Paule Martinier*, rencontre son mari, Camille Trébosc, en aidant les réfugiés espagnols, et particulièrement des enfants. Ils habitent à Paris.
Fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, elle côtoie Max Dormoy, qui fait partie des "quatre-vingt" parlementaires qui refusent de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, et Henri Ribière (futur membre du Conseil National de la Résistance).
L'occupation nazie est vécue comme la pire humiliation et les Trébosc entrent en résistance. Paule*, résistante dès novembre 1940, est chargée de la liaison entre Ribière du CNR et le préfet Combes, chef de la résistance dans le Lot, chef du groupe Police et Patrie.
La convention d'armistice, signée le 22 juin, suivie de directives publiées le 18 juillet, précise que les relations télégraphiques sont interdites, le téléphone n'est autorisé que dans le cadre des réseaux locaux (les départements limitrophes), les relations interurbaines sont réservées uniquement à l'administration, sous réserve que la commission accorde l'autorisation d'une ligne interurbaine. La correspondance entre les deux zones est interdite, ainsi qu'entre la zone occupée et l'étranger.
A partir de l'été 1940 cinq ministres vont se succéder en trois mois et demi à la tête de l'administration des PTT.
Aux PTT, la résistance s'organise. A leurs postes les personnels des PTT peuvent perturber les communications allemandes, détourner le courrier, "saboter" la distribution du courrier destiné à la police française ou aux services allemands, prévenir les arrestations, faire traîner en longueur les travaux de réparations, renseigner... Ils vont en profiter.
Il y a 18.000 prisonniers de guerre PTT.
Deux mouvements naissent : Action-PTT (qui deviendra Résistance PTT) dans les centraux téléphoniques et au service des lignes de grande distance ; Libération nationale-PTT dans les bureaux de postes, surtout dans la région parisienne. Camille Trébosc est chef du réseau Libération nationale-PTT, d'inspiration syndicale et lié au Front national du parti communiste et structuré en régions regroupant plusieurs départements. Paris quant à lui est divisé en secteurs.
Peu avant la rafle du 16 juillet 1942, dite la "Rafle du Vel d’Hiv", Camille Trébosc apprend que l’administration française prépare une rafle contre les Juifs à Paris, prévient son ami, le docteur Elias Fiszman, dont l’épouse Sophie est enceinte. Avec de faux papiers, le docteur Elias Fiszman part pour Clermont-Ferrand chez Michel* et Marie-Louise Martinier*, les parents de Paule*. Sophie Fiszman étant sur le point d’accoucher, Paule Trébosc* l’aide à passer la ligne de démarcation vers Clermont-Frerrand. Elle donnera naissance à Marc.
Camille Trébosc est arrêté le 26 février 1944 puis déporté en mai à Buchenwald. Il reviendra le 1er mai 1945, pesant 35 kgs !
Rachel Stercas, petite juive lithuanienne arrivée à Clermont-Ferrand en 1930 a été recueillie par Michel* et Marie-Louise Martinier*, les parents de Paule Trébosc* de juin 1943 à février 1944. Ils la faisaient passer pour leur fille. Arrêtés en août 1944 peu avant la libération, ils furent torturés à mort et leurs corps furent jetés dans des trous de bombes du terrain d’aviation d’Aulnat. Rachel Gold-Stercas a témoigné avec Sophie Fiszman auprès du Mémorial de Yad Vashem et obtenu la médaille des Justes pour ses trois sauveurs.
Après la libération et après la guerre, Paule* occupera des fonctions à l’Institut National d’Hygiène qui deviendra plus tard l’INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale) et consacre beaucoup d’énergie à l’aide et au développement de la recherche médicale.
Elle sera durant plusieurs mois, membre du cabinet du ministre de la santé du gouvernement Charles de Gaulle, le communiste François Billoux.
Jusqu’à la fin de sa vie, et tant que son état de santé le permettait, elle sera de tous les combats pour la paix, pour la cause de l’émancipation sociale. Elle restera toujours fidèle à l’idéal de justice qu’elle avait trouvé dans le communisme. Mais elle est aussi très active aux côtés de Camille, pour faire vivre Libération Nationale PTT.
C'est Guy Ducolone, président d'honneur de l'Association française Buchenwald Dora, lui remet les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur le 20 octobre 2007.
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Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
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