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Paris

Région :
Île-de-France
Département :
Paris

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(1934 - 1940) Achille Joseph Henri Villey-Desmeserets, Préfet de la Seine (1878-1953)
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(13/10/1940 - 19/08/1942) Préfet de la Seine (1884-1945)
François Bard
(14/05/1941 - 01/06/1942) Amiral François Marc Alphonse Bard, Préfet de police de la Seine (1889-1944)
Amédée Bussière
(01/06/1942 - 19/08/1944) Préfet de police de la Seine lors de la rafle du Vél d’Hiv (1886-1953)
René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
Marcel Pierre Flouret
(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
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Texte pour ecartement lateral

Mireille Albrecht

Texte pour ecartement lateral

Paris 75000 Paris
Nom de naissance: Albrecht
Nom d'épouse: Hills
Date de naissance: 21/06/1924 (Rotterdam)
Date de décès: 25/09/2007 (Paris)
Qualité: Résistante
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Histoire
Mireille Albrecht est née à Rotterdam le 21 juin 1924.

Son père : Frédéric Albrecht. Allemand d’origine hollandaise, fils d’ébéniste, Frédéric s’installe jeune homme en Angleterre et travaille dans la finance. Il se fiance avec Berty, fille de négociant en bois ami de son père, installé à Marseille. En 1914, il refuse de retourner en Allemagne se battre pour un pays qui n’est plus le sien et dont il désapprouve les agissements. Pacifiste, il refuse de se battre pour l’Angleterre, il est donc emprisonné pendant toute la guerre sur l’Ile de Wight. Il réussit ensuite à devenir hollandais, épouse Berty, lui fait 2 enfants, puis retourne à Londres où il travaille à la bourse. Il s’installe en Afrique du Sud après la deuxième guerre.

Sa mère : Berty Albrecht, née Wild. Marseillaise d’origine Suisse, Berty renie très tôt son milieu bourgeois et travaille pendant toute la guerre de 14/18 comme infirmière à la Croix Rouge. Elle épouse Frédéric à Rotterdam, a deux enfants, Freddy et Mireille, et part avec son mari vivre à Londres Plus tard, elle s’engage aux côtés des luttes sociales, milite pour le droit des femmes et le droit à l’avortement, et par la suite devient une figure exceptionnelle de la Résistance. Elle se pend dans sa cellule à la prison de Fresnes après avoir été torturée pendant deux jours.

Son enfance :
Elle se passe à Londres, où elle est élevée avec son frère aîné Freddy par une gouvernante. De son enfance passée à Londres où elle apprend à parler l’anglais avant le français, Mireille gardera toujours une grande tendresse pour Londres et la culture anglaise : "Marcher dans les rues de Londres me ressource" disait elle.

Ses parents font construire une villa dans le Midi de la France.
C’est à partir de là que Mireille développe son amour de la Provence. A Londres, l’engagement social de sa mère pose problème et son mari en craint les conséquences sur sa vie professionnelle. Ses parents finissent donc par se mettre d’accord : afin que Berty puisse continuer à s’engager, elle ira s’installer à Paris avec les enfants, et son mari viendra les voir deux fois par mois. Commence donc la vie parisienne et française de Mireille.
Elle n’aime pas les études - rêveuse, elle aime bien le français, mais déteste les maths. Sa Mère, Berty reçoit dans son salon des intellectuels de gauche, des artistes, des écrivains, des politiciens de gauche, ce qui la fait passer pour une "dangereuse" communiste (ce qu’elle n’est d’ailleurs pas).

Parallèlement à cadre de vie, Mireille reçoit également une éducation typique de la haute bourgeoisie. L’alliance des deux lui permet de savoir se comporter avec aisance dans tous les milieux. On peut dire que la vie de Mireille fut profondément marquée et souvent masquée par celle de sa mère. Mais Mireille est une personne à part entière, et elle-même exceptionnelle.

La guerre
Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, Berty naturellement entre en résistance et Mireille âgée de 15 ans suit aussi naturellement le mouvement. Elle parvient d’ailleurs à faire échapper sa Mère emprisonnée.

A Lyon elle cache trois enfants juifs, malgré l’étroite surveillance dont elle est l’objet. Toute cette période où Mireille côtoie les horreurs de la vie carcérale, les simulacres de justice, et l’hypocrisie des bons français du gouvernement de Vichy, l’amène a vraiment comprendre le sens de la lutte que menait sa Mère. Juste avant la deuxième arrestation de sa mère, Berty est hébergée avec Mireille chez la famille Gouze à Cluny. C’est là qu’elle devient amie avec Danielle, qui devint plus tard Danielle Mitterrand. Berty avait auparavant arrangé la fuite de Mireille en Suisse pour éviter de la mettre en danger. Mireille trouve chez de lointains cousins un pays très loin de la guerre qui l’envoient travailler, malgré son état de faiblesse, comme fille de ferme pour payer son hébergement.

Après guerre
Après la guerre, Mireille retourne à Paris. C’est la folle époque de Saint Germain des Près. Elle vit en bande, fait de la radio, traîne dans les clubs de jazz, rencontre Boris Vian. Léo Ferré tombe fou amoureux d’elle, mais il ne lui plait pas. Elle tombe amoureuse d’un homme qui meurt pendant le tremblement de terre d’Agadir. Elle finit par épouser un camarade, mais le mariage ne tient pas, et elle part rejoindre son père en Afrique du Sud. Sur le bateau, elle rencontre Charles Hills, un grand, beau et distingué anglais, qui vient de divorcer et qui part tenter sa chance en Afrique du Sud. Charles était ingénieur dans la Royal Air Force, mais il démissionne après la guerre. Elle tombe sous le charme... Elle tombe également enceinte, et son père n’étant pas d’accord pour qu’elle fasse sa vie avec Charles, le jeune couple décide de rentrer en France. Ils s’installent à Paris, et n’ont pas un sou. Les amis de Mireille se cotisent pour qu’elle puisse accoucher à la clinique du Belvédère à Boulogne Billancourt. Où elle accouche sous X, n’étant pas encore divorcée de son premier mari. Elle épouse Charles un an après la naissance de leur fille, Chilina. Mireille et Charles décident de s’installer dans le Midi, vivre dans la villa appartenant toujours au père Albrecht. Charles fait de l’immobilier, Mireille s’occupe de sa fille et fait chambre d’hôtes en été. Une jeune femme, Fanette, est engagée pour s’occuper de Chilina. Fanette devient un membre de la famille, et désormais participe à toutes les activités professionnelles du couple. Charles et Mireille tiennent un Pub anglais à Sainte Maxime, font un restaurant de curry indien (Pub et curry sont à l’époque inconnus en France). Ils montent également un restaurant « Fish and Chips » anglais à Saint Tropez que Brigitte Bardot a fréquenté. Mireille monte un magasin d’artisanat qui fait connaître et encourage les jeunes artistes et artisans provençaux. Plus tard, ils partent s’installer à Aix en Provence où ils montent une galerie d’art (la galerie Fontenaille). Cependant, le caractère particulier de Charles rend la vie de Mireille au quotidien très difficile.Lorsque sa fille part à Londres à l’âge de 19 ans, elle décide de divorcer et monte s’installer à Paris.

Une nouvelle vie démarre pour Mireille à l’âge de 47 ans. Elle monte une boutique d’antiquités d’extrême orient rue Bonaparte. Sa boutique devient le lieu de rendez-vous du Paris marginal et original : artistes, homosexuels, réfugiés, et femmes seules ! Elle noue une relation privilégiée avec sa fille qui s’installe à Paris et découvre sa mère sous un angle qu’elle n’avait jamais vu : une femme forte, drôle, originale, généreuse, dynamique, et saisissante de personnalité. Elle écrit deux livres à la mémoire de sa mère, « Berty » et « Vivre au lieu d’Exister ». Son dernier livre, « les oubliés de l‘ombre » retrace les actions risquées de résistants dont les noms ne seront jamais connus. C’est aussi l’époque où Mireille se prend de passion pour l’Inde, qu’elle visite une première fois lors d’un voyage officiel du président Mitterrand.

Elle est décédée à Paris le 25 septembre 2007

26/02/2012
Auteur : Chilina Hills Albrec Lien : Mireille Albrecht

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
4 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
5 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
6 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
7 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
8 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

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