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Paris

Région :
Île-de-France
Département :
Paris

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René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
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(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
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Texte pour ecartement lateral

René La Combe

dit Bottin alias Melville
Texte pour ecartement lateral

Paris 75000 Paris
Date de naissance: 18/04/1915 (Combrée (Maine-et-Loire))
Date de décès: 25/02/1994 (Saint-Germain-des-Près)
Arrestations: 20/11/1943
Motif de la non déportation : S'évade du train entre Belfort et Mulhouse
Profession: Homme politique
Qualité: Résistant
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Rene-La-Combe
René La Combe
source photo : Ordre de la Libération
crédit photo : D.R.
Histoire

Représentant en matériel de chauffage, René La Combe fait son service militaire dans le Génie.

Interprète à la 51st (Highland) Infantry Division, il est fait prisonnier le 12 juin et envoyé à l'Oflag V A (de) de Weinsberg près de Stuttgart. En octobre 1940, il est transféré au Stalag V-A (en) de Ludwigsbourg (Wurtemberg).

Le 12 janvier 1942, il s'évade. Dans le Gard, il devient agent de liaison d'Albert Thomas (résistant), qui est chef départemental de l'Armée secrète et de Combat. En septembre 1942, La Combe est responsable de Combat à Alès et adjoint du chef de l'AS René Pagès. Le 1er mars 1943, il est nommé adjoint du chef du NAP-fer (Noyautage des administrations publiques) en zone sud, René Hardy, qu'il remplace en juillet 1943.

Le 20 novembre 1943, arrêté, il est emprisonné à Nîmes, puis aux Baumettes de Marseille. Le 17 juin 1944, il est transféré au Fort Hatry (Belfort). Le 28 août 1944, il saute du train entre Belfort et Mulhouse pendant sa déportation en Allemagne. Caché à Montreux-Château (Territoire de Belfort), il réussit à se réfugier en Suisse. Le 10 octobre 1944, il rentre en France.

Ayant d'abord repris son ancien métier, René La Combe fait une carrière de parlementaire. De 1958 à 1986, il est député du Maine-et-Loire.

Distinctions :

  • Commandeur de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération (décret du 19 octobre 1945)
  • Croix de Guerre 1939-45
  • Médaille de la Résistance
  • Médaille des Évadés

11/03/2013

[Compléter l'article]

Bibliographie

  • Henri Frenay, La Nuit finira, Laffont, 1973
  • Claude Bourdet, L'Aventure incertaine, Stock, 1975
  • Pierre Péan, Vies et Morts de Jean Moulin, Fayard, 1998

11/03/2013

[Compléter l'article]

Compagnon de la Libération

René La Combe est né le 18 avril 1915 à Combrée dans le Maine-et-Loire; son père était Consul de France à Londres.

Il fait ses études à Londres et exerce la profession de représentant en matériel de chauffage. Il effectue son service militaire en 1936 dans le Génie.

Mobilisé en mars 1939 et affecté dans la réserve générale du Génie, il est affecté, en janvier 1940, comme membre de la Mission française de liaison, à la 51e Division Ecossaise en qualité d'interprète.

Fait prisonnier par les Allemands le 12 juin 1940 à Saint-Valéry-en-Caux, il est emmené en captivité à l'Oflag V A à Weinsberg près de Stuttgart.

En octobre 1940, il est transféré au Stalag V A à Ludwigsburg dans le Wurtemberg où il est employé dans les commandos allemands comme ouvrier teinturier, ouvrier agricole et manoeuvre dans une carrière de pierres.

Le 12 janvier 1942 après dix-huit mois de détention, il parvient à s'évader et à rentrer en France.

Entré aussitôt à la Résistance, René La Combe devient agent de liaison du chef de l'Armée Secrète (AS) et du responsable du mouvement "Combat" dans le Gard, Albert Thomas. En septembre 1942, sous le nom de "Bottin", il devient chef de la Résistance pour l'arrondissement d'Alès et adjoint du chef de l'AS, René Pagès. Il organise les premiers groupes francs parmi les mineurs et les métallurgistes du Bassin d'Alès et apporte son aide à la constitution des premiers groupes du maquis des Cévennes.

Il noyaute dans les administrations d'Alès les éléments principaux qui constitueront les cadres de la Résistance dans l'arrondissement. Il assure et organise les liaisons entre la ville et le Maquis de réfractaires qui commence alors à se former.

D'octobre 1942 à mars 1943, il est, à Alès, sous la couverture du centre d'entraide des prisonniers de guerre, l'animateur inlassable de la Résistance auprès des éléments locaux.

Appelé le 1er mars 1943 comme adjoint au chef national Fer (Didot - René Hardy), il est chargé du noyautage du personnel de la SNCF. Parcourant toutes les régions de la zone sud afin d'y trouver les cadres et d'y recruter le personnel de liaison, il constitue également des dépôts dans diverses localités et y transporte lui-même, à maintes reprises, des valises d'armes et d'explosifs. Chargé de la propagande, il distribue et organise la diffusion des journaux de la Résistance parmi les membres de la SNCF.

En juillet 1943, après l'arrestation du chef national Fer, il est chargé d'organiser la structure administrative pour l'ensemble de la zone sud et obtient dans ce domaine des résultats exceptionnels, assurant l'approvisionnement, en explosifs et en matériel d'armement, de toute l'organisation dont il a la charge. Soucieux de conserver au pays l'utilisation des centrales et barrages hydroélectriques après la libération, il assure la défense de ces ouvrages. Il met cependant au point le dispositif de sabotage des pylônes des lignes à haute-tension afin de paralyser la formation de courant à destination de l'Allemagne et de ses industries.

Arrêté le 20 novembre 1943, en pleine activité à Nîmes, sur dénonciation d'un traître, il est interné, après quinze jours de cellule à la prison de Nîmes, à celle des Baumettes à Marseille.

Le 17 juin 1944 il est transféré au fort de Hatry à Belfort. Il s'évade au moment de sa déportation en Allemagne, le 28 août 1944, en sautant du train entre Belfort et Mulhouse. Caché à Montreux-Château dans le Territoire de Belfort, traqué de nouveau par les patrouilles allemandes, il échappe de justesse à leur poursuite et réussit à franchir la frontière suisse. Il rentre en France le 10 octobre 1944.

En 1945, il travaille un temps au Ministère des Anciens Combattants et Prisonniers de Guerre avant de reprendre sa profession de représentant en matériel de chauffage.

Conseiller municipal de Saint-Germain-des-Prés dans le Maine-et-Loire depuis 1953 puis Maire de 1959 à 1989.

Député du Maine-et-Loire, il est cinq fois élu de 1958 à 1986.

Il est vice-président de l'Assemblée nationale de 1965 à 1967 puis représentant de la France au Parlement européen (1967-1968).

En 1973, René La Combe prend la tête de l'amicale parlementaire "Présence et action du Gaullisme" ; la même année, il représente la France au Conseil de l'Europe.

René La Combe est décédé le 25 février 1994 à Saint-Germain-des-Prés où il a été inhumé.

11/03/2013
Lien : Ordre de la Libération

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
4 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
5 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
6 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
7 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
8 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

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