Profession: Cultivatrice Religion : Catholique Nom de naissance: Zélie Jeanne Salles Nom d'épouse: Lassort Date de naissance: 23/10/1880 Date de décès: 21/12/1965
Zélie Lassort, sa belle-fille Henriette Lassort et son petit-fils Jackie posent ensemble à côté de la maison familiale
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Zélie Lassort*, dite "Manétou", habite à Villeneuve-sur-Lot avec son fils Fernand.
Fernand épousera Henriette Puzo*, d'origine espagnole, dont les parents avaient fui le franquisme. Ils auront deux fils, Jackie et Robert.
Lorsque la guerre éclate, Fernand Lassort est fait prisonnier et restera interné en tant que prisonnier de guerre en Pologne.
Zélie*, et sa belle fille Henriette*, décident d'aider la résistance dès l'appel du général de Gaulle, le 18 juin 1940, et cachent des armes dans la grange.
Le petit Jackie, qui n'avait alors que 7 ans, se souvient : "Les armes étaient planquées là sous les bottes de foin".
Elles cacheront des juifs qu'elles protègeront lors des descentes des Allemands. "Ils se mettaient en haut dans le grenier, derrière la paille pour ne pas être vus." racontera encore Jackie.
La famille Bloch, des juifs originaires d’Allemagne, quittent Paris vers Lyon en 1941. Guillaume, le père, s’enfuit d’abord avec sa fille Gertrud. Après la rafle du Vel' d'Hiv du 16 juillet 1942, son épouse Frieda et ses deux autres enfants Rudy et Édith parviennent à les rejoindre.
Mais la famille doit fuir à nouveau.
Ils arrivent près de Villeneuve-sur-Lot, et trouvent refuge dans une petite maison au "Moulin de Madame", sur la route de Casseneuil. Zélie* et Henriette Lassort* habitent une ferme à proximité.
Pour subvenir aux besoins de la famille, Frieda proposa ses services pour des travaux de couture et Guillaume pour des tâches agricoles.
La solidarité et la générosité de Zélie* et Henriette Lassort* les aidèrent à vivre malgré leurs maigres ressources.
La famille Bloch vivait dans la clandestinité avec la présence permanente de la Gestapo et la Milice à Villeneuve. Henriette*, grâce à des renseignements obtenus auprès de M. Pottier, policier au commissariat de Villeneuve, informé des dates des rafles et les descentes des Allemands, elle avertissait la famille quand il y avait du danger. Ils se réfugiaient alors dans une grange appartenant aux Lassort. Zélie* et Henriette Lassort* permirent ainsi à la famille Bloch d’être sauvée. Édith Bloch, âgée de 17 ans, se souvient : "Nous avons ainsi dormi souvent dans la grange au-dessus de l'étable. Je me souviens très bien que j'avais très peur mais je me savais en sécurité et protégée".
Zélie* et Henriette Lassort* hébergeront également la famille Smiloski dans une petite cabane derrière la maison, ainsi qu'un monsieur âgé, M. Wagner.
Femme très volontaire, avec un esprit généreux et une grande droiture d'âme, Henriette Lassort* disait souvent : "je fais ça en espérant que peut-être quelqu'un fera ça pour Fernand", se remémore Jackie Lassort.
Après la libération, la famille Bloch regagna Paris, mais restera intimement liée à la famille Lassort.
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Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes 2 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence.
Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
3 Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde Guerre mondiale en Lot-et-Garonne (Ce travail de mémoire sur les crimes de guerre et la barbarie nazie en Lot-et-Garonne durant la seconde guerre mondiale s’appuie sur un grand nombre de documents et de témoignages. )
4 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. ) 5 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). ) 6 Victime en représailles à Mussidan 7 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )
8 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Jean Destarac (01/1941 - 01/1944) Préfet de Lot-et-Garonne
Chefs de cabinet : Jacques Bonis-Charancle (1942)
Roger Lefèbvre (1943)
Jacques Alphand
(1941 - 1944) Sous-préfet de Marmande
Jean Lombard
(1941 - 1944) Sous-préfet de Villeneuve-sur-Lot
Raymond Etellin
(06/1942 - 1944) Sous-préfet de Nérac
Louis Tuaillon (06/02/1944 - 09/06/1944) Préfet de Lot-et-Garonne. Arrêté par la Gestapo le 09/06/1944, il est déporté à Neuengamme, puis à la forteresse de Therezin
Chef de cabinet : Pierre Brunon (1944), arrêté et déporté avec Louis Tuaillon
Jean Brachard
(1944 - 09/06/1944) Sous-préfet de Nérac. Arrêté par la Gestapo le 09/06/1944, il est déporté à Neuengamme, puis à la forteresse de Therezin
Jean Giraud (12/06/1944 - 12/10/1945) Préfet de Lot-et-Garonne, délégué à titre provisoire par le préfet de la région (12 juin 1944), suspendu de ses fonctions le 1er mars 1945, il est interné au centre de séjour surveillé de Noé le 12 octobre 1944
Gaston Cusin
(30/08/1944 - 18/05/1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1903-1993)
Jean Sourisse
(1945 ) Sous-préfet de Marmande
André Garbay
(1945 ) Sous-préfet de Nérac
Gaston Bourgeois
(1945 ) Sous-préfet de Villeneuve-sur-Lot
Jacques Soustelle
(Mai 1945 - Juin 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1912-1990)
Pierre Lecène (27/09/1945 - 05/1948) Résistant NAP FFC, arrêté par les Allemands le 30/05/1945 et déporté à Dachau. Rapatrié, il est nommé Préfet de Lot-et-Garonne
Chef de cabinet : Robert Marquant (1945)
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