Marie* et Pierre Bellocq* vivent à Nay. Marie* est la directrice de l’école maternelle de Nay et son mari Pierre, instituteur, a intégré le réseau local de résistance Combat à l’insu de son épouse en 1942. Il a en charge le noyautage des administrations publiques sur le village.
Vitalis Farhi était né à Izmir (Turquie) et était arrivé en France en 1925. Marié, il habitait avec sa famille à Paris, Cité Trévise.
Les Farhi avaient quitté Paris à la fin de l'année 1941, après les premières rafles. Ils se dirigent vers les Basses-Pyrénées où de nombreux Juifs originaires de Turquie et de Grèce sont réfugiés. Roger a 7 ans, Henri a 5 ans.
Ils parviennent à passer la ligne de démarcation, se dirigent vers Pau et arrivent à Nay où ils resteront jusqu'en juin 1944.
Ils s'adaptent vite et comprennent facilement le patois béarnais proche de leur langue, le Djudezmo (dialecte issu de l’espagnol du xve siècle).
Les Algazi rejoignent les Farhi à Nay. Eux aussi seront bien accueillis par les habitants du village.
C'est ainsi que vivent à Nay plusieurs familles originaires d’Izmir, d’Aïdin et d’Istambul, les Farhi, les Algazi, les Lévy, Maurice et Albert.
La Turquie n'étant pas en guerre contre l'Allemagne, les ressortissants turques ne pouvait faire l'objet d'arrestation. Mais Vitalis Farhi était muni d'un passeport Nansen (certificat reconnu par de nombreux gouvernements permettant à des milliers de réfugiés apatrides de voyager. Il a été créé le 5 juillet 1922 à l'initiative de Fridtjof Nansen, premier Haut-commissaire pour les réfugiés de la Société des Nations, via l'Office international Nansen pour les réfugiés).
Les Farhi louent un petit appartement au dessus de la boulangerie du village et le père, Vitalis Farhi trouve un emploi chez un paysan du village, Jean Matocq Grabot.
Vitalis Fahri est arrêté une première fois en novembre 1941 et interné au camp de Gurs.
Sur l'intervention de Pierre Bellocq* et en tant que ressortissant Turc, il sera libéré le 15 janvier 1942.
Vitalis est de nouveau arrêté arrêté par les gendarmes de Nays et interné Gurs le 27 février 1943.
Il n'y restera que quelques semaines, à nouveau grâce à l'intervention de Pierre Bellocq* et en tant que ressortissant Turc.
A compter de sa libération, Vitalis quitte clandestinement son employeur et se cache.
Mais il s'agit aussi de mettre les enfants à l'abri. Marie* et Pierre Bellocq* proposent ainsi de cacher Henri et Roger Farhi chez les parents de Marie*. Marie* emmène Roger et Henri Farhi dans la ferme de ses parents, André* et Sidonie-Marie Ladebays*, à Boeil-Bezing.
Les Bellocq* cachent également Mme Algazi et son fils Gérard chez des amis à eux.
Au printemps 1944, alors que les gendarmes devaient arrêter six Juifs, ils se rendirent au café du village pour boire un verre et converser avec le patron, laissant négligemment la liste des arrestations prévues le lendemain matin sur le comptoir.
Aucune arrestation n'eut lieu. Les six Juifs avaient "disparus" du village, aidés une fois de plus par Pierre Bellocq* qui leur trouve des abris sûrs.
Gérard Algazi témoigne : « De nombreux français ont aidé des juifs pendant la guerre, certains contre de l’argent, ce fut le cas du passeur qui nous a fait traverser la ligne de démarcation, mais d’autres par simple humanité comme Marie* et Pierre Bellocq* qui non seulement aidaient les familles juives installées à Nay mais encore cachaient leurs bijoux dans le tiroir du buffet ».
Maurice Lévy se fera appeler Maurice Denailles après la guerre, en souvenir de son séjour à Nay.
Roger et Henri Farhi et Gérard Algazi sont retournés à Nay et ont retrouvé "leur" village où ils avaient été accueillis et protégés par tous les habitants.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes 2 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence.
Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
3 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. ) 4 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). ) 5 Victime en représailles à Mussidan 6 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )
7 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Émile Ducommun
(1940 - 1942) Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Angelo Chiappe
(16/07/1939 - 24/09/1940) Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Maurice Sabatier
(01/05/1942 - 1944) Maurice Roch Antoine Sabatier, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1897-1989)
François Pierre-Alype
(1941 - 1941) Marie François Jules Pierre dit Pierre-Alype, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1886-1956)
Gaston Cusin
(30/08/1944 - 18/05/1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1903-1993)
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
Avertissement Les informations affichées sur le site de l'AJPN sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de notre base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par l'AJPN et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans notre base de données.
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
-
Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions