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Camp d'internement pour Tsiganes

Camp de Saliers à Sillac-les-Alliers
durant la Seconde Guerre mondiale

Texte pour ecartement lateral Commune : 16000 Angoulême(Sillac-les-Alliers)
Sous-préfecture : Angoulême
Canton : Angoulême
- Charente

Période d'activité: Novembre 1940 - mars 1946
Population internée: Espagnols, Tsiganes, nomades et forains circulant en Charente et Charente-Inférieure

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Camp-de-Saliers-a-Sillac-les-Alliers
Plaque sur le camp des Alliers
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Histoire

Déportation des Républicains espagnols en juin 1940

Les réfugiés espagnols qui avaient fuit le francisme sont rassemblés dans le camps de La Combe aux Loups à Ruelle-sur-Touvre et dans le Camp des Alliers à Angoulême.

Le 20 août 1940, 927 républicains espagnols sont emmenés à la gare d'Angoulême par des policiers français et des soldats allemands et seront déportés au départ d'Angoulême : les hommes de plus de 13 ans sont dirigés vers les camp de Mauthausen où très peu survivront, les femmes et les enfants sont rendus à Franco.

Les SS sélectionnent alors 470 hommes et jeunes gens qui sont aussitôt conduit au camp de Mauthausen. Seuls, une centaine en réchappèrent.
Le convoi qui ne comportait plus que des femmes et des enfants retourna en France puis prit le chemin de la frontière espagnole. A Irun, femmes et enfants furent livrés à la police franquiste.

Mes arrière-grands-parents, trois tantes, un cousin et trois cousines de ma mère ont fait partie du convoi des 927. Ramòn Rio Fanjul , mon arrière-grand-père a été interné a Mauthausen puis transféré à Gusen où il a été assassiné le 12 Mai 1941 à l'âge de 66 ans. Le reste de la famille a été renvoyée en Espagne où ils ont vécu l'horreur !

Monique GIMENEZ GERMAN
voici mon adresse mail, si vous avez des infos merci de me contacter.:
mo.gimenez@laposte.net

17/08/2011

[Compléter l'article]

Bref historique du Camp d'Internement des Alliers 1940-1946

LE DECRET DU 6 AVRIL 1940
Le 6 avril 1940 le gouvernement de la 3ème République décrète :
"La circulation des nomades est interdite sur la totalité du territoire.
Les nomades, c'est-à-dire toutes personnes réputées telles dans les conditions prévues à l'article 3 de la loi du 16 juillet 19121, sont astreints à se présenter sous les quinze jours qui suivent la publication du présent décret, à la brigade de gendarmerie ou au commissariat de police le plus voisin du lieu où ils se trouvent. Il leur sera enjoint de se rendre dans une localité où ils seront tenus à résider sous surveillance de la police. Cette localité sera fixée pour chaque département par arrêté du Préfet
".
Le rapport relatif à ce décret précisait :
"En période de guerre, la circulation des nomades, individus errant généralement sans domicile, ni patrie, ni profession effective, constitue, pour la défense nationale et la sauvegarde du secret, un danger qui doit être écarté".
C'est ainsi que furent regroupés et assignés à résidence surveillée par la gendarmerie à Aubeterre et Villefagnan, les tsiganes du département de la Charente.
Précédemment, en juillet 1938, le Préfet ordonnait la création d'un camp, aux Alliers sur la commune d'Angoulême.
Un an plus tard, en juillet 1939, il servait à interner 800 réfugiés Espagnols chassés de leur pays. Ils furent victimes d'une tragédie de l'histoire avec leur déportation à Mauthausen en août 1940.
Dès septembre 1940, une soixantaine de tsiganes, évacués de Lorraine, avaient été regroupés et internés par familles entières au camp des Alliers.
En octobre 1940, la Kommandantur d'Angoulême exigera du Préfet qu'il rassemble tous les tsiganes de Charente ainsi que ceux de Charente Maritime, sous l'encadrement et la surveillance de la police française. Ils rejoignirent ainsi les tsiganes de Lorraine dans ce camp.

LA SITUATION ET LES CONDITIONS DE VIE AU CAMP
Ce camp situé au sud d'Angoulême, à Rabion, en bordure de la voie ferrée Paris-Bordeaux, avait une superficie d'un hectare soixante cinq, entouré de plusieurs rangées de fils barbelés. Il était composé de onze baraquements au total, dont huit baraques en planches disjointes, de quarante mètres sur huit pour les habitations et trois autres plus petites pour le corps de garde et l'administration, les cuisines et l'infirmerie.
En décembre 1940, la tempête arrache les toits en carton bitumé et il pleut à l'intérieur. Par temps de pluie, les alentours des baraques se transforment en véritable bourbier.
En décembre 1941, au sujet des Alliers, l'inspection générale des camps note à propos des baraques : "La plupart sont dans un état de délabrement extrême et ne peuvent constituer même pour des nomades qu'un abri insuffisant".
Les fosses d'aisances sont pleines et inutilisables. L'eau potable fournie par des puits ne peut plus être utilisée faute de pompes en état. Les douches prévues initialement ne fonctionneront pratiquement jamais. Le manque d'eau obligera à aller la chercher à une borne fontaine route de Bordeaux.
Dans de telles conditions, les vêtements ne sont plus entretenus, ni changés : l'état vestimentaire est extrême. Les maladies cutanées : gale, impétigo sont nombreuses. Une épidémie de typhoïde ainsi que deux cas de méningite, entraînent la consigne du camp pour plusieurs semaines en 1941.
Les hivers et le froid mettent en évidence une insuffisance de poêles et une pénurie constante de charbon et de bois de chauffage malgré des demandes de la direction restées sans suite. Les familles se partagent une à deux couvertures pour cinq six personnes.
La nourriture était extrêmement réduite, à tel point que le Préfet écrit en octobre 1941 au Directeur pour lui dire qu'elle est nettement insuffisante.

LES EFFECTIFS
C'est par familles entières que les tsiganes ont été internés. Les registres des Archives Départementales démontrent qu'environ 450 tsiganes furent internés à des périodes variables en fonction des transferts avec les autres camps des départements voisins. Cependant les effectifs régulièrement présents ne dépasseront pas 350 personnes dont près de 60 % étaient des enfants.
Les évasions étaient nombreuses et régulières. Elles varieront entre dix et vingt pour cent des tsiganes internés : "les départs clandestins se produisent en ce moment à peu près tous les 8 jours", écrit le directeur en avril 1942.
Privés de leur carte d'alimentation, les évadés s'exposaient encore plus aux dénonciations et revenaient au camp, en famille, encadrés par deux gendarmes.

L'ENCADREMENT DU CAMP
Le directeur du camp commandait onze personnes pour encadrer les tsiganes présents. Deux gendarmes et cinq gardes civils assuraient les permanences et les gardes. Ils étaient assistés d'un économe et d'une infirmière. Deux religieuses dirigeaient l'école "sous le contrôle de l'Inspecteur d'Académie" alors que vingt enfants "impossibles" avaient été dirigés vers le Centre du Père Le Bideau.

LA VIE QUOTIDIENNE ET LE TRAVAIL :
Le règlement du camp précise :
"II est interdit de sortir du camp. Toutefois pour les nomades devant assurer leur subsistance par le travail, des autorisations de sortie peuvent également être délivrées dans des cas exceptionnels".
Le camp est fermé la nuit de 21 heures à 7 heures. Les femmes munies d'un laissez passer peuvent sortir pour faire les commissions à partir de 10 heures.
Certains tsiganes pouvaient donc s'absenter pour le travail.
Ainsi en septembre 1942, ils étaient quarante cinq à travailler à l'extérieur du camp soit pour l'occupant, à la Poudrerie et la Fonderie de Ruelle, dans l'agriculture ou pour le compte de la Ville d'Angoulême.
Sur place, à l'intérieur du camp, trois personnes assuraient le travail de jardinage, d'entretien et la cuisine de la cantine, tandis que les femmes et les enfants continuaient leurs petits métiers traditionnels de vannerie.
L'administration du camp avait mis en place un régime de punitions avec comme sanction, mise à l'eau et au pain sec avec consigne pendant 15 jours.

LA FIN DE L'INTERNEMENT
II aurait paru logique, pour l'observateur d'aujourd'hui, que les tsiganes aient été libérés dès la fin des hostilités mais ce ne fut pas le cas.
La nouvelle administration du gouvernement de la Libération maintiendra l'existence et le fonctionnement de ce camp jusqu'en mai 1946.
Ainsi non seulement le camp des Ailiers fut le dernier à libérer les tsiganes mais il fut aussi celui dont la durée de fonctionnement fut la plus longue de France.
Des familles rejoignirent seuls et à pied les lieux où elles avaient été arrêtées. D'autres trouvèrent refuge dans les grottes des Eaux Claires à Ma Campagne. Tous leur biens : roulottes, chevaux, étaient perdus. Ils n'auront aucune aide, aucun dédommagement, ils ont dû recommencer leur vie à zéro, plus méfiants que jamais envers les "gadjé".

[extrait du livret imprimé à l’occasion de la commémoration du 16 décembre 2006 par l’association Gens du Voyage Centre Social les Alliers (avec le soutien de la HALDE), 2007, 24 p]

30/05/2010

[Compléter l'article]

1 Famille internée - Camp de Saliers à Sillac-les-Alliers [Ajouter une famille]

Famille Rio Fanjul Rodriguez : 
Nationalité Espagnol
Les Rio Rodriguez probablement internés avec trois de leurs filles et quatre de leurs petits-enfants au camp des Alliers avant d'être envoyés à Mathausen par le convoi des 927 le 20 août 1940. Ramon Rio Fanjul, le père, y est assassiné le 12 mai 1941 à Gusen, camp annexe de Mathausen. Le reste de la famille est renvoyé en Espagne...
Arrivée au lieu d'internement : 00/07/1939
Destination : 20/08/1940 - Mathausen
Date exécution : 12/05/1941

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Centre d'études tsiganes (Bibliographie )
2 Souvenir Français Loudun - GABORIAUD Alphonse (Site du Souvenir Français - Comité de Loudun Page GABORIAUD Alphonse )
3 Souvenir Français Loudun - ROWEK Albert (Souvenir Français Comité de Loudun - Page ROWEK Albert )

Chronologie [Ajouter]

12/04/1939 - Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers).
27/09/1940 - Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers).
22/02/1941 - Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers).
08/10/1942 - Rafle des Juifs en Charente dans la nuit du 8 au 9 octobre 1942.
02/11/1945 - Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers).

Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.

Notes

- 1 - Loi française à caractère raciste instituant les carnets anthropométriques d'identité remplacés par la loi de 1969 instituant les titres de circulation.


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Charente

Région :
Poitou-Charentes
Département :
Charente

Préfets :
Georges Malick
(10/1937 - 08/1940) Préfet de la Charente
Alfred Papinot
(08/1940 - 08/1943) Préfet de la Charente
Louis Bourgain
(16/08/1940 - 1944) Vice-amiral, Préfet de de la Vienne et préfet régional de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne. Condamné à huit ans de prison à la Libération (1881-1970)
Pierre Berger
(1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
René Rivière
(Jan. 1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Pierre Daguerre
(08/1943 - 01/09/1944) Préfet de la Charente
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Jean Schuhler
(06/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne)
Joseph Garnier
(01/09/1944 - 12/1951) Préfet de la Charente
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)

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