vision d’une République sans tache.

26/11/2019

asso 11951

Chronologie [Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.


Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

Comment ajouter le votre. En savoir plus…

Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
4 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
5 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
6 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
7 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
8 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

Annonces de recherche
[Déposer une annonce]

[Signaler que le contenu de cet article vous semble erroné]


Avertissement Les informations affichées sur le site de ajpn.org sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de la base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par ajpn.org et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans la base de données ajpn.org
* Juste parmi les Nations
 
visiteurs connectés

Justes parmi les Nations - Righteous among the Nations - De Gerechten mank de Völker - Giusti tra le nazioni - Drept între popoare - Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy wsród Narodów Swiata - Rechtvaardige onder de Volkeren - Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy - Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos entre les Nacions
© Lhoumeau, Marchal 2008 2019