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Otto Fischl



 
Paris 75000 - Paris
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Otto-Fischl
Otto Fischl
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire
Joseph et Aneska Stacke, catholiques, émigrés de Tchécoslovaquie en 1918, parents de 6 enfants, antiquaires à Salles-d'Angles, accueillent Monsieur et Madame Fischl et leurs deux enfants, Otto, né en 1929, et Lixi (Alex), originaires de Prague. Joseph et Aneska Stacke protégeront toute la famille Fischl durant deux ans.

La famille Fischl avait fuit Prague en 1938.
En 1942, grâce à des contacts, Madame Fischl rencontre à Paris leur sauveur, Joseph Stacke, un compatriote d’origine catholique, père de famille nombreuse, implanté dans un village de Charente, Salles-d’Angles. Celui-ci accepte de donner refuge à Otto et à son petit frère, Lixi (Alex), qu’il reçoit le 14 juillet 1942 alors qu’à Paris se prépare la rafle du Vél’ d’Hiv’.
Leurs parents les rejoignent quelques jours plus tard.

Dans son journal (19 octobre 1943 - 15 mars 1945) commencé le 19 octobre 1943, Otto Fischl, qui vit aujourd'hui en Australie, raconte avec humour la vie quotidienne tumultueuse de la maisonnée en Charente. Extrêmement curieux, il nourrit ses réflexions par de nombreuses lectures et par l'écoute des informations à la radio, sa seule fenêtre sur l'extérieur. Cloîtré pendant plus de deux ans à l'intérieur de la maison de Joseph Stacke, qui exerçait le commerce des antiquités, l'adolescent raconte qu'il devait se cacher lorsque le père recevait des visites. Dans ce petit village, le portail de la maison systématiquement fermé intriguait, malgré les vaines perquisitions. Seule une poignée de personnes - le maire, le curé et les religieuses - savaient.

10/04/2011

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Titre

Mon journal ; 19 octobre 1943 - 15 mars 1945

Mon journal ; 19 octobre 1943 - 15 mars 1945

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Auteur   Otto Fischl  
Édition   Le Manuscrit-FMS  
Année   2009  
Genre   témoignage  
Description   Lorsqu’il rédige son Journal, Otto Gerard Fischl (né en 1929) est un adolescent juif caché avec sa famille. Celle-ci a été rattrapée en France par l’idéologie qui lui avait fait fuir Prague en 1938. Grâce à des contacts, sa mère a rencontré à Paris leur sauveur, M. Stacke, un compatriote d’origine catholique, père de famille nombreuse, implanté dans un village de Charente, Salles-d’Angles. Celui-ci accepte de donner refuge à Otto et à son petit frère, Lixi (Alex), qu’il reçoit le 14 juillet 1942 alors qu’à Paris se prépare la rafle du Vél’ d’Hiv’. Leurs parents les rejoignent quelques jours plus tard. Otto ne commence toutefois son Journal que le 19 octobre 1943. Ainsi nous introduit-il dans tout ce qui anime sa « captivité » qui a duré plus de deux ans. Pour tromper l’ennui et l’angoisse d’être dénoncé, Otto confie à son Journal avec acuité, intelligence et humour, la vie tumultueuse de la maisonnée, agitée par les rapports conjugaux des Stacke, mais aussi ses nombreuses lectures, les nouvelles de la guerre, et ses réflexions qui parfois touchent à la philosophie. Si la famille Fischl doit se soustraire à la vue de tous, les visiteurs sont pourtant nombreux dans cette maison qui sert de magasin d’exposition à M. Stacke, marchand d’antiquités qui, homme généreux, invite souvent à sa table. Dans ce village de la France profonde, le portail anormalement verrouillé de la demeure – pour permettre aux Fischl de se cacher – de la famille étrangère objet de la xénophobie, fait parler malgré les vaines perquisitions. Pourtant, certains savaient : le maire, le curé et les religieuses. Aussi, l’édition de ce Journal, sorti de l’oubli grâce à Agnès Stacke, est pour Otto, ou Gerry (anglicisation de son second prénom), l’occasion de rendre hommage à ceux qui ont gardé le silence ainsi que, bien sûr, à la famille Stacke et plus encore au courage de M. Stacke qui a sauvé la famille Fischl au péril de la sienne. Ce Journal évoque naturellement celui d’Anne Frank tant les parallèles sont là : l’âge, les origines d’Europe Centrale, l’instruction et les valeurs humanistes, la confrontation à la situation d’être cachés en famille avec « les autres », le sens de l’observation des enfants qui s’exerce sur ceux qui les entourent et les fascinent, sans omettre l’aspiration au monde extérieur, à la liberté et à la survie. Préfacé et annoté par Tal Bruttmann.  

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1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



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