La bibliothèque de l'AJPN est en partie en vente, retrouvez le catalogue sur Amazon en cliquant ICI...
space  Mot de passe oublié    S'inscrire
  Recherche de personne, de lieu : affiche la page   Recherche type Google : propose des pages 
 
 
Page d'accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
326 annonces de recherche Actualités  -  Revue de presse
39/45 en France
base des données identifiées par AJPN.org
Nouveaux articles
Une page au hasard
36593 communes
95 départements
1148 lieux d'internement
636 lieux de sauvetage
33 organisations de sauvetage
3854 Justes de France
742 résistants juifs
8768 personnes sauvées, cachées
Expositions pédagogiques AJPN Exposition pédagogique 2e guerre mondiale : la guerre, l'occupation, la vie quotidienne, les lois antisémites, les rafles, les justes, les enfants cachés, les rescapés, les témoins L'enfant cachée
Das versteckte Kind

Chronologie 1905/1945
En France dans les communes
Les Justes parmi les Nations
Républicains espagnols
Tsiganes français en 1939-1945
Les lieux d'internement
Les sauvetages en France
Bibliographie Cartographie
Vichy en Aquitaine
Glossaire
Audience : Xiti  -  Online Plan du site
Ajouter ce site à vos favoris Signaler un problème technique
Imprimer cette page

Juste parmi les Nations

Louise Brandone


Dossier Yad Vashem : 4237
Remise de la médaille de Juste : 16/05/1989
Sauvetage : Nice La Costière 06000 - Alpes-Maritimes
Profession: Sans profession
Religion : Catholique
Nom de naissance: Émilie, Alexandrine Marenco
Nom d'épouse: Brandone

Date de décès: 1984 (Nice)
[Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo]

Louise-Brandone
Les Justes de France au Panthéon
source photo : YV _ FMS
crédit photo : D.R.
Notice

Dominique Brandone* est né à Asti dans le Piémont italien, dans la région de la plaine du Pô.
Son père meurt à l'âge de 33 ans. Sa veuve, qui se trouve seule avec cinq fils, épouse alors le frère de son mari.
Dominique Brandone* fait la guerre de 1914-1918 en partie en Italie et en partie en France après son installation à Nice.

Le 23 octobre 1915 il épouse Émilie, Alexandrine Marenco* dite Louise, française originaire de Nice.
Louise* avait perdu son frère Blaise dès le début de la Première Guerre mondiale, tué en septembre 1914.
Louise* perd sa nationalité française par mariage avec un italien, en vertu de l'article 19 du Code Civil de l'époque.
Elle ne retrouvera sa nationalité que le 21 juin 1929 alors que Dominique Brandone* sera naturalisé français le 1er janvier 1928.

Dominique Brandone*, après avoir pratiqué de nombreux métiers tels que chauffeur de maître, peintre en voiture et mécanicien, il possède avec un associé un garage à Nice, rue Chabrier. Ils habitaient un appartement situé 44, rue de la République à Nice.
Le couple avait trois enfants : Louis Élie, né en 1916 qui était rentré dans la résistance à Nice, et deux filles, Clémentine, née en 1920, et Thély, née en 1922.

En 1935, Louise*, hérite au décès de son père, Jean-Baptiste Marenco, entrepreneur en maçonnerie, d'une vaste propriété vaste propriété située chemin de la Costière à Nice, appelée "la campagne". Cette propriété comprenait un très grand terrain (sur tout le côté d'une colline) et deux maisons, une pour Jean-Baptiste Marenco et une pour d'éventuels métayers. Ces terrains étaient essentiellement destinés à la culture des œillets (les fameux œillets de Nice) et des lys.
Dominique* et Louise Brandone* ne montaient qu'occasionnellement à la "campagne" et ils occupaient la maison Marenco.

En septembre 1943, des amis demandent à Dominique* et Louise Brandone* de cacher quatre juifs qu'ils n'avaient jamais rencontré : Gunter Lagstein, son épouse Éva née Pelteson, ainsi que les frères d'Éva, Norbert et Paul Pelteson.
Ils acceptèrent immédiatement sans demander la moindre rémunération et les installèrent dans l'ancienne maison des métayers.

Un jour que Dominique Brandone* se rend à Nice, il est arrêté par la Gestapo qui a l'intention de venir inspecter la ferme.
Il demande alors à la fille d'un voisin qui se trouvait là d'aller immédiatement prévenir Louise* afin qu'elle cache "les bijoux"...
Louise* comprit tout de suite qu'il s'agissait des quatre Juifs qui quittèrent alors la ferme pour se cacher dans une excavation creusée à flanc de colline et qui servait au stockage des matériaux et outils de culture. Dominique Brandone* l'avait aménagée au cas où...
Deux heures plus tard les soldats allemands et leurs chiens étaient là mais ne purent découvrir la grotte assez éloignée et dont l'entrée était camouflée.
Le danger passé, Dominique Brandone* revint les chercher à la faveur de la nuit pour les ramener à la ferme.

Quelques mois plus tard, nouvelle alerte : un voisin vint en courant les prévenir d'une nouvelle perquisition allemande. Gunter et Éva Lagstein, et Norbert et Paul Petelson filèrent alors se cacher dans les champs jusqu'au départ des allemands.

Les quatre réfugiés vécurent chez Dominique* et Louise Brandone* jusqu'à la Libération.

Après la guerre, ils restèrent en contact avec leurs sauveurs jusqu'à la mort de Dominique* et de Louise Brandone*.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem



Réseau de sauvetage
Erreur requête - select * from ajpn_triersanspeine where idsession='1416819833' order by champ5