Szlama Filcman, né en 1889 Perla Zlata, née Helman en 1889, et leur fille Fanny, née en 1917, originaires de Varsovie, arrivent à Paris au début des années 1920 et habitent rue du Chemin Vert, dans le 11e arrondissement. Szlama Filcman monte une petite usine de chaussures avec un associé.
En 1939, c’est la guerre puis l’exode de l’été 1940. La famille se réfugie dans les Landes, et revient en octobre pour découvrir Paris défiguré par les croix gammées.
En août 1941, lors de la rafle dans le 11e arrondissement, à 6 h du matin, la police française vient arrêter Szlama Filcman parce que juif et l’interne à Drancy.
Prévenu par un ami, André Patrolin*, qui avait rejoint la Résistance, tente de le faire sortir. Szlama Filcman, malade, sera relâché de Drancy avec quelques autres prisonniers en novembre 1941.
André Patrolin* jugeant Paris trop dangereux, décide de le faire passer en zone sud, grâce à la complicité de Raymond Ragache, un résistant qui assure les passages de la ligne de démarcation et lui procure de faux-papiers. Szlama Filcman arrive d’abord à Chambéry avant de se réfugier dans la montagne. André Patrolin* fait également passer la ligne de démarcation à l’associé de Szlama Filcman et ils lui confient la gestion de leur usine de chaussures qu’ils retrouveront intacte à leur retour.
Dans le même immeuble que les Filcman, vivait la famille Meyer. Le père, arrêté lui aussi lors de la rafle du 11e et interné, André Patrolin* aide à la mère et ses deux enfants et leur indique un passeur de confiance à Langon (Loir-et-Cher).
André Patrolin* a ainsi aidé de nombreuses personnes, prisonniers évadés, familles juives, résistants.
Dénoncé, il est recherché par la Gestapo qui vient le chercher à l’usine où heureusement il ne se trouvait pas.
André Patrolin* prend alors d’autres dispositions par sécurité et envoie Fanny et sa mère, Perla, dans une pension de famille.
Obligé de se rendre dans la zone sud, André Patrolin* rend visite à Szlama Filcman et profite de l'occasion pour lui demander la main de sa fille...
En avril 1943, il fait déménager Fanny et sa mère, Perla, dans le Cher à Jouet-sur-l'Aubois, où elles resteront jusqu’à la Libération.
Averti que les SS, coupables du massacre d’Oradour-sur-Glane, se dirigeaient vers son village, il parvient, avec l’aide du curé à lui éviter un sort funeste. De même, un train allemand bourré d’armes se dirige du Cher vers Belfort, André Patrolin* et d’autres résistants sabotent ce convoi qui sera entièrement détruit.
Paris est libéré le 25 août 1944, mais dans le Cher il faudra attendre le 16 septembre. Fanny et sa mère Perla retournent à Paris et retrouvent Szlama Filcman. André Patrolin* a veillé sur leurs affaires qu’ils retrouvent intactes.
Le reste de la famille a été décimé. Perla Zlata est la seule survivante de sa famille. Szlama Filcman ne retrouve qu'un de ses neveux, sa femme et son fils, miraculeusement sauvés.
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
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