Profession: Propriétaire d'une ferme Religion : Protestante Nom de naissance: Paulette, Blanche Borgne Nom d'épouse: Fournier Date de naissance: 03/03/1933
A la suite de l'arrestation et de la déportation de plusieurs de leurs proches, réfugiés dans la région, Bernard et Lucie Weinberg et leur fille Berthe, âgée 19 ans, se cachèrent en février 1944 à Soudorgues. Une sœur aînée de Berthe, Hélène, restée à Aigues-Mortes était logée par son employeur, boulanger. Peu de temps après Bernard et Lucie Weinberg apprirent l'arrestation d'Hélène.
Elle sera déportée sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 71 de Drancy à Auschwitz le 13 avril 1944.
A Soudorgues, les Fournier* apprirent que les Weinberg avait été dénoncés. René Fournier et son neveu, Élie, convoyèrent aussitôt Bernard et Lucie Weinberg et leur fille Berthe à Lassalle au domicile du maire. Alphonse Remézy* les cacha dans le caveau familial aménagé dans sa propriété (selon l'usage chez les protestants de cette région).
Quelques heures après, les Allemands arrivèrent, l'arme au point et enjoignirent Alphonse Remézy* de leur révéler les adresses des Juifs de sa commune. Il répliqua qu'il n'en connaissait pas.
Les Allemands décidèrent aussitôt de procéder à la pendaison publique de ce père de six enfants, lorsque un gendarme français, originaire de Thionville et qui parlait allemand intervint et les en dissuada.
Le lendemain, après une nuit glaciale dans le caveau Bernard et Lucie Weinberg et leur fille Berthe furent convoyés jusqu'au domicile du couple Émile Fournier*, les parents d'Élie*.
Le jour suivant, ils furent transférés à Saumane, non loin de là, et recueillis par deux autres frères Fournier* : Bernard et Lucie Weinberg chez Raymond* et Hélène et leurs cinq enfants, tandis que Berthe fut recueillie chez Henri* et Paulette* et leurs trois enfants.
En avril 1944, afin de ne pas mettre en danger plus longtemps leurs hôtes, les Weinberg quittèrent les Cévennes pour la Haute-Loire où se cachait un de leurs oncles et sa famille.
Le jeune Élie Fournier* avait rallié le maquis et fut capturé par les Allemands, déporté et assassiné.
Selon le témoignage de Berthe, "tous ce que ces gens ont fait pour nous était spontané, d'une générosité et d'une abnégation incroyables et je leur voue une profonde reconnaissance. Nous étions sans ressources à l'époque et en plus du danger que nous leur faisions courir, nous avons vécu à la charge de nos sauveurs."
Alphonse Rémézy was the mayor of Lasalle (Gard). In February 1944, he saved the lives of three Jewish refugees under dramatic circumstances. Bernard and Lucie Weinberg had emigrated from Germany to France with their four children and had settled in Thionville. In June 1940, they fled to Aigues-Mortes in the south of France. Early in 1944, following the arrest of several relatives who had taken refuge in the area, Bernard and Lucie came with their daughter Berthe, then nineteen, to the hamlet of Soudorgues near Lasalle. Hélène, an older daughter, had remained in Aigues-Mortes where her employer, a baker, provided lodgings for her. A few days later, the Weinberg leaned that she had been arrested. The Fournier family also lived in Soudorgues. They heard that a woman had denounced the newcomers and that German policemen were on their way to arrest them. René Fournier and his nephew Elie immediately escorted Berthe and her parents to the house of the mayor. Alphonse Rémézy hid them in the family burial vault, set on the grounds of his estate. (This was the custom among local Protestants ever since their ancestors the “Camisards” had been persecuted and denied access to the cemetery). They barely had time to hide there when German soldiers burst in and, threatening the mayor at gunpoint, ordered him to tell them where were the Jews of the town were hiding. He replied that he did not know of any. The Germans were about to hang this father of six in the public square when a French gendarme from Thionville who spoke German managed to convince them to desist. The following day, after spending the night in the freezing vault, the Weinbergs were taken to the home of Elie’s father, Emile. From there, they were escorted the following morning to Saumane where two other Fournier brothers were living. Raymond and Hélène and their five children housed the elder Weinbergs while Henri and Paulette and their three children took in Berthe. In April 1944, the Weinbergs left the Cévennes in order to avoid endangering their hosts any longer. They reached the Haute-Loire region where an uncle was in hiding. Young Elie Fournier joined the underground. Captured by the Germans he was deported to the east and assassinated. According to Berthe’s testimony, “Everything they did for us was spontaneous, generous, and selfless to the extreme, and I am deeply grateful to them. We had nothing at the time and on top of the danger they were incurring; we lived at our saviors expense.”
On March 29, 1999, Yad Vashem recognized Alphonse Remézy, Émile Fournier and his wife, Raymonde and Hélène Fournier, Henri and Paulette Fournier, René Fournier and Elie Fournier as Righteous Among the Nations.
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Rencontre avec Paul Niedermann (Conférence de Paul Niedermann (1h24) enregistrée en mars 2011 au collège d'Estagel dans les Pyrénées-Orientales. Paul Niedermann retrace son parcours entre 1935 et 1945 de Karlsruhe à la Maison d'Izieu, en détaillant son passage au Camp de Rivesaltes. ) 2 Les maquis en Cévennes (Pour la Mémoire, dans cet historique de la Résistance en Cévennes, il y a la saga d’une bonne partie de la Résistance M.U.R. du Gard, concernant ses maquis de l’Aigoual, mais aussi leur mouvance, de Nîmes, Le Grau du Roi, Sommières et même Ganges, étroitement uni à Lasalle, Saint Hippolyte du Fort et Valleraugue. C’est la mémoire d’une résistance populaire, encadrée par des hommes courageux, volontaires, qui n’étaient pas préparés à ces lourdes responsabilités et qui surent les assumer, avec raison et sans défaillance.
La montée en puissance de cette résistance, surestimée par l’adversaire, lui donna un grand rayonnement dans notre département. C’est aussi, la mémoire d’un pays de montagne moyenne, mais très accidentée, sorte de refuge dans lequel s'’est perpétuée une tradition d’accueil et de liberté. Les Cévennes. )
3 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Auguste Martin
(08/04/1938 - 25/09/1940) Préfet du Gard
Marcel Ribière
(1940 - 1943) Marcel Julien Henri Ribière, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1892-1986)
Angélo Chiappe
(25/09/1940 - 14/02/1944) Préfet du Gard
Jean Chaigneau
*
(Mai 1943 - Mai 1944) Marie Joseph Jean Chaigneau, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse). Arrêté en mai 1944 par les Allemands, il est déporté au camp d'Eisenberg
Alfred Papinot
(14/02/1944 - 25/08/1944) Préfet du Gard
Raymond Aubrac
(1944 - 1945) Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1914)
Paul Haag
(1945 - 1946) Paul Maurice Louis Haag, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1891-1976)
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