Anne Beaumanoir*, est née à Dinan (Côte-d'Armor) et habite à Paris où elle est étudiante en médecine, s’engage très tôt dans la Résistance contre le nazisme et adhère au PCF, qu’elle quittera en 1955.
Ses parents, Jean* et Marthe* tiennent un restaurant à Dinan et lui envoie régulièrement des colis de nourriture par l'intermédiaire d'amis de Paris.
Prévenue qu'une rafle allait avoir lieu dans le 13e arrondissement de Paris, des amis lui demandent d'aller prévenir Victoria, une femme qui cache une famille juive.
Seuls les enfants de la famille Lisopravski, Daniel et Simone, acceptèrent de venir avec elle. Elle les conduisit à l'abri, dans un refuge sûr à Asnières, utilisé par des membres de la Résistance.
Trois personnes se trouvaient dans ce refuge : Marcelle, Georges Quiqueré et M. Kern.
Peu après, le 6 avril 1944, la Gestapo fit irruption dans le refuge, sans doute sur dénonciation. Marcelle Quiqueré réussi à tromper la vigilance des allemands, descend à l'étage inférieur, réveille Daniel et Simone Lisopravski et les met au courant de l'arrestation imminente pour ne pas dire évidente.
Elle leur demande de s'enfuir par les toits avec le chef du groupe. Simone lui demande de partir avec eux. Elle refuse et lui dit "Si je restais avec vous nous serions tous pris".
Elle remonte et se fait arrêter avec son mari Georges et M. Kern. Georges et M. Kern seront déportés en Allemagne tandis que Marcelle est emprisonnée au fort de Romainville. Georges reviendra, M. Kern pas ! Marcelle sera libéré par l'action du Consul de Suède.
Le chef du groupe trouve alors pour Daniel et Simone une cachette provisoire dans le 18e arrondissement de Paris.
Marthe*, sa mère, les attendait à la gare, car Jean* était interrogé au poste de police, soupçonné de faire de la résistance. Il fut relâché, faute de preuve. Marthe* décida tout de même de placer Daniel et Simone dans deux cachettes séparées pendant les quinze jours suivants puis les récupéra chez elle.
Daniel et Simone resteront durant une année chez les Beaumanoir*. Simone aidait au restaurant, tandis que Daniel donnait un coup de main au jardinier.
Après la guerre, Anne Beaumanoir* se consacre à la recherche en neurophysiologie. Pendant la guerre d’Algérie, elle s’engage dans le soutien au FLN. Arrêtée en 1959, condamnée à 10 ans de prison, mise en liberté surveillée en octobre 1960, elle quitte la France pour la Tunisie. Au cessez-le-feu, elle se rend en Algérie et devient membre du cabinet du ministre de la Santé. Elle est expulsée lors du coup d’État du 19 juin 1965 vers la Suisse, où elle exerce à l’hôpital universitaire de Genève jusqu’à sa retraite.
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Michel Henry de Villeneuve
(09/09/1943 - 26/05/1944)
M. Blanchet
(26/05/1944 - 18/11/1944)
Jacques Feschotte
(23/05/1940 - 07/04/1943) Préfet des Côtes-d'Armor
François Ripert
(02/11/1940 - 12/05/1942) François Charles Joseph Ripert, Préfet régional de la région de Rennes (Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine et Morbihan)
Jean Quenette (12/06/1942 - 06/07/1943) Jean François Quenette, Préfet régional de la région de Rennes (Ille-et-Vilaine, Finistère, Côtes-du-Nord, Morbihan) (1903-1971).
André Lahillonne
(07/04/1943 - 09/09/1943) Préfet des Côtes-d'Armor
Philibert Dupart
(06/07/1943 - 24/02/1944) Préfet régional de la région de Rennes (Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine et Morbihan) (1890-1944)
Robert Martin
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Rennes (Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine et Morbihan) (1895-1957)
Victor Le Gorgeu
(1944 - 1946) Commissaire de la République de la région de Rennes (Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine et Morbihan) (1881-1963)
Gabriel Gamblin
(18/11/1944 - 21/06/1945) Préfet des Côtes-d'Armor
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