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Meurthe-et-Moselle

Région :
Grand-Est
Département :
Meurthe-et-Moselle

Préfets :
Léon Bosney
(19/02/1935 - 21/09/1940)
Edmond Jean Schmidt
(21/09/1940 - 04/11/1946) Préfet de Meurthe-et-Moselle. En janvier 1942 il est promu préfet de Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges, sous tutelle de la Feldkommandantur

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Juste parmi les Nations

Marcel Galliot


Dossier Yad Vashem : 4556
Remise de la médaille de Juste : 21/10/1992
Sauvetage : Nancy 54000 - Meurthe-et-Moselle
Profession: Policier, brigadier-chef en police municipale en 1938
Qualité: Résistant
Date de naissance: 26/08/1899 (Chemaudin (25))
Date de décès: 08/10/1989
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Marcel-Galliot
Marcel Galliot*
source photo : Yad Vashem
crédit photo : D.R.
Notice

Marcel Galliot*, originaire d'une famille paysanne du Doubs, était né en 1899 à Chemaudin.

Il avait débuté a carrière militaire en 1918, prolongée sur les champs de bataille de Syrie, avant d'être affecté à la police urbaine de Nancy en 1922.

Marcel Galliot* avait épousée Caroline née Frimmer, alsacienne d'origines, avaient un fils unique, Pierre, né en 1928.

Lorsque la guerre éclata, Marcel Galliot*, 40 ans, officier de police à Nancy, comptait près de vingt ans d'ancienneté, et sorti du rang, avait accumulé les citations pour le caractère exemplaire de son travail.
Il part comme engagé volontaire au 8e R.A. et participe aux combats du Donon.
Il est fait prisonnier et emmené au Stalag 13 B.

Libéré en 1941, Marcel Galliot* reprend ses fonctions dans une France désormais en grande partie occupée et gouvernée par le régime de Vichy.
Deux mois après avoir regagné son foyer, il est contacté par un cousin Malzévillois de sa femme, Nicol Hobam. Parallèlement à ses fonctions de police, ils créent le "Mouvement lorrain de résistance" également appelé "Lorraine Résistance". Ils mènent des actions clandestines et sauveront la vie de familles juives.

Marcel Galliot* sera responsable militaire du Mouvement Lorraine. Il s'engage pleinement dans la lutte clandestine ( attentats, filières d'évasion pour prisonniers de guerre ou réfractaires au STO, aides aux familles juives).

En 1942, il recrute Marcel Leroy qui sera le rédacteur des tracts diffusés par l' équipe qu'il a recrutée.

Il avait l'habitude d'inviter les frères Lévy Fernand Lévy et Jacques Lévy à venir écouter la BBC chez lui.
En septembre 1942, lorsque la situation des Juifs devint trop dangereuse à Nancy, il décida d'aider ses amis à passer en zone sud. Fernand Lévy avait contacté un individu qui lui avait promis de faux papiers pour lui-même, sa femme et ses deux enfants, moyennant une somme importante. Sitôt qu’il l’eut reçut, l'homme disparut.
Désespéré, Fernand Lévy fit appel à son ami Marcel Galliot*. Celui-ci retrouva l'individu en question et l'obligea, sous la menace de son arme, à lui remettre les papiers.
L'officier de police s’était, de son côté, procuré de faux papiers pour Jacques Lévy, le frère de Fernand, son épouse et ses cinq enfants.

Pendant le couvre-feu imposé aux Juifs, Marcel Galliot* accompagna les deux familles à la gare, acheta leurs billets et les aida à s'installer dans leur wagon. Les Lévy, suivant à la lettre ses instructions et ses conseils, arrivèrent sains et saufs.

Léon Worms, son épouse Louise née May et leurs enfants Jean et Colette habitaient 25 rue de Liverdun à Nancy.
Marcel Galliot* utilisa la même méthode pour les sauver.
Ils purent ainsi fuir Nancy et se réfugier à Thuret dans le Puy-de-Dôme. C'est là que Léon Worms sera arrêté et déporté sans retour à Buchenwald.

Sur dénonciation, Marcel Galliot* est arrêté le 30 avril 1943 sur "l'inculpation d'espionnage et d'organisation gaulliste" et emmené au Commissariat de la rue de la Visitation par le chef de la Gestapo de Nancy, von Krock. Incarcéré dans un "trou à rats" de la prison Charles III, il ne voyait le jour qu'à l'occasion d'interrogatoires musclés qui se déroulaient plusieurs fois par semaine boulevard Albert Ier, au siège de la Gestapo.

Quelques jours après son arrestation, deux gestapistes viennent effectuer une fouille en règle de son appartement en présence de son jeune fils âgé de 14 ans,Pierre, seul à ce moment-là.
Par un heureux hasard, celui-ci avait caché quelques jours avant, dans un local de l'immeuble, des explosifs et des munitions entreposés dans l'appartement de ses parents. Déçus de n'avoir rien trouvé, les gestapistes l'emmenèrent boulevard Albert Ier pour se livrer à un odieux chantage, tant auprès du fils que du père, espérant ainsi obtenir des aveux.
Ni l'un ni l'autre n'a parlé...
Considérant sans doute qu'un galopin de cet âge ne pouvait être d'aucune utilité, ils l'ont relâché après 24 heures de détention. Cette liberté retrouvée a été mise à profit par Pierre Galliot pour reprendre ses activités de guetteur et d'agent de liaison dans les activités clandestines mises en oeuvre par son père.

Face au mutisme de Marcel Galliot*, ses bourreaux le transfèrent à Ecrouves le 30 septembre 1943 puis à Compiègne le 3 octobre. Après un mois dans ce camp de transit, il sera déporté à Buchenwald le 28 octobre 1943. Immatriculé 30 987, il connaîtra les kommandos d'erra et Leipzig.
Il réussira à s'évader pendant les marches de la mort, le 15 avril 1945, en Saxe (à Pahrenz) et restera caché 10 jours dans un grenier jusqu'à l'arrivée des Soviétiques.

Marcel Galliot* prend sa retraite en 1954 et va s'installer à Malzéville.
Le jour de ses funérailles, une vingtaine de porte-drapeaux l’ont accompagné jusqu’à sa dernière demeure.

Officier le la Légion d'honneur, commandeur de lOrdre national du Mérite, Marcel Galliot* est nommé Juste parmi les Nations le 21 octobre 1992.


Histoire

Rescue Story

When the war broke out, Marcel Galliot, a police officer, lived in Nancy, in the département of Meurthe-et-Moselle. He was in his forties and had served with the police for approximately twenty years, rising in the ranks and receiving several citations for the exemplary quality of his work. He was called up to the army and captured by the Germans in the battle of Donon. Released in 1941, he returned to the police force of occupied France under the Vichy regime.
In addition to his regular police duties, Galliot worked in the underground and saved Jewish families with whom he was friendly. He regularly invited the Lévy brothers to listen to BBC broadcasts with him. In September 1942, when the situation in Nancy became dangerous for Jews, Galliot decided to help his friends cross into the southern zone. Fernand Lévy contacted someone who promised forged identity cards for him, his wife, and his two children for a substantial fee. Lévy paid in advance, but the man did not appear with the documents. In despair, Lévy turned to his friend Galliot. Galliot tracked the man down and, at gunpoint, made him hand over the papers. Galliot also obtained forged identity cards for Jacques Lévy, Fernand’s brother, who was married and had five children. During the curfew that had been imposed on the Jews, Galliot took the two families to the railroad station, bought their tickets, and helped them board. They followed Galliot’s instructions to the letter and arrived safely in southern France. Galliot saved the Worms family, a couple and their daughter, in similar fashion. In April 1943, Galliot was captured by the Gestapo and interned in the concentration camp of Compiègne; five months later, he was sent to Buchenwald. He managed to survive until the camp was liberated in April 1945. Galliot spent some time with the American forces in Germany and then returned to his homeland.
On February 12, 1990, Yad Vashem recognized Marcel Galliot as Righteous Among the Nations.

16/02/2012
Lien : Yad Vashem

[Compléter l'article]
 
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Marcel Galliot
Paulette Lévy
Madame Lévy
Pierre Lévy
Bernard Lévy
Fernand Lévy
Jacques Lévy
Colette Worms
Léon Worms (dit Léon Watrin)
Louise Worms (dite Louise Watrin)

Chronologie [Ajouter]
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Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Paul Ernest dit Paul Bourson Farouche opposant au régime nazi, Exposé 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE - terminal
Article extrait d'une étude généalogique sur la famille BOURSON de Vigy (Moselle) et alliés (http://majoresorum.eklablog.com)


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Journal de guerre de Charles Altorffer
2 Actes du colloques de Metz (Annexion et nazification en Europe, Actes du colloques de Metz, 2003 )
3 Site officiel de la Commune de Montigny-les-Monts
4 Site non officiel de la commune d' Auxon (Site non officiel de la commune d' Auxon.
Démarches administratives, histoire du village, cartes postales et photos anciennes.
)
5 Saint-Dizier la période 1939-1945 en photos (La ville de Haute-Marne la période 1939-1945 en photos )
6 Histoire de Lièpvre de 1870 à 1945.

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