Son père, Icek Peretz, né en 1909, et sa mère, Cyrla née Szulewicz le 20/08/1913 à Vasrovie (Pologne), tous deux juifs d'origine polonaise, se marient en 1934.
Leur fils, Georges, naît le samedi 7 mars 1936 vers 21 h dans une maternité du 19e arrondissement de Paris. Il passera sa petite enfance rue Vilin dans le quartier de Belleville.
Engagé volontaire contre l'Allemagne dans la guerre franco-allemande de 1939, Icek Peretz est mortellement blessé en juin 1940.
En 1941, la mère du petit Georges, pour lui sauver la vie, l'expédie à Villard-de-Lans par un train de la Croix-Rouge. Il y est baptisé et son nom, francisé, devient "Perec". Le petit Georges passe là le reste de la guerre avec une partie de sa famille paternelle.
Sa mère est arrêtée parce que juive et déportée sans retour de Drancy vers Auschwitz par le convoi du 11 février 1943.
Georges retourne à Paris en 1945 où il est adopté par la sœur de son père, Esther, et son mari David Bienenfeld. Leur fille est l’écrivaine Bianca Lamblin.
De 1946 à 1954, il fait ses études à l'école communale de la rue des Bauches (Paris XVIe) avant d'intégrer le lycée Claude-Bernard puis le collège Geoffroy-Saint-Hilaire d'Étampes.
Profondément marqué par la disparition de ses proches, il entame une psychothérapie avec Françoise Dolto en 1949.
En 1954, après une hypokhâgne au Lycée Henri-IV, il commence des études d'histoire qu'il abandonne vite.
En 1956, il entreprend une psychanalyse avec Michel de M'Uzan.1
De 1958 à 1959, il fait son service militaire à Pau, dans un régiment de parachutistes. En 1960, il se marie avec Paulette Pétras puis il part pour Sfax (Tunisie) d'où il revient l'année suivante.
Il devient en 1962 documentaliste en neurophysiologie au CNRS.
En 1965, Georges Perec remporte le Prix Renaudot pour Les Choses puis, en juin 1967 il entre à l'Oulipo2. Cela marque un point important dans son œuvre littéraire puisque désormais ses textes suivront en général des contraintes de type oulipienne. Perec est, avec Raymond Queneau et Italo Calvino, l'un des membres de l'Ouvroir dont les ouvrages ont eu le plus de succès.
De 1971 à 1975 il fait une psychanalyse avec Jean-Bertrand Pontalis. En 1976 il publie des Mots croisés à un rythme hebdomadaire dans le journal Le Point.
En 1978, il publie La Vie mode d'emploi et, suite au succès de cette œuvre, il quitte son emploi au CNRS afin de se consacrer entièrement à l’écriture.
Il passe les six dernières années de sa vie avec la cinéaste Catherine Binet dont il produit le film Les Jeux de la comtesse Dolingen de Gratz.
Il meurt d'un cancer des bronches le 3 mars 1982 à l'hôpital d'Ivry et ses cendres reposent désormais au columbarium du cimetière du Père-Lachaise à Paris.
"Si je tente de définir ce que j'ai cherché à faire depuis que j'ai commencé à écrire, la première idée qui me vient à l'esprit est que je n'ai jamais écrit deux livres semblables, que je n'ai jamais eu envie de répéter dans un livre une formule, un système ou une manière élaborée dans un livre précédent. (…) En fait, me semble-t-il, au-delà de ces quatre pôles qui définissent les quatre horizons de mon travail -le monde qui m'entoure, ma propre histoire, le langage, la fiction-, mon ambition d'écrivain serait de parcourir toute la littérature de mon temps sans jamais avoir le sentiment de revenir sur mes pas ou de remarcher dans mes propres traces, et d'écrire tout ce qui est possible à un homme d'aujourd'hui d'écrire : des livres gros et des livres courts, des romans et des poèmes, des drames, des livrets d'opéra, des romans policiers, des romans d'aventures, des romans de science-fiction, des feuilletons, des livres pour enfants…" in Penser/classer de Georges Perec, La librairie de XXI° siècles, Seuil.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
Notes
- 1 - J-B Pontalis, Une œuvre, trois rencontres, Sartre, Lacan, Perec publié aux éditions L'Harmattan, 2008.
- 2 - L'Ouvroir de littérature potentielle, généralement désigné par son acronyme OuLiPo (ou Oulipo), est un groupe international de littéraires et de mathématiciens se définissant comme des "rats qui construisent eux-mêmes le labyrinthe dont ils se proposent de sortir".
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Righteous among the Nations
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