Pierre et Marie Sanchou et leurs trois enfants Micheline, Madeleine et Jean habitent Asson. Pierre est facteur à Nay.
M. Bukspan, ses trois enfants, Rachel, Charles et Jacky, sa seconde épouse, Sarah, ainsi qu’une sœur de sa première épouse, Ilda, arrivent d’Anvers après avoir été refoulés au fur et à mesure de l’avancée des Allemands.
La famille Bukspan est en résidence surveillée et Pierre Sanchou* accepte de leur louer un petit logement dans sa maison juste en face de la ferme des Pladepouseaux* où ils vont chercher des œufs.
En août 1942, Pierre Sanchou est averti par un ami de Nay que toutes les familles juives des environs seraient raflées dans la nuit.
Pierre Sanchou aidé de Pierre Bert et de son fils Gaston (qui deviendra le mari de Micheline Sanchou) se mettent en quête de cachettes pour la famille.
Jacky qui a deux ans restera chez les Sanchou* et M. Bukspan demande à Maria Pladepouseaux* de garder Charles à la ferme. Elle accepte sans hésiter. Charles qui a onze ans et demi arrive à la ferme le jour-même et y restera jusqu’en octobre 1944.
Pierre Sanchou* trouve alors une cachette pour M. Bukspan, sa femme Sarah, sa belle-sœur Ilda et la petite Rachel dans une grange, au flanc de l'oppidum à Asson, qui appartient à Édouard Monguilholou. Ils y resteront jusqu’à l’automne.
La famille Sanchou s’occupe de les ravitailler quotidiennement et de leur fournir du linge propre.
La grange n’est pas chauffée et dès que l’hiver arrive, Pierre Sanchou* organisera d’autres cachettes pour les fugitifs.
À Asson, les Peyroutet, une famille de paysan, accepte de leur louer une chambre dans la maison. Louise Peyroutet vit avec sa belle famille, son mari ayant été fait prisonnier. Elle loue aux fugitifs sa propre chambre. Les Bukspan ne peuvent sortir de la chambre de peur d’être dénoncés. Ilda n’en peut plus de vivre enfermée dans une chambre et part un soir en claquant la porte. Elle passe chez les Pladepouseaux* puis traverse les champs et le gave de Pau et arrive jusqu’à Marseille en se faisant passer pour muette.
Pierre Sanchou craignant qu’Ilda soit arrêtée et que la cachette des Bukspan soit alors découverte cherche une autre cachette. C’est ainsi que M. Bukspan, Sarah et Rachel arrivent chez les Cassou avec qui ils partagent les veillées, le soir au coin du feu.
M. Bukspan « a attrapé le scorbut » et Mme Cassou leur demande alors de trouver un autre logement.
À pied, Pierre Sanchou et Pierre Bert les emmènent, à sept kilomètres de là, au pied de la montagne chez les Pommé à Asson. Les Pommé sont des parents de Pierre Bert. Les Bukspan y vivront jusqu’à la Libération.
Cependant, M. Bukspan est de plus en plus malade. Les Sanchou font appel à leur médecin, un homme de confiance, le docteur Sénéchal, mais M. Bukspan est mourant. Pierre Sanchou et le docteur Sénéchal le chargent dans la voiture du médecin et l’emmènent chez les Sanchou qui vont le veiller toute la nuit. Le lendemain, Marie Sanchou et le docteur Sénéchal l’emmènent à l’hôpital, mais il est trop tard, il mourra le lendemain, huit jours avant la Libération.
Fin 1944, Sarah Bukspan emmène sa belle-fille Rachel, son beau-fils Charles et son fils Jacky à Pau où ils vont rester une année.
Rachel et Charles resteront en contact avec les familles Sanchou et Pladepouseaux*.
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes 2 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence.
Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
3 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. ) 4 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). ) 5 Victime en représailles à Mussidan 6 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )
7 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Émile Ducommun
(1940 - 1942) Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Angelo Chiappe
(16/07/1939 - 24/09/1940) Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Maurice Sabatier
(01/05/1942 - 1944) Maurice Roch Antoine Sabatier, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1897-1989)
François Pierre-Alype
(1941 - 1941) Marie François Jules Pierre dit Pierre-Alype, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1886-1956)
Gaston Cusin
(30/08/1944 - 18/05/1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1903-1993)
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
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