Lucien Besnard*, petit fils de Florentine* et Louis Vaillant*, participa, avec ses grands-parents, au sauvetage de Simon, Albert et Suzanne Zajdman, ainsi qu'au sauvetage de Henriette et Charlotte Mandelcwajg.
Malgré la demande du maire de Pezou, en avril 1944, de renvoyer à Paris les réfugiés, les Vaillant* gardèrent les enfants jusqu'à la Libération.
Florentine* et Louis Vaillant* avaient une ferme sans eau courant ni électricité au hameau des Hauts-de-Fontaine, dans la commune de Pezou. La pièce unique de la petite maison hébergeait également la mère de Florentine*, Mme Fourmy, et sa fille célibataire, Louise. Louis Vaillant*, grand mutilé de la guerre de 1914, s'occupait du jardin potager, des poules, des lapins et des trois chèvres.
Mme Fourmy confectionnait les vêtements des quatre membres de la famille.
Au cours des années 1930, les Vaillant* avait fait la connaissance de la famille Zajdman, des juifs parisiens, qui avaient pris l'habitude de mettre leurs enfants en pension chez eux chaque année, pendant les grandes vacances.
En juin 1942, M. Zajdman, inquiet de la situation à Paris, écrivit aux Vaillant* pour leur demander d'héberger trois de leurs six enfants pour une longue période.
Le 28 juin 1942, Lucien Besnard*, petit-fils des Vaillant*, alla chercher les enfants à Paris. Il commença par enlever l'étoile jaune de Simon, 11 ans, Albert, 7 ans, et Suzanne, 6 ans, et partit avec eux à la gare d'Austerlitz pour prendre le train pour Pezou.
Les petits, qui connaissaient bien la ferme, furent chaleureusement accueillis par Florentine* et Louis Vaillant*.
Jusqu'à la Libération, quatre adultes et cinq enfants vécurent dans l'unique chambre de la petite ferme, chacun prenant part aux besognes du ménage, du jardin et de la basse-cour, dans une ambiance de grande sérénité.
Les enfants appelaient Florentine* et Louis Vaillant*, "grand-mère Vaillant" et "grand-père Vaillant".
Les voisins, qui ne se doutaient pas que les enfants étaient juifs, les appelaient "les parisiens".
Les plus petits restaient jouer à la maison, tandis que les grands fréquentaient l'école de Pezou, à l'exception d'une période de plusieurs semaines durant laquelle des militaires allemands patrouillèrent dans le village.
En avril 1944, le maire de Pezou, demanda à Louis Vaillant* de renvoyer les réfugiés à Paris, car, selon lui, ils constituaient une menace pour le village et menaça Louis Vaillant* de ne plus lui donner de coupons d'alimentation.
Les Vaillant* ne se laissèrent pas intimider et gardèrent les enfants jusqu'à la Libération, même s'il n'était désormais plus possible de les envoyer à l'école.
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Jacques Bussière
(25/11/1942 - 1944) Jacques Félix Bussière, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre). Arrêté, interné au camp de Compiègne puis déporté en Allemagne, il mourra en déportation (1895-1945)
Jacques Moranne
(25/06/1940 - 1942) Jacques Alexandre Moranne, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre) (1901-1982)
Angelo Chiappe
(06/02/1944 - 08/1944) Ange Marie Pascal Eugène Chiappe, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre). Arrêté à la Libération, il est fusillé le 23 janvier 1945. (1889-1945)
André Mars
(1944 - 1946) Commissaire régional de la République d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre) (1896-1957)
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