Hippolyte Léonlefranc* est né en 1891 à Aubusson dans une famille de tapissiers. Quand il épousa Émilie*, la tapisserie ne nourrissait plus son homme et le jeune couple "monta" à Paris.
A la déclaration de guerre, Hippolyte Léonlefranc* travaillait dans une usine de produits chimiques dont l’activité liée à l’armement lui valut d’être réquisitionné à son poste sans partir au front.
Après la victoire de 1918, la famille, de retour au pays, vivait à Aubusson où elle occupait avec ses deux enfants, Louis et Lucienne, un petit appartement situé au deuxième étage du 8 de la rue Pardoux-Duprat. Le couple exerçait son artisanat dans un atelier mansardé, installé sous le toit de l’immeuble.
En 1940, la Creuse, région rurale de tradition républicaine, garde le souvenir cuisant de la première guerre mondiale et des longues listes de victimes gravées sur les monuments aux morts.
entretenaient la mémoire, accueillit plus de 3000 juifs venus de la zone nord dont un fort pourcentage put échapper à la déportation grâce au soutien d’une population majoritairement hostile aux mesures xénophobes et antisémites imposées par le gouvernement de Vichy et par les nazis.
Marcu Hirsh Copelovici, fils de Copel et Zleta, originaires de Bessarabie, né en 1900 Iaşi (dans l'est de la Roumanie), arrive à Paris en 1926.
Son diplôme de médecin en poche, parfaitement francophone, Marcu Hirsh Copelovici doit faire trois ans d’études supplémentaires pour avoir le droit d’exercer en France.
Naturalisé en 1929, il prend le nom de Marcel Copé.
Il épouse Gisèle Lazarovici (fille de Ghidale Lazerovici, comptable, et de Anna Stern), rencontrée à Paris, et s'installe comme médecin chirurgien gastro-entérologue proctologue rue du Faubourg Saint-Antoine. Ils ont deux enfants, Roland, né en 1930 et une petite fille.
Mobilisé en 1939 dans le service de santé, Marcel Copé sera décoré de la Croix de guerre pour sa conduite courageuse à la bataille de la Loire.
Les lois antisémites font de lui un paria dans le pays même où il avait pensé avoir trouvé la Liberté.
Le 4 novembre 1943, Marcel Copé, Gisèle son épouse et leurs deux enfants, réfugiés à Aubusson, apprennent qu'une grande rafle va avoir lieu. Ils frappent chez leurs voisins du dessous, Émilie* et Hippolyte Léonlefranc*, qui les accueille et les cachent.
Quelques jours après, la famille trouvera refuge dans une ferme de Moutier-Rozeille, chez les Bouchardy, dont Marcel Copé soignait l'un des enfants. Aujourd'hui encore, et pour toujours, la famille Copé et la famille Léonlefranc sont indissolublement liées.
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Autres articles parus dans le site de l'AJPN 1 Clément Vasserot (Clément Vasserot est né au hameau de Fontgillairde, situé à Molines-en-Queyras, le 5 février 1893 dans une famille protestante. Il devient préfet de la Creuse le 14/02/1943. )
M. Heureude
(06/1940 - 15/09/1940) Préfet de la Creuse. Il est le premier préfet nommé par Vichy
Jean Cabouat
(15/09/1940 - 20/06/1941) Préfet de la Creuse
Jacques Henry
(21/06/1941 - 07/1943) Préfet de la Creuse qui met en application le second statut des Juifs du 2 juin 1941 et les textes complémentaires visant notamment au recensement et à l’aryanisation des biens juifs. Il est en charge des rafles de Juifs du 26 août 1942 et de février 1943, de l’organisation de la relève puis du STO et supervisa la mise en place de la milice
Pierre Berger
(1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
René Rivière
(Jan. 1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Clément Vasserot (14/02/1943 - 10/05/1944) Préfet de la Creuse, protestant, résistant, intègre le réseau Ajax en septembre 1943, il s'efforce de protéger les Juifs en refusant à la milice l’accès aux fichiers, en aidant la Maison chrétienne franco-tchécoslovaque pour l’enfance, en favorisant la fermeture des maisons de l’OSE. Il est suspendu de ses fonctions le 10 mai 1944 par Laval sur dénonciation du chef de la Milice.
Émile Marchais
(1943 - 1944) Préfet de la Creuse
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
M. Salem
(23/06/1944 - 25/08/1944) Préfet de la Creuse, imposé par la Milice, arrêté le 25 août 1944, jour de la libération définitive de la Creuse
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Henry Castaing
(1944 - 1945) Préfet de la Creuse, résistant, ex-commissaire aux RG et chef du réseau Ajax
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