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Paris

Région :
Île-de-France
Département :
Paris

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(1934 - 1940) Achille Joseph Henri Villey-Desmeserets, Préfet de la Seine (1878-1953)
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François Bard
(14/05/1941 - 01/06/1942) Amiral François Marc Alphonse Bard, Préfet de police de la Seine (1889-1944)
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(01/06/1942 - 19/08/1944) Préfet de police de la Seine lors de la rafle du Vél d’Hiv (1886-1953)
René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
Marcel Pierre Flouret
(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
Charles Léon Luizet
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Texte pour ecartement lateral

Adam Rayski

Texte pour ecartement lateral

Paris 75020 Paris
Nom de naissance: Abraham Rajgrodski
Date de naissance: 14/08/1913 (Bialystok (Pologne))
Date de décès: 11/03/2008
Qualité: Résistant juif FTP-MOI - co-fondateur du CGD
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Adam-Rayski
Adam Rayski, 1941
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire

FTP-MOI parisien

Adam Rayski (Abraham Rajgrodski) est né en 1913 à Bialystok (Pologne) dans une famille juive, il adhère à la Gauche scolaire, organisation à tendance marxiste, et en devient très vite le responsable, puis secrétaire du Komsomol de sa ville. Il est exclu du lycée pour activités subversives.

Il émigre en France fin 1932, où il suit des études de journalisme à la Sorbonne et à l’École libre des sciences politiques.

En janvier 1934, sa "section juive" de la Main-d'œuvre immigrée (MOI)1, au sein du Parti communiste français, lance un quotidien en yiddish, Naïe presse (Presse nouvelle). Il y est engagé comme journaliste et permanent du Parti, et travaille en même temps à L’Humanité, sous la direction d’André Marty, puis de Paul Vaillant-Couturier.

Adam Rayski rejoint en 1940 un régiment de l’armée polonaise, alliée de la France, à Coëtquidan, et est fait prisonnier pendant la débâcle. Il s’évade d'un camp de transit de prisonniers de guerre à Nantes et rentre à Paris, occupé, le 14 juillet 1940.

Il y participe à la création du mouvement de résistance juive au sein des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI), la section immigrée du mouvement résistant des FTP.

En septembre 1941, Adam Rayski devient responsable national de la MOI (Main d'Oeuvre Immigrée), organisations affiliée au Parti communiste. Il occupera ce poste jusqu’à la fin de la guerre.

En mars 1942, la MOI, qui en a reçu l'ordre, organise quatre détachements FTP-MOI sur Paris : le premier, composé de Roumains et de Hongrois (presque tous juifs) le deuxième, entièrement juif et reconnu comme tel le troisième, italien le quatrième comprenant des Espagnols et des Arméniens.
Bientôt, le deuxième détachement va se signaler par son activité exceptionnelle en effet, le 16 juillet 1942, la police française lance contre les juifs parisiens la rafle du Vel' d'Hiv'. Immédiatement, de nombreux jeunes qui ont pu échapper à la rafle affluent dans les organisations communistes juives. Le dos au mur, ils brûlent de venger leurs parents et amis, et de combattre le nazisme.2
Adam Rayski, son épouse, Jeanne, et leur fils Benoît, âgé de 4 ans, sont témoins de la rafle du Vel’ d’Hiv’.

La fin de 1942 et le début de 1943 sont marqués par la multiplication des attentats, qui deviennent de plus en plus audacieux. Mais déjà la Gestapo et les BS préparent la riposte. Mises en échec par le cloisonnement rigoureux de l'organisation clandestine, les BS pratiquent une technique de filature qui leur permet de repérer les militants, de "loger leurs planques, de reconstituer l'organigramme. En mars 1943, les BS frappent : en une seule nuit, plus de 80 arrestations les Jeunesses communistes juives sont démantelées Henri Krasucki, leur chef, est arrêté.
La direction de la section juive s'inquiète, comme le rappelle son dirigeant, Adam Rayski : "Le 2 mai 1943, la direction de la section juive s'est réunie et a demandé deux choses à la direction du PCF.D'abord, que l'organisation, qui se sentait encerclée par la police, se replie afin de couper les filatures, de sauver nos cadres et donc de préserver l'avenir du combat. Ensuite, d'envisager le transfert progressif en zone sud des organisations juives, politiques et militaires, afin que nos combattants retrouvent un soutien auprès des juifs de zone sud. La réponse de la direction fut très nette : on nous répondit que "les cadres communistes ne sont pas faits pour rester en conserve" et l'on nous reprocha notre attitude "capitularde". En communistes disciplinés, nous nous sommes inclinés".3

En 1943, il est un des cofondateurs du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), alors dénommé Comité général de défense juive - CGD - organisation clandestine dont la mission est d'aider les Juifs.

Après guerre, Adam Rayski est décoré de la médaille de la Résistance et de la croix de guerre.

En 1945 Adam Rayski participe à la conférence internationale de New York sur la situation du judaïsme européen…
Il joue un rôle international établissant des relations constante entre le mouvement communiste français et la gauche israélienne. Ces pourparlers engage le PCF dans une attitude favorable à la reconnaissance de l'État d'Israël.

En septembre 1949, Adam Rayski repart en Pologne où il devient responsable d'éditions de la presse communiste.

Lors du "printemps polonais" de 1956, il favorise la libéralisation de la presse, mais il se détache de la politique de Gomulka qui parvient à éviter l'intervention de l'armée soviétique au prix de l'alignement politique de l'URSS qu'il réprouve.
Il rentre en France en 1957 et rompt avec le parti communiste polonais.
Il serra accusé d'espionnage au profit de la Pologne et condamné en 1962 à sept ans de prison, mais il est libéré en mars 1963 puis amnistié. A sa sortie de prison, Rayski se retire de la vie politique, se consacrant à écrire l'histoire de la Shoah et de la résistance juive, témoignant en toute simplicité auprès des écoliers et des lycéens.4

Il écrit plusieurs livres sur l'histoire de la résistance juive en France et préside l'Union des résistants et déportés juifs de France (URDF).

Il devient en 2003 président d'honneur de l'UJRE (Union des juifs pour la résistance et l'entraide) et participe à la rédaction des dossiers MOI de la PNM (Presse Nouvelle Magazine), mensuel d'information édité par l'UJRE.

Décédé à 94 ans, il est enterré à Paris, au cimetière du Père-Lachaise.

01/03/2011
Lien : Wikipedia

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
4 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
5 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
6 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
7 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
8 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )

Notes

- 1 - Structure qui, dès avant la guerre, place sous l'autorité du PCF tous les groupes de communistes étrangers qui se trouvent sur le sol français.
- 2 - Stéphane Courtois, Le Monde du 2 juin 1985.
- 3 - Stéphane Courtois, Le Monde du 2 juin 1985.
- 4 - Adam Rayski, modeste héros, Union des engagés volontaires, extrait de l'article du journal L'Humanité du 14 mars 2008, à l' occasion de la disparition d'Adam Rayski survenue le 11 mars 2008.

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