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Paris

Région :
Île-de-France
Département :
Paris

Préfets :
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(1934 - 1940) Achille Joseph Henri Villey-Desmeserets, Préfet de la Seine (1878-1953)
Charles Paul Magny
(13/10/1940 - 19/08/1942) Préfet de la Seine (1884-1945)
François Bard
(14/05/1941 - 01/06/1942) Amiral François Marc Alphonse Bard, Préfet de police de la Seine (1889-1944)
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René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
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(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
Charles Léon Luizet
(1944 - 1947) Préfet de police de la Seine (1903-1947)

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Texte pour ecartement lateral

Henry Gowa

Texte pour ecartement lateral

Paris 75000 Paris
Nom de naissance: Hermann Gowa
Date de naissance: 25/05/1902 (Hambourg (Allemagne))
Date de décès: 23/05/1990 (Munich (Allemagne))
Nationalité : Allemand
Profession: Peintre
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Henry-Gowa
La Marche de Saint-Nicolas, peinture d'Henry Gowa, 27 juin 1940
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Histoire

Gowa was born Hermann Gowa in Hamburg. After studying in Munich he established himself as a stage designer, and was active in Munich, Leipzig and Frankfurt.1

In 1931 the progressive gallery owner Ludwig Schames organised the first exclusive exhibition of Gowa, displaying his paintings as well as stage designs. With the rise to power of the Nazis, Gowa emigrated to Paris, and was interned several times during the Second World War.23

He changed his name to Henry to distance himself from his namesake Hermann Göring. Through his contacts in the French Resistance, Gowa found refuge in a village in the mountains of Southern France, and escaped the Holocaust.4

After 1945 he returned to Germany and became the director of the Schule für Kunst und Handwerk in Saarbrücken,56 where he established a connection with Frans Masereel. Later he became director of the Werkkunstschule in Offenbach am Main (today the Hochschule für Gestaltung Offenbach),7and played a key role in its internationalisation,[2] through exhibitions such as Young French Painting (Offenbach, 1955) and Young German Painting (Paris, 1955). In 1957 he became the chief commissioner of the German section of the Paris Biennale. He later received the Federal Cross of Merit.

He died in Munich, having spent his final years in Oberschleißheim, where his estate of 1,200 works was stored. This estate is now on permanent loan at the Ludwig Meidner Archive of the Jewish Museum Frankfurt.

18/06/2013
Lien : Wikipedia

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Henry Gowa

Né à Hambourg le 25 mai 1902, issu d'une famille juive qui possédait depuis trois siècles une importante papeterie, Gowa avait suivi des études d'histoire de l'art et de philosophie à Munich. Dans son pays natal, dés l'âge de 23 ans, il avait imaginé des décors pour des pièces de théatre et commencé à exposer. En 1933, trois mois après l'accession d'Hitler au pouvoir, il décide d'émigrer en France. En 1935, la société des Beaux-arts de Nice lui donne possibilité d'exposer ses tableaux, il trouve du travail en tant que décorateur pour des maisons privées de la Côte d'Azur. Divorcée de sa première femme qui était allemande, Gowa rencontre en 1938 Annie Roussel qui est également peintre : il l'épousera en septembre 1940, deux enfants, Patrick et Chantal naîtront de leur union.

Le 5 septembre 1939, en même temps que Walter Hasenclever et Ferdinand Springer, il se présente au Fort Carré d'Antibes, un camp improvisé où l'on dort à la belle étoile et dont il est libéré le 25 septembre. Après quoi, on retrouve sa trace, tout d'abord à Lambesc, ensuite au camp des Milles et puis dans le Train-fantôme qui s'en va vers Bayonne le 22 juin 1940. L'odyssée du Train des Milles s'achève quelques jours plus tard : le convoi rebrousse chemin, il est ensuite stoppé en rase campagne, dans la proximité de Nîmes. Les passagers du train effectuent une longue marche parmi les garrigues, vers un autre camp où l'on se hâte de décharger des bottes de paille et des tentes marabout. Cette longue marche jusque vers le château de Saint-Nicolas dans le Gard est magistralement transposée dans une toile peinte par Gowa le 27 juin 1940, sa reproduction figure au début de cet article.

Henry Gowa avait par ailleurs raconté à l'historien Klaus Voigt que la physionomie du personnage central d'une autre de ses toiles, Les naufragés, lui avait été inspirée par le visage et l'histoire d'un commerçant viennois rencontré à Saint-Nicolas-du-Gard.

Libéré des camps, Gowa retrouve dans la région de Nice son épouse Anne. Il expose ses tableaux à la galerie Muratore et travaille de nouveau comme décorateur pour des films, notamment avec Henri Alekan. L'arrivée des troupes allemandes en septembre 1943 l'oblige à prendre la fuite : sa femme est interrogée par la Gestapo, il s'en va se cacher dans un village perché de l'arrière-pays, Le Broc où il reviendra beaucoup plus tard, en 1955 pour élaborer la maquette des vitraux de la chapelle.

En 1946, Gowa fera retour en Allemagne, il dirige l'école des Beaux-Arts de Sarrebruck. Sa carrière est solide, son travail est salué par des articles d'Abel Gance et de Franz Maserel, il réalise des expositions à Paris, Munich, Strasbourg, Menton, Hambourg et Berlin.

Sa mort survint le 23 mai 1990, son oeuvre fut représentée en France par la Galerie Ver-Vert Montparnasse de Mad et Jean-Claude Benoit qui avait organisé à Vichy, en 1987, une exposition de Gowa. Pour cette circonstance, Gowa s'était rendu depuis Munich jusque vers l'Allier où il fut conduit en voiture par un jeune ami, en dépit de très grandes difficultés (pour les dernières années de sa vie, il avait accepté d'être amputé de deux jambes).

18/06/2013
Auteur : Alain Paire Lien : Galerie Alain Paire

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Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.


Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
4 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
5 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
6 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
7 Galerie-librairie Alain Paire (A Lambesc, une exposition, inaugurée le 8 juin 2013, plusieurs manifestations et publications, ainsi qu'une magnifique acquisition, la donation d'un dessin d'Henry Gowa, dûment daté et localisé, permettent de mieux comprendre la brève histoire d'un camp d'internement dont la mémoire risquait de s'éteindre. Deux publications, le livre pionnier d'André Fontaine à propos du Camp d'étrangers des Milles (Edisud, 1989) ainsi que Zone d'ombres (1990, un collectif dirigé aux éditions Alinea par Jacques Grandjonc et Theresa Grundtner) avaient mentionné les contours de cette courte séquence : le camp de Lambesc fonctionna pendant quelques semaines, entre le 18 avril et le 22 juin 1940. Menées principalement dans les archives départementales des Bouches du Rhône (en particulier dans le centre aixois des archives, avec l'aide de Rémy Bouder), les recherches de l'historienne Claire Lutrin-Le Pors se sont concrétisées à la faveur de l'édition en juin 2012 d'une plaquette qui restitue l'essentiel des connaissances qu'on peut rassembler à propos du camp d'internement de Lambesc. )
8 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
9 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

Notes

- 1 - Künstlerlexikon Saar:: Gowa, Hermann Henry Biography by the Institut für aktuelle Kunst im Saarland. (German).
- 2 - Rektoren/Präsidenten Hochschule für Gestaltung Offenbach website. (German).
- 3 - Ryan, Donna F. (1996). The Holocaust & the Jews of Marseille: the enforcement of anti-Semitic policies in Vichy France. University of Illinois Press. p. 96. ISBN 0-252-06530-1. (English).
- 4 - Rosen, Philip; Apfelbaum, Nina (2002). Bearing witness: a resource guide to literature, poetry, art, music, and videos by Holocaust victims and survivors. Greenwood. p. 122. ISBN 0-313-31076-9. (English).
- 5 - Hermann Henry Gowa Profile at ketterkunst.de. (German).
- 6 - Gestorben: Hermann Henry Gowa Obituary in Der Spiegel, 4 June 1990. (German).
- 7 - Archäologien einer Institution: Von der langen und der kurzen Geschichte der HfG Martina Heßler and Adam Jankowski, Hochschule für Gestaltung Offenbach website. (German)

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