Anna* et Paul Pasqualini* habitent aux portes de Saint-Étienne dans les bâtiments des Papeteries du Valfuret qu'il avait fondé en 1936 avec Jean Perrin.
Gaulliste convaincu, Paul Pasqualini* s'engage dans le réseau de résistance "93" créé à Saint-Étienne à la fin de 1941.
Dès l'occupation de la zone sud par les Allemands, en novembre 1942, un de leurs amis, Pierre Gonnet, demande à Anna* et Paul Pasqualini* de cacher un médecin juif et sa femme, Marcel et Gertie Auslander.
Nés en Autriche, et naturalisés français, les Auslander habitaient à Saint-Bonnet-le-Château. Marcel ne pouvait plus exercer en vertu des lois de Vichy et le couple avait été déchu de sa nationalité.
Après l'arrestation de Jean Perrin, résistant et associé de Paul Pasqualini* en mai 1942, la Gestapo vient arrêter Paul* le 9 octobre 1943, trahi par un agent double, comme les autres membres du réseau.
Il ne tenta pas de s'enfuir, afin de laisser le temps aux Auslander et à un jeune réfractaire au STO de se cacher dans le parc attenant à la cartonnerie et qui donnait sur la campagne.
Paul Pasqualini* fut emmené au Fort Montluc à Lyon, puis auCamp de Compiègne Royallieu, avant d'être déporté vers Mauthansen. Il sera bien heureusement libéré en 1945, malgré le régime très dur qui sévissait dans ce camp.
Les Auslender, pour leur part, furent recueillis par Aimé Thévenet*, un ancien patient du médecin, apiculteur à Estivareilles et son épouse Andrée*, institutrice.
Craignant une dénonciation, ils resteront discrets, éloignés des fenêtres, parlant à voie basse. Andrée* et Aimé Thévenet* subviennent à l'ensemble de leurs besoins.
Au printemps 1944, Marcel Auslander va rejoindre le maquis tandis que Gertie reste cachée chez les Thévenet*.
Après la libération de Saint-Étienne, Gertie Auslander rentra chez elle, et y fut rejointe par son mari. Le couple resta en relation très proche avec leurs sauveurs.
Après le retour de Paul Pasqualini*, en mai 1945, le Dr Marcel Auslander se consacra aux soins qu'exigeaient son état critique.
En 1946, Gertie mit au monde une petite fille. Elle reçut tous les jours la visite de Anna* et Paul Pasqualini* qui savaient qu'aucun membre de la famille de Gertie n'avait survécu à la Shoah.
Paul Pasqualini*, an engineer, and his wife Anna, a school teacher, lived in a flat on the premises of the cardboard factory Paul had established in 1936 in the Valfuret suburb of Saint Etienne (Loire). A keen supporter of General de Gaulle, Paul immediately joined the Resistance. When the Germans occupied the south of France in November 1942, Pierre Gomet, a school teacher who was a friend of the Pasqualinis, asked them to hide the Auslanders - a Jewish doctor and his wife. Marcel and Gertie Auslander had been born in Austria but were naturalized French citizens. They were living in Saint Bonnet le Château not far from Valfuret and Auslander had many patients in the region. However, the Vichy regime enacted a series of anti-Jewish laws, stripping Marcel of his right to practice medicine. It also deprived the couple of their French citizenship.
When they were asked to take in the Jewish couple, Anna* et Paul Pasqualini* agreed to take them in even though eight people were already living in their spacious house. Its isolated location inside the factory compound made hiding the newcomers easier. Anna* had to work hard to be able to feed all these people at a time of war and food shortages.
On October 9, 1943, Gestapo agents came to arrest the Pasqualini, who had been betrayed together with the members of his network by a double agent. He let himself be taken without attempting to resist in order allow the people he was protecting – the Auslanders and a young man who had refused to be drafted for compulsory labor in Germany – to escape through the park next to the factory which led to the countryside. Paul Pasqualini was incarcerated at Fort Montluc and later in Compiègne, whence he was deported to Mauthausen. He narrowly escaped death.
Following her husband's arrest and fearing another search of her home, the badly shaken Anna Pasqualini* suggested that the Auslanders leave and hide elsewhere. The Jewish couple left the same evening. Gertie went to stay with their acquaintances and former patients of her husband, Aimé and Andrée Thevenet, in a small hamlet near Estivareilles. Marcel first wanted to join the resistance, but returned to his wife several weeks later. Aimé was a farmer, his wife was the school teacher of the Viviers primary school, and they had an apartment in the school building.
As Marcel Auslander had been a physician in that region, everybody in the area knew him and his wife who often accompanied him on his rounds. Hence rescuers and rescued had to be very careful that no one would suspect the Auslanders' presence in the village. They stayed in the Thevenets' guestroom, which Gertie Auslander described in her testimony as "our safe haven as well as our prison". Fearing denouncement, they would keep away from the windows, speak softly so that they would not be noticed by the students. Aimé and Andrée Thevenet shared their food with their wards and saw to all their needs. In the spring of 1944 Marcel Auslander was finally able to join the resistance, his wife stayed in hiding.
When St. Etienne was liberated, Gertie Auslander returned to her home, where she was soon joined by her husband. The couple maintained a warm relationship with the two couples who had saved them. When Paul Pasqualini returned from Mauthausen in May 1945, Marcel Auslander devoted himself to nursing him back to health. In 1946 Gertie Auslander had a baby girl. The Pasqualinis who knew that the Auslanders' family had all been murdered in the Holocaust, visited her in hospital. When Andrée Thevenet reached retirement age, she and her husband moved back to Aimé's hometown, where several years later the childless couple passed away.
On 26 May 1999 Yad Vashem recognized Paul & Anna Pasqualini and Aimé and Andrée Thevenet as Righteous Among the Nations.
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[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 2 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 3 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
4 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
5 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. ) 6 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
Georges Potut
(10/02/1941 ) Préfet de la Loire
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
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