Texte pour ecartement lateral Commune : 64190 Gurs Sous-préfecture : Jensaisrien Canton : Navarrenx - Pyrénées Atlantiques
Période d'activité: 05/04/1939-31/12/1945 Superficie: 80 hectares, 13 îlots, 428 baraques Capacité: 15 à 18 000 personnes Population internée: Membres des Brigades Internationales, républicains Espagnols, Juifs allemands et ex-autrichiens, Tziganes
Vue du camp de Gurs tel que photographié à partir d’un château d’eau. Gurs, France, vers 1941.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Prisonniers à Gurs
source photo : Arch.
crédit photo : DR
"Camp de Gurs (B-P) - Un groupe de réfugiés espagnols"
source photo : Film "No pasarán" de Henri-François Imbert
crédit photo : Cartes postales APA
Jeunes enfants au camp de Gurs. Gurs, France, vers 1943.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Enfants de réfugiés espagnols internés dans le camp de Gurs. Ces enfants aidaient souvent les membres de l'American Friends Service Committee (le Secours Quaker américain), dans leur travail humanitaire à l'intérieur du camp de Gurs, France, 1943.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Jardins potagers gérés par l’American Friends Service Committee (le Secours Quaker américain) dans le cadre de l’effort quaker de secours aux détenus dans le camp de Gurs. Gurs, France, vers 1943.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Détenus au camp de détention de Gurs. Gurs, France, vers avril 1941.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Une femme (à droite) incarcérée au camp de Gurs se tient avec deux délégués Quakers qui travaillaient pour l’American Friends Service Committee (le Secours Quaker américain). Gurs, France, après janvier 1941.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Femmes juives incarcérées, derrière la clôture de fil de fer barbelé dans le camp de détention de Gurs. France, entre 1940 et 1943.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Groupe de Juifs nés à l’étranger posant pour une photo à Gurs, un camp d’internement français dans le sud-ouest de la France. Gurs, France, 1941.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Les conditions de vie dans la promiscuité : détenus à l’intérieur d’une baraque au camp de détention de Gurs. France, probablement en 1940.
source photo : American Jewish Joint Distribution Committee
crédit photo : D.R.
Panneau commémoratif à Gurs, "ouvert par la République pour des républicains, et devenu l’instrument et le symbole de la collaboration avec les nazis dans l’œuvre de la destruction des juifs” Souvenez-vous !
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
After the victory of the Franco-troups, hundreds of members of the International Brigades fled to France, where they were interned in camps. From 1939, foreign – mainly Jewish – refugees were interned as "foreign enemies". Source : Database DOW.
source photo : DOW
crédit photo : D.R.
Groupe de femmes juives allemandes à Gurs, avril 1941
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Le camp de Gurs, situé dans les Pyrénées-Atlantiques, est le plus important des camps d’internement et de concentration mis en place dans le sud de la France avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Originellement édifié en 1939 pour y regrouper des réfugiés et des prisonniers politiques, notamment espagnols des Brigades Internationales, il accueillera jusqu’à dix-neuf mille personnes.
La France sous Vichy transformera le site de Gurs, marécage traversé par une route, en camp d’internement des prisonniers politiques, des communistes, des anarchistes, et des Juifs.
Dès octobre 1940, y arrivent près de six mille cinq cents Juifs expulsés d’Allemagne, dans le cadre de l'Opération Burckel.
Pendant l'hiver 1940-1941, huit cents Juifs y décèdent de froid et de maladies.
L’état sanitaire est déplorable, mais pas pire qu’ailleurs. Les internés devront lutter au quotidien avec les rats et les poux.
Le rapport Dannecker de juillet 1942 précise : "Les baraques sont en très mauvais état… et la capacité d'absorption du camp s'en trouve fortement réduite. Nombre total d'internés (Juifs) : deux mille cinq cent quatre-vingt-dix-neuf dont mille neuf cent douze anciens sujets allemands, ainsi que trois cent trente-cinq autres déportables" !
D'août 1942 à mars 1943, six convois transporteront trois mille neuf cent sept Juifs, hommes et femmes, vers Auschwitz via Drancy.
Le 1er novembre 1943, le camp est dissous et les internés sont transférés au Camp de Nexon (Haute-Vienne). Les conditions de surveillance n’étaient pas très sévères, et conformément à de très nombreux témoignages, il semble que s’évader du camp de Gurs ne fût pas très difficile. Mais les évadés étaient souvent rapidement repris, ne connaissant pas la langue, ne possédant ni papiers, ni vêtements civils. Ceux qui purent bénéficier d’une logistique d’exfiltration vers l’Espagne réussirent à fuir sans trop de problèmes. Ils furent sept cent cinquante cinq dans ce cas ; parmi eux, la philosophe Hanna Arendt. Cette logistique fut très souvent apportée par l’action de véritables héros, reconnus et honorés comme Justes des Nations. Il faut citer le nom de Madeleine Barot* qui, à la tête de la Cimade, implantée au camp de Gurs-même, va permettre à des dizaines de Juifs de fuir et de suivre des filières d’évasion jusqu’en Suisse.
L’histoire retiendra aussi le nom du Pasteur Boegner*, défenseur inlassable et inconditionnel des Juifs, même auprès des autorités de Vichy, qui sauvera de la mort une centaine d’enfants juifs allemands internés au camp de Gurs.
D’autres Justes comme le père Braun*, hébraïsant humaniste, qui réussit le 8 septembre 1942 à sauver trente enfants de la déportation ou encore comme le père Gross*, envoyé au camp de Gurs par l’évêque de Fribourg pour le compte de l’organisation Caritas. Chargé officiellement de porter réconfort et assistance aux internés catholiques, il œuvra à sauver de très nombreux Juifs, falsifiant les identités et fournissant de précieux visas pour la Suisse.
L’action au camp de Gurs d’un autre Juste, le pasteur Morel*, est tout aussi exemplaire : il organisa de véritables opérations de sauvetage vers l’Espagne et vers la Suisse, grâce encore au concours institutionnel de la Cimade.
Famille Abel :
Walter, né le 09/06/1872 à Heidelberg (Allemagne),
décédé le 27/11/1940 Nationalité Allemande Walter, 68 ans, raflé, expulsé et déporté de Bade à Gurs par les Allemands en octobre 1940 parce que juif, est mort au camp de Gurs (tombe n° 215).
Provenance : Bade-Wurtenberg (Allemagne)
Arrivée au lieu d'internement
: 24/10/1940
(Source: Amicale du camp de Gurs )
Famille Aberle :
Moritz, né le 29/08/1879 à Mannheim (Allemagne),
décédé le 07/01/1942 Nationalité Allemande Moritz, 62 ans, raflé, expulsé et déporté de Bade à Gurs par les Allemands en octobre 1940 parce que juif, est mort au camp de Gurs (tombe n° 961).
Provenance : Bade-Wurtenberg (Allemagne)
Arrivée au lieu d'internement
: 24/10/1940
(Source: Amicale du camp de Gurs )
Famille Abraham :
Rosa, née le 05/07/1865 à Sulzburg (Allemagne),
décédée le 06/12/1941 Nationalité Allemande Rosa, 76 ans, raflée, expulsée et déportée de Bade à Gurs par les Allemands en octobre 1940 parce que juive, est morte au camp de Gurs (tombe n° 907).
Provenance : Bade-Wurtenberg (Allemagne)
Arrivée au lieu d'internement
: 24/10/1940
(Source: Amicale du camp de Gurs )
Famille Ackermann :
Hélène, née le 26/05/1875 à Wallhalben (Allemagne),
décédée le 12/11/1940 Nationalité Allemande Hélène, 65 ans, raflée, expulsée et déportée de Bade à Gurs par les Allemands en octobre 1940 parce que juive, est morte au camp de Gurs (tombe n° 86).
Provenance : Bade-Wurtenberg (Allemagne)
Arrivée au lieu d'internement
: 24/10/1940
(Source: Amicale du camp de Gurs )
Famille Adelsberger :
Charlotte, née le 01/11/1871 à Wilhelmsdorf (Allemagne),
décédée le 02/12/1940 Nationalité Allemande Charlotte, 69 ans, raflée, expulsée et déportée de Bade à Gurs par les Allemands en octobre 1940 parce que juive, est morte au camp de Gurs (tombe n° 271).
Provenance : Bade-Wurtenberg (Allemagne)
Arrivée au lieu d'internement
: 24/10/1940
(Source: Amicale du camp de Gurs )
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Centre d'études tsiganes (Bibliographie
)
2 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes 3 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence.
Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
4 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. ) 5 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). ) 6 Amicale du camp de Gurs (Fondée en 1980, l'AMICALE DU CAMP DE GURS a vocation à regrouper tous les anciens internés, leurs familles, leurs amis et sympathisants.
La caractéristique des membres de l'Amicale est une grande diversité de nationalités, de croyances, de couches sociales. Leur motivation est la lutte contre la xénophobie, le racisme, l'antisémitisme et la répression politique.
Dans ce qui fut le plus grand des camps français de 1939 à 1945, 60559 personnes ont été internées. On est passé de l'enfermement administratif de la IIIème République, organisé par le régime de Vichy, à la déportation (3 907 hommes, femmes et enfants). )
7 Victime en représailles à Mussidan 8 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )
12/04/1939 -Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers). 12/06/1940 -Arrivée au camp de Gurs d'un convoi de 1 200 internés en provenance de Cépoy (Loiret) et d'autres camps. 27/09/1940 -Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 22/02/1941 -Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 02/11/1945 -Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers).
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Émile Ducommun
(1940 - 1942) Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Angelo Chiappe
(16/07/1939 - 24/09/1940) Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Maurice Sabatier
(01/05/1942 - 1944) Maurice Roch Antoine Sabatier, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1897-1989)
François Pierre-Alype
(1941 - 1941) Marie François Jules Pierre dit Pierre-Alype, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1886-1956)
Gaston Cusin
(30/08/1944 - 18/05/1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1903-1993)
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
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