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Paris

Région :
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Département :
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François Bard
(14/05/1941 - 01/06/1942) Amiral François Marc Alphonse Bard, Préfet de police de la Seine (1889-1944)
Amédée Bussière
(01/06/1942 - 19/08/1944) Préfet de police de la Seine lors de la rafle du Vél d’Hiv (1886-1953)
René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
Marcel Pierre Flouret
(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
Charles Léon Luizet
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Texte pour ecartement lateral

Marie Wodowska

Texte pour ecartement lateral

Paris 75011 Paris
Nom de naissance: Wodowska
Date de naissance: 22/05/1927 (Pologne)
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Histoire

Témoignage de Marie Wodowska

Marie Wodowska est née en Pologne en 1927. Sa famille fuit la Pologne et arrive à Paris où le père poursuit son métier d'ébéniste.

Marie Wodowska est scolarisée, la famille s'apprête à être naturalisée.
Mais les lois antisémites en décident autrement.

La famille Wodowska va porter l'étoile jaune.
Le père, arrêté et déporté ne reviendra pas.
La mère et ses cinq enfants s'enfuient : "Nous sommes partis en zone libre, mon frère et moi avons été placés en maisons d'enfants par l'OSE, ma mère en résidence surveillée avec les deux petits. Et puis il y a eu une rafle, ma mère est partie en déportation avec mon petit frère et ma petite sœur" raconte Marie.

Un jour, une résistante lyonnaise, Renée Mély-Bédarida, l'emmène à la Sainte-Baume dirigée par le père Piprot d'Alleaume. Marie a quatorze ans quand elle arrive à la Sainte-Baume, après une année à Marseille.

Elle évoque Sainte-Baume : "Mes souvenir de là-bas, c'est d'abord une grande tristesse. Je n'avais plus rien, ni personne et j'avais très peur. Les images se sont bloquées, mais je me souviens qu'on nous faisait passer pour des Alsaciennes et qu'il fallait parler le moins possible à cause de notre accent".
Marie devient "Madeleine Roche", une jeune Alsacienne de 18 ans.

Marie se converti : "Il ne nous a jamais forcées, ni même influencées, bien au contraire, il nous a mis en garde à plusieurs reprises : "Vous êtes sûres ! Vous avez vraiment réfléchi, disait-il, vous n’êtes pas majeures, vous allez retrouvez vos parents plus tard, que vont-ils dire ?" Mais nous étions décidées. Par une étrange émulation nous nous influencions mutuellement et il était impossible de faire marche arrière. Le groupe nous rendait inconscientes."
"Je le regrette un peu aujourd'hui parce que c'était grave pour la communauté juive dont je faisais partie, même si je n'étais pas très pratiquante. Je ne l'ai pas fait par conviction, ni sous la pression, mais parce que j'étais influencée par les événements. D'ailleurs aujourd'hui je n'ai plus de religion, ni juive, ni catholique".

Marie est reconnaissante à ceux qui l'ont sauvée à l'hôtellerie de la Sainte-Beaume, et parle avec émotion de mère Xavier et du courage des résistantes.1

Marie a fait une demande auprès de Yad Vachem pour que le père Piprot d'Alleaume soit reconnu comme Juste parmi les Nations.

14/05/2011

[Compléter l'article]

Lettre de Marie à Yad Vashem

Lettre envoyée à Yad Vachem pour constituer le dossier en faveur du père Piprot d'Alleaume :
Je soussignée Marie Wodowska, certifie les faits suivants :
Je suis née le 22 mai 1927 en Pologne, de Wodowski Jankiel, menuisier et de Syh’ia Rosenblum, son épouse.
Ma mère, ma sœur Esther, mon frère Léon et moi-même sommes arrivés en France en août 1931, précédés de 2 ans par mon père, pour préparer notre venue. Nous habitions Paris 11ème où mon père tenait un atelier d’ébénisterie au 5 bis, rue du Dahome jusqu’à son arrestation le 20 août 1941 par la Police française. Il fût déporté en Allemagne d’où il ne revint pas.
Ma mère, Esther, Léon et moi-même sommes partis en zone libre en juillet 1942 après la grande rafle du Vel d’hiv alors que mon petit frère et ma petite sœur sont restés chez notre concierge qui a veillé sur eux pendant quelques mois, ils ont ensuite rejoints ma mère au camp de Douadic puis à l’hôtel des Marquisats à Annecy où arrêtés par les allemands, ils ont été déportés avec maman le 20 novembre 1944.
Mon frère Léon, pris en charge par une assistantes sociale, s’est retrouvé en Suisse.
Ma sœur Esther a été cachée par une famille d’Annecy, moi-même recueillie, dans une maison de l’OSE au Couret près de Limoges et été conduite par une autre assistante au Couvent des Sœurs de Sion à Grenoble puis à la Sainte Baume avec tout un groupe de jeunes filles juives allemandes qui ne parlaient pas le français, nous y avons été cachées jusqu’à l’Armistice.
Un livre Et les enfants furent sauvés écrit par Didier Nebot relate avec beaucoup de justesse et de précision mon histoire et celle de ces jeunes filles.
La Sainte Baume était un massif montagneux assez sauvage et isolé, près de Toulon. En son sommet se trouvait la Grotte de Marie Madeleine et aux pieds de la montagne, un couvent et une hostellerie loin de toute zone habitée, tenue par les Frères Dominicains, dirigée par le père Piprot d'Alleaume.
Il y avait de nombreux pèlerins dans cet endroit considéré comme une des hauts lieux du Christianisme par les chrétiens.
Des responsables de l’OSE et Germaine Ribière* demandèrent au père Piprot d'Alleaume d’accueillir des jeunes filles juives mais c’était très risqué du fait des nombreuses allées et venues des gens qui se recueillaient ou des allemands qui venaient très souvent se restaurer et même dormir. Alors, le père Piprot d'Alleaume décida d’ouvrir une école hôtelière qui servirait de prétexte à notre hébergement. Il se rendit même chez Pétain, chef de l’État pour obtenir l’autorisation de créer cette école, ce qui lui fut accordé à condition de n’accueillir aucune juive, alors que c’était là son seul objectif.
Cette ruse lui permit d’obtenir des subventions du Gouvernement de Vichy et aussi de l’argent de l’OSE puisque c’est grâce à cet organisme que nous y avons été placées.
Les religieux nous recommandèrent la plus grande prudence quant aux liens à entretenir avec les élèves de l’extérieur, non juives qui venaient aussi pour crédibiliser totalement l’existence de cette école. Ces jeunes provençales retournaient tous les week-ends chez leurs parents.
Du fait de l’accent fort prononcé de certaines d’ entre nous, pour éviter toute suspicion, le père Piprot d'Alleaume nous fit passer pour de jeunes alsaciennes venues pour sa nouvelle école. En cas de contrôle par les allemands ou les français, le père Piprot d'Alleaume nous avait donné l’ordre de nous disperser dans la nature. Nous avions des cours d’enseignement général et bien sûr, des cours spécifiques à l’hôtellerie.
Mais si notre entourage était très attentionné, nous étions, toutes, une vingtaine, très inquiètes car nous n’avions aucune nouvelle de nos parents et les allemands n’étaient pas très loin. Il nous arrivait bien souvent de pleurer et d’être dans le désespoir le plus total mais nous avons tenu. Être en groupe nous permettait de nous soutenir mutuellement.
Nous sommes restées dans cet endroit jusqu’à la Libération.
Le père Piprot d'Alleaume nous a sauvé de la déportation au péril de sa vie. En effet, au début du mois d’août 44 il fut convoqué à la Kommandatur de Marseille, les allemands l’interrogèrent car nous avions été dénoncés. Le père Piprot d'Alleaume nia. De retour à l’hostellerie, il nous donna des instructions pour qu’on se sauve au cas où les allemands arriveraient.
Par chance, le 15 août 44, les alliés débarquèrent et le 21 août au matin l’hostellerie fut libérée. On a appris par la suite que la descente en force de la Gestapo à la Sainte Baume était prévue pour le 20 août, nous l’avions échappée belle.
A plusieurs reprises, le père Piprot d'Alleaume a fait preuve d’imagination, d’audace et de courage.
Lors d’un contrôle inopiné des soldats de la Wermarcht, il nous a pressées de rejoindre nos lits et de nous mettre à tousser, il indiqua aux allemands que nous étions atteintes de la tuberculose, ils partirent derechef, sans nous inquiéter.
Une autre fois, il évita de justesse la réquisition de l’hostellerie par les allemands, lieu exceptionnel d’observation sur la région en leur suggérant un autre site qui pouvait leur convenir tout aussi bien.
Je dois dire que je me suis faite baptisée avec 6 autres de mes camarades. C’est Éliane, (Erika) la première qui a décidé de sauter le pas, elle restait souvent seule, se confiant peu, tourmentée et mystique, elle était attirée par le christianisme. Sans avoir subi quelque pression que ce soit des gens qui nous protégeaient, elle s’en ouvrit au père Piprot d'Alleaume qui refusa tout d’abord.
Elle était un peu notre leader et nous fûmes d’abord choquées par sa démarche, mais nous n’avions aucune nouvelle de nos parents, nous avions besoin de nous raccrocher à quelque chose et Éliane était si convaincante que nous avons voulu nous joindre à elle.
Nous sommes retournées en groupe voir le père Piprot d'Alleaume qui nous a encore mises en garde, mais nous étions pressantes et dans l’euphorie du moment, nous étions incapables d’écouter quelque conseil que ce soit. On s’était dit que si çà n’allait pas on redeviendrait juives.
Parfois, lorsque je pensais à mes parents, j’avais honte et j’appréhendais leurs réactions. C’est ainsi que le père Piprot d'Alleaume a accepté de nous baptiser après un très court enseignement sur la religion catholique.
Voici un extrait de mon témoignage, dans le livre de Didier Nebot.
"Je vous le répète, il ne nous a jamais forcées, ni même influencées, bien au contraire, il nous a mises en garde à plusieurs reprises ; "Vous êtes sûres, vous avez vraiment réfléchi, disait-il, vous n’êtes pas majeures, vous allez retrouver vos parents plus tard, que vont ils dire ?" mais nous étions décidées. Par une étrange émulation, nous nous influencions mutuellement, il était impossible de faire marche arrière. Le groupe nous rendait inconscientes. A la Libération, le père Piprot d'Alleaume a fermé l’école puisqu’elle avait été crée à notre intention.
Quelques unes d’entre nous ont retrouvé des oncles et tantes à l’étranger.
Quant à celles qui n’avaient plus de famille, ce qui était mon cas, et comme nous n’étions pas majeures, le père Piprot d'Alleaume refusa de nous lâcher dans la nature. Il nous confia à une tutrice, nous aida à trouver du travail et un toit jusqu’à ce que nous soyons capables de nous prendre en charge.
Je me suis posée énormément de questions, j’ai beaucoup regretté, Mon D, quelle bêtise ai-je faite ? J’étais gênée, mal à l’aise, j’ai eu peur de retourner dans la Communauté Juive.
Mes parents et mes deux petits frère et sœur étaient morts dans les camps.
Personne n’était venu à mon secours, sauf un couple d’amis de mes parents qui voulaient m’accueillir chez eux comme bonne à tout faire. J’ai refusé. J’ai ensuite vécu sans racine, je ne me suis pas mariée car j’avais perdu mes repères. Aujourd’hui, certes, je ne suis pas pratiquante, mais je suis juive et pas chrétienne. Ce fut la même chose pour les autres qui avaient retrouvé leurs familles, sauf peut être Éliane et Andrée qui sont restées chrétiennes.
Voilà mon témoignage au profit du père Piprot d'Alleaume qui m’a sauvé la vie, ainsi qu’à une vingtaine de coreligionnaires et pour lequel je fais cette démarche pour qu’il soit reconnu comme Juste parmi les Nations.
"

14/05/2011

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Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.


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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
4 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
5 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
6 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
7 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
8 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

Notes

- 1 - Témoignage de Marie Wodowska, recueilli par Catherine Estève, La Provence, 29 juin 2008.

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