Soutenir le travail de l'AJPN  
Connexion :     Mot de passe oublié    S'inscrire
  Recherche de personne, de lieu : affiche la page   Recherche type Google : propose des pages 
 
 
Accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
111, rue Belleville - F33000 Bordeaux Tél. +33 9 51 89 44 87
207 annonces de recherche
Actualités de l'AJPN
Revue de presse
Recevoir les infos AJPN
Voyage souvenir des porteurs de visa Aristides de Sousa Mendes Sur le chemin de la liberté… On the road to freedom…
Voyage 2013 des porteurs de visa Sousa Mendes
39/45 en France
base des données identifiées par l'AJPN
Nouveaux articles
Une page au hasard
36593 communes
95 départements
1140 lieux d'internement
627 lieux de sauvetage
33 organisations de sauvetage
3733 Justes de France
710 résistants juifs
8075 personnes sauvées, cachées
Chronologie 1905/1945
En France dans les communes
Les Justes parmi les Nations
Républicains espagnols
Tsiganes français en 1939-1945
Les lieux d'internement
Les sauvetages en France
Bibliographie Cartographie
Vichy en Aquitaine
Glossaire Ressources
Espace enseignants
Exposition pédagogique 2e guerre mondiale : la guerre, l'occupation, la vie quotidienne, les lois antisémites, les rafles, les justes, les enfants cachés, les rescapés, les témoins Exposition pédagogique L'enfant cachée
Association AJPN Rapport moral
Comment contribuer au site
Soutenir le travail de l'AJPN
Paiement en ligne
Contacter l'AJPN
Partenaires Liens d'intérêt
Remerciements
Téléchargements Résultats d'audience Online Xiti
Plan du site
Ajouter ce site à vos favoris
Imprimer cette page

Juste parmi les Nations

Marie-Josèphe Lajat Nicol


Dossier Yad Vashem : 11383
Remise de la médaille de Juste : 2009
Sauvetage : Saint-Léonard-de-Noblat 87400 - Haute-Vienne
Religion : Catholique
Nom de naissance: Lajat
Nom d'épouse: Nicol
Date de naissance: 29/08/1918
[Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo]

Marie-Josephe-Lajat-Nicol
Les Justes de France au Panthéon
source photo : YV _ FMS
crédit photo : D.R.
Notice

Léonard Lajat* et son épouse Marie*, née Coissac, habitent au cœur du Limousin, à Saint-Léonard-de-Noblat, route de Bujaleuf, avec leurs deux filles, Marie-Josèphe* et Yvonne, dite Vonette.
Léonard*, homme droit et jovial avait fait la guerre de 1914-1918 dans le génie. Charpentier, il pratique son métier avec amour et s'occupe de la scierie dont il a hérité de son père.
Marie* élève ses deux filles dans le catholicisme, la générosité et le respect du prochain.

Lorsque la guerre éclate, en 1939, Saint-Léonard-de-Noblat accueille des Alsaciens, et notamment l'ensemble de la population réfugiée de Drusenheim qui restera dans la commune jusqu'en août-septembre 1940.
Marie* et Léonard Lajat* hébergent la famille Dreyfus durant quelques semaines.

En 1942, la famille Marguliès, des juifs naturalisés français de Paris, cherchent à se réfugier en zone sud.
Jacques Marguliès est médecin. Engagé au front, il avait été fait prisonnier puis libéré et avait rejoint à Paris son épouse, Sarah Marguliès, et leur fille Diane.
En 1942, Jacques parvient à passer la ligne de démarcation et s'installe à Limoges où, grâce à un patient, il trouve un travail de représentant. Diane, munie de faux papiers, vient rejoindre son père, cachée dans un groupe d'enfants pris en charge par la Croix-Rouge. Sarah arrive un mois plus tard.
Limoges est peu sûr. Une amie les adresse alors aux Lajat* qui habitent à 20 km, à Saint-Léonard.
La famille les accueille chaleureusement et les installe dans un petit deux pièces libre au rez-de-chaussée.
Ils sont rejoints par Rachel Misès, la mère du docteur Marguliès et trois mois plus tard la famille Max Misès vient également les rejoindre. Les Misès occuperont le petit deux pièces à l'étage.

Max Misès avait émigré de Roumanie en France en 1919 et poursuivit des études d'ingénieur. Il est naturalisé français en 1928 et épouse en seconde noce Honora, née Stern. De cette union naîtra Liane, leur fille unique. Ils habitent à Colombes dans la banlieue parisienne. Max Misès trouve un emploi d'ingénieur aéronautique.
Dès le début de la guerre, Max Misès envoie son épouse, Honora, et la petite Liane en Bretagne chez une vieille paysanne qui prendra soin d'elles durant trois mois.
Durant la débâcle, l'usine aéronautique est déplacée à Marignane et Max Misès s'installe à Marseille et fait venir sa femme et sa fille. Ils y resteront quelques mois.
Lorsqu'il leur faut se faire recenser, Max Misès se voit apposer le tampon JUIF sur sa carte d'identité et s'empresse de trouver des faux papiers. Marseille devient dangereux. Max et Honora décident alors de partir rejoindre Jacques Marguliès, un cousin de Max, réfugié avec sa famille à Saint-Léonard-de-Noblat.

Max Misès et Jacques Marguliès aident Marie Lajat* à couper du bois et toute la famille se rend utile du mieux qu'elle peut.
Les Lajat* sympathisent avec les deux familles et les deux fillettes âgées de 11 ans, Diane Marguliès et Liane Misès. Les familles partagent des moments d'amitié et goutent les desserts confectionnés par l'une ou par l'autre et chaque fois que Léonard Lajat ouvre une bouteille de sa réserve, il répète rituellement "Encore une que les boches n'auront pas !".
Ils font de longues promenades dans la campagne et dans les bois à la recherche de châtaignes et de champignons.

En septembre 1942, Diane et Liane font leur entrée au Collège Moderne de jeunes filles, dirigé par Germaine Lalo* (qui sera nommée Juste parmi les Nations en 1994 pour avoir caché de nombreuses jeunes filles juives).
Au collège, le professeur d'histoire-géographie, Mme Billerey, leur donne la clé d'une sortie de secours, au cas où…

En novembre 1942, les Allemands occupent toute la France.
Il faut trouver un abri. Les voisins savent que les hôtes des Lajat* sont juifs. C'est ainsi que Léonard Lajat* a l'idée de construire une cache dans la cave. Il s'agit d'une fausse cloison, doublant un mur préexistant, à un mètre de celui-ci. La cloison et la porte sont recouvertes de briques, la porte se ferme de l'intérieur et se confond avec la cloison. Pour plus de sécurité, Léonard Lajat* met au point un système électrique d'alerte entre le portail et l'entrée de la maison. La cache est équipée d'un banc, de l'eau et du pain.
Max Misès et Jacques Marguliès assument quant à eux des tours de garde, nuit et jour, de la fenêtre du grenier donnant sur la route.

Au printemps 1943, alors que les rafles s'accentuent, les deux familles se cachent derrières les volets fermés et les Lajat* font croire au voisinage qu'ils sont partis. Diane et Liane ne vont plus au collège.
Max reçoit en sous-main des petits travaux de calculs pour des avions civils envoyés par un collègue résistant, M. Mouchet. Cela permet à la famille de survivre. Jacques Marguliès rejoindra le maquis, laissant sa famille en sécurité.

Marie-Josèphe* est chargée du ravitaillement pour les trois familles. Il doit se faire en dehors de la ville pour ne pas éveiller les soupçons. Elle se rend à vélo dans des villages éloignés deux à trois fois par semaines et réussit toujours à passer entre les patrouilles allemandes et le maquis.

Roger, le fils de Max Misès issu d'un premier mariage leur rend visite. D'autres viennent parfois pour une nuit ou plus chez les Lajat : deux jeunes juifs, Jacky et Élie, des maquisards.

Lorsque la France est libérée, chacun peut rentrer chez soi.
Max Misès rentre à Paris au bureau d'études de Dassault où il fera toute sa carrière. La famille Marguliès rentre elle aussi à Paris.
Honora et Liane resteront chez les Lajat* jusqu'à l'automne 1945.

Les liens d'affection entre les familles liées à tout jamais perdurent encore aujourd'hui.
Liane viendra passer ses petites vacances chez les Lajat* et dès que Max a un petit congé, il embarque Honora et Liane dans sa voiture et roule jusqu'à Saint-Léonard, embrasser "les siens".

Liane évoquant les Lajat* précise : "La générosité et la simplicité avec lesquelles la famille Lajat* nous accueillit, en se mettant en grand danger elle-même, m'ont donné très fort le sentiment d'adhésion à ce pays. Malgré les exactions de quelques-uns, j'ai appris à me sentir de cette culture-là. Ma dette reste immense et ne sera jamais effacée" et Diane d'ajouter : "Ils ont pris des risques personnels énormes parce qu'ils étaient ce qu'ils étaient".

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem



Réseau de sauvetage
Marie Lajat

Léonard Lajat
Yvonne Lajat Brandt (dite Vonette)
 
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Marie-Josèphe Lajat Nicol
Sarah Marguliès
Jacques Marguliès
Diane Marguliès Winaver
Honora Misès
Rachel Misès (Mère de Jacques Marguliès)
Liane Misès
Max Misès

Chronologie [Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.

Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)

Annonces de recherche
[Déposer une annonce]

[Signaler que le contenu de cet article vous semble erroné]


 
Haute-Vienne

Région :
Limousin
Département :
Haute-Vienne

Préfets :
Pierre-Joseph-Faustin Combes
(16/07/1939 - 17/07/1939) Préfet de Haute-Vienne
Pierre-Amédée-Guillaume Ducombeau
(17/07/1939 - 17/09/1940) Préfet de Haute-Vienne
François Bard
(17/09/1940 - 14/05/1941) Préfet de Haute-Vienne
(01/12/1889 à Saint-Étienne (Loire)-01/04/1944 à Berne (Suisse)). Remis à la disposition du secrétaire d’État à la Marine (1er juin 1942). Ambassadeur de France à Berne (Suisse). Mort des suites d'un accident en fonction. La commission d’épuration du ministère de l’Intérieur propose sa révocation avec pension le 14 mars 1945. (Source : SFHP, Société française d'histoire de la police, Notice biographique François Bard.)
Perier de Féréal
(16/06/1941 - 09/1944) Préfet de Haute-Vienne
Pierre Berger
(18/06/1941 - 28/04/1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean-Albert Popinaud
(06/12/1941 - 08/01/1943) Préfet délégué de Haute-Vienne
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Laporte
(1942 - 1944) Préfet délégué à Limoges, résistant, né en 1909
René Rivière
(16/01/1943 - 11/09/1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Louis François Marie Tuaillon
(11/02/1943 - 10/03/1943) Préfet délégué de Haute-Vienne
Gaston Adrien Constant Veveaud
(11/03/1943 - 24/01/1944) Préfet délégué de Haute-Vienne
André Jean-Faure
(13/04/1943 - 15/06/1943) André Jacques Marie Jean-Faure, Préfet régional délégué
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Chérif Mécheri
(06/02/1944 - 1944) Préfet délégué de Haute-Vienne
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Jean Chaintron
(18/09/1944 - 14/01/1947) Préfet de Haute-Vienne
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)

À lire, à voir…

Loïc Dauvillier Loïc Dauvillier
Marc Lizano
Greg Salsedo
L'enfant cachée
ACHETER EN LIGNE

Pascal Plas Pascal Plas
Michel C. Kiener
Des jeunes en Résistance. L’affaire du 17e Barreau - 1939-1944
ACHETER EN LIGNE

Lucien Lazare Lucien Lazare
Dictionnaire des Justes de France
ACHETER EN LIGNE

Pascal Plas Pascal Plas
Michel C. Kiener
Enfances Juives. Limousin-Dordogne-Berry - Terres de refuge 1939-1945
ACHETER EN LIGNE

Pascal Plas Pascal Plas
Michel C. Kiener
Errances de guerre
ACHETER EN LIGNE

Patrick Cabanel Patrick Cabanel
Histoires des Justes en France
ACHETER EN LIGNE

Jacques Semelin Jacques Semelin
Claire Andrieu
Sarah Gensburger
La résistance aux génocides. De la pluralité des actes de sauvetage
ACHETER EN LIGNE

Pascal Plas Pascal Plas
Michel C. Kiener
La Résistance et le rail, Le cas du Limousin - 1939-1944
ACHETER EN LIGNE

Sabine Gensburger Sabine Gensburger
Les Justes de France - Politiques publiques de la mémoire
ACHETER EN LIGNE

Marek Halter Marek Halter
Les Justes, ces héros inconnus
ACHETER EN LIGNE

Pascal Plas Pascal Plas
Simon Schwarzfuchs
Mémoires du grand rabbin Deutsch : Limoges 1939-1945
ACHETER EN LIGNE

Dominique Missika Dominique Missika
Dominique Veillon
Résistance - Histoires de familles, 1940-1945
ACHETER EN LIGNE

Jacques Semelin Jacques Semelin
Sans armes face à Hitler
ACHETER EN LIGNE

Gaston Lévy Gaston Lévy
Souvenirs d’un médecin d’enfants à l’OSE en France occupée et en Suisse, 1940-1945
ACHETER EN LIGNE
[Ajouter un ouvrage]
Avertissement Les informations affichées sur le site de l'AJPN sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de notre base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par l'AJPN et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans notre base de données.
* Juste parmi les Nations
| Avertissements | Association AJPN | Soutenir l'AJPN | Missions de l'AJPN | Document de présentation | Rapport moral | Statuts de l'association | Informations légales | Crédit | Remerciements | Contacter l'AJPN |
 
8 visiteurs connectés

Justes parmi les Nations - Righteous among the Nations - De Gerechten mank de Völker - Giusti tra le nazioni - Drept între popoare - Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy wsród Narodów Swiata - Rechtvaardige onder de Volkeren - Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy - Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos entre les Nacions
© Lhoumeau, Marchal 2008 2013 AJPN tél. +33.951894487