Philippe Enten est né en Tchécoslovaquie en 1898, (cinquième de six enfants). Il devient docteur en droit à Budapest en 1923.
Avocat d'affaires à Venise, il rencontre Génia Palzeff, née en 1901 en Autriche, qui est professeur de danse rythmique. Ils se marient en 1928 à Prague et choisissent de venir vivre en France, "Pays de la liberté".
Là, Philippe Enten, dont les diplômes ne sont pas reconnus, se lance dans le commerce de chaussures en gros; Son épouse Génia dirige un studio de danse rythmique à la salle Pleyel, qui connaît un grand succès.
Leur fils Romain Nicolas naît en octobre 1929, leur fille Liane Ariane en 1933. La famille vit heureuse avec la grand-mère maternelle, dans un pavillon de banlieue au milieu d'un jardin.
En 1939, c'est la déclaration de guerre, les nouvelles d'Allemagne sont inquiétantes. Les enfants sont envoyés à la campagne. Puis, en juin 1940, c'est l'exode. La famille se retrouve à Artix (Basses Pyrénées). Les enfants fréquentent l'école du village. Les parents, sans ressources, cherchent du travail. Ils en trouvent dans deux collèges catholiques repliés en zone libre. Gestion, comptabilité enseignement des langues pour le père, danse rythmique pour la mère.
L'un de ces collèges est dirigé par Melle Andréa Jacotin*.
En octobre 1941, les enfants Enten y sont accueillis comme élèves. Ils y sont relativement en sécurité, mais en 1942, c'est l'invasion de la zone libre par les allemands.
Croyant se protéger, ils sont baptisés par le Père Carré, mais malgré la complicité du commandant de gendarmerie, M. Troubat, l'aide du maire, M. Cazenave qui leur procure de faux papiers, le danger grandit.
On voit passer en gare des wagons de déportés, des personnes sont internées au camp de Gurs.
La gestapo commence à monter au pensionnat, (situé sur une colline) pour y rechercher des enfants juifs, mais Andréa Jacotin* ne perd jamais son sang-froid et trouve des subterfuges pour les protéger.
Avec l'aide des professeurs, qui se relaient pour faire le guet, les enfants sont prévenus à temps, et se sauvent par la fenêtre des toilettes, munis de pain et de couvertures. Ils se cachent dans la végétation et ne reviennent qu'au signal de fin d'alerte, un chiffon hissé par Andréa Jacotin*.
Pour sauver la vie de ses protégés, Andréa Jacotin* a pris d'énormes risques. Elle a hébergé encore plusieurs autres enfants, aidé le maquis en déposant la nuit de la nourriture pour les maquisards. Tout cela, par simple humanité, et durant plus de deux ans.
En 1943, le danger augmente. La famille est dispersée et cachée sous de faux-noms. Ils ne se retrouveront qu'à la libération.
De retour à Paris en 1945 la famille Enten, réunie, reprend ses activités. Romain devient médecin généraliste. Liane psychologue pour enfants.
Le pensionnat d'Andréa Jacotin* regagne également la région parisienne.
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
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