Soutenez le travail de l'AJPN
  Recherche de personne, de lieu : affiche la page   Recherche type Google : propose des pages  
 
 
Page d'accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
Anonymes, Justes et Persécutés durant la période nazie dans les communes de France
1 annonces de recherche
39/45 en France (WWII)
base des données identifiées par AJPN.org
Nouveaux articles
Une page au hasard
38080 noms de commune
95 départements et l'étranger
1231 lieux d'internement
744 lieux de sauvetage
33 organisations de sauvetage
4381 Justes de France
1072 résistants juifs
16133 personnes sauvées, cachées
Expositions pédagogiques AJPN Exposition pédagogique 2e Guerre mondiale : la guerre, l'occupation, la vie quotidienne, les lois antisémites, les rafles, les justes, les enfants cachés, les rescapés, les témoins L'enfant cachée
Das versteckte Kind

Chronologie 1905/1945
En France dans les communes
Les Justes parmi les Nations
Républicains espagnols
Tsiganes français en 1939-1945
Les lieux d'internement
Les sauvetages en France
Bibliothèque : 1390 ouvrages
Cartographie
Glossaire
Plan du site
Signaler un problème technique
Imprimer cette page
Nord

Région :
Hauts-de-France
Département :
Nord

Préfets :
Fernand Carles
(1936 - 1944) Préfet régional
Henry Darrouy
(1941 - 1944) Préfet délégué
Jean Michel Adrien Cabouat
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République
Roger Édouard Verlomme
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République
Francis Louis Closon
(1944 - 1948) Commissaire régional de la République
Roger Verlomme
(1944 - 1946) Préfet
Marcel Lanquetin
(1946 - 1955) Préfet

À lire, à voir…

Jacques Semelin Jacques Semelin
Claire Andrieu
Sarah Gensburger
La résistance aux génocides. De la pluralité des actes de sauvetage

ACHETER EN LIGNE

Loïc Dauvillier Loïc Dauvillier
Marc Lizano
Greg Salsedo
L'enfant cachée

ACHETER EN LIGNE

Frédéric Viey Frédéric Viey
Franck d'Almeida
Histoire des Communautés Juives du Nord et de Picardie

ACHETER EN LIGNE

Grégory Célerse Grégory Célerse
Sauvons les enfants ! : Histoire du comité lillois de secours

ACHETER EN LIGNE

Franck Fajnkuchen Franck Fajnkuchen
Yzkor. Une famille juive en France entre 1940 et 1944

ACHETER EN LIGNE

Sabine Gensburger Sabine Gensburger
Les Justes de France - Politiques publiques de la mémoire

ACHETER EN LIGNE

Marek Halter Marek Halter
Les Justes, ces héros inconnus

ACHETER EN LIGNE

Jacques Semelin Jacques Semelin
Sans armes face à Hitler

ACHETER EN LIGNE

Étienne Dejonghe Étienne Dejonghe
Yves Le Maner
Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande, 1940-1944

ACHETER EN LIGNE

Patrick Cabanel Patrick Cabanel
Histoires des Justes en France

ACHETER EN LIGNE

Lucien Lazare Lucien Lazare
Dictionnaire des Justes de France

ACHETER EN LIGNE

Dominique Missika Dominique Missika
Dominique Veillon
Résistance - Histoires de familles, 1940-1945

ACHETER EN LIGNE
[Ajouter un ouvrage]

Juste parmi les Nations

Pauline Marquillie


Dossier Yad Vashem : 702
Remise de la médaille de Juste : 07/09/1971
Sauvetage : Lille Lomme 59000 - Nord
Nom d'épouse: Marquillie
Date de naissance: 24/06/1895
Date de décès: 12/02/1963
[Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo]

Pauline-Marquillie
Pauline Marquillie plantant un arbre à Yad Vashem à Jérusalem
source photo : Yad Vashem
crédit photo : D.R.
Notice

En 1939, Pauline* et Émile Marquillie*, nés en 1895, habitaient à Lomme, avec leur petit garçon de 10 ans.
Émile*, blessé de la Grande Guerre, était employé des chemins de fer.

Marcel Thumerel*, cheminot, est lui aussi ouvrier à l'atelier de Lille-Fives et habite Lille avec son épouse Adélaïde*.

Les deux cheminots et leurs épouses vont aider et abriter des familles et des jeunes rescapés tandis que Marcel Hoffmann* et d'autres cheminots résistants comme René Douce*, Louis Louis Saint-Maxent et Roger Millien vont sauver le plus grand nombre de juifs possible le 11 septembre 1942.
Ce jour-là, plusieurs des 24 sauveurs ont attrapé des sceaux et des balais et se sont approchés du train stationné prétendant faire partie du nettoyage, selon les quatre années de recherche de Celerse sur ce qu’il s’est passé ce jour-là à Lille.
Encadrés par la police allemande et les cheminots, les sauveurs ont inventé des distractions pour pouvoir faire passer un groupe d’enfants dans un entrepôt abandonné.
Quand il était impossible de distraire, les sauveurs utilisaient la tromperie: l’un d’eux a sauvé une fillette juive en la mettant sur son siège de vélo et en parlant avec elle comme si c’était sa fille donnant ainsi l’impression qu’elle avait rejoint son père au travail.

Lorsque les Allemands occupèrent le nord de la France, Émile Marquillie* décida de se battre pour libérer sa patrie et rallia la Résistance.
Il recevait et transmettait des informations de Londres et cachait sous son toit des fugitifs, parfois juifs.
Émile Marquillie* avait pris contact avec Gabrielle Lavoine, une assistante sociale qui était la déléguée à Lomme du syndicat des employés des chemins de fer, pour lui offrir son aide. En effet, la jeune femme, résistante elle aussi, avait besoin de cachettes pour des résistants et des déserteurs recherchés par les autorités.
En automne 1942, Léa Grosskopf, juive polonaise arrivant d'Allemagne, demanda à l'assistante sociale de l'aider à trouver asile pour elle-même et ses trois enfants, Max, né en 1930, Denise, née en 1932 et Sophie, née en 1940, qui avaient réussi par miracle à échapper à la grande rafle des Juifs de Lille le 11 septembre 1942. Le père, Hersch Grosskopf s'était enfui dans le sud de la France où il comptait trouver un refuge pour sa famille. Gabrielle Lavoine l'envoya chez Pauline* et Émile Marquillie* qui acceptèrent sans hésiter de les héberger.
Léa et Hersch Grosskopf et leurs enfants vécurent environ une année chez eux, sans que jamais Émile* leur demande quoi que ce soit.
Le 20 août 1943, Hersch Grosskopf réussit à faire passer toute sa famille en Suisse.

Pauline* et Émile Marquillie* hébergèrent d'autres Juifs qui avaient été envoyés par Gabrielle Lavoine et notamment Ruth née Szermann, son mari et les deux neveux de Ruth, André Epstein et Simon Rosenpik, né en 1935.
Ils arrivèrent chez Pauline* et Émile Marquillie* en juillet 1943.

Simon Rosenpik avait alors 8 ans. Sa mère Rivka née Szermann et sa petite soeur Liliane, née à Lille le 30 juillet 1941 et âgée de 1 an, avaient été arrêtés lors de la rafle du 11 septembre 1942. Elles seront ensuite déportées sans retour de la Caserne Dossin (Malines-Mechelen) à Auschwitz par le convoi du 15/09/1942.
Son père, Moïse Rosenpik, sera arrêté en 1943 et déporté sans retour de Drancy à Majdanek le 06/03/1943 par le convoi n° 51.
Simon Rosenpik se retrouva seul à la Libération. Pauline Marquillie*, devenue veuve, l'adopta et l'éleva comme son propre fils, Pierre, qui avait le même âge.

Pauline* et Émile Marquillie* aidèrent aussi la famille du tailleur Azriel Rochman, qui avait fui Paris au cours de l'été 1942 pour se réfugier à Lille et étaient aidés par Jean* et Émilienne Stellamans*, marchands de fruits et légumes, rue Paul-Lafargue, et leur fille Madeleine, dite Mado.

Marcel Thumerel* prend en charge la famille Ingwer avec l'aide de son épouse, Adélaïde*. Il leur fournit de faux papiers et, après les bombardements de 1942 sur la zone de Fives, les met à l’abri près d’Armentières, chez Robert Pouille (mouvement Voix du Nord).
Madame et Monsieur Ingwer habitaient à Lille (Nord) avec leurs deux fils : Léon, né en 1922 et Jacques, né en 1927. Malgré l’occupation de la Belgique puis du nord de la France par les Allemands, cette famille juive décida de ne pas quitter la ville, devenue zone interdite à cause de sa proximité des frontières belge et luxembourgeoise.
En septembre 1942 les nombreux Juifs demeurés à Lille et ses environs furent arrêtés et embarqués dans le train qui devait les conduire au camp de Malines (Belgique), puis en déportation vers l’est. Grâce au grand coeur et à la présence d’esprit des cheminots de Fives-Lille, membres du réseau de résistance « la Voix du Nord », les Ingwer et plusieurs autres Juifs réussirent à s’échapper, dissimulés dans des wagons stationnant sur des voies de garage.