Élysée* et Léontine Artiguenave* sont cultivateurs et agriculteurs à Oraàs, en zone occupée.
Ils ont quatre enfants, Élie, Émile, Léa et Lydie.
En 1939, Léontine Artiguenave* répond à une annonce d’une association à Orthez qui propose d’accueillir un ou deux enfants de tuberculeux à la campagne.
C’est ainsi, en 1939, qu’arrive à la ferme Fanny, sept ans, la fille d’Israël et de Rivka Koplewicz, des Juifs Polonais arrivés en 1931 et habitant Paris. Israël Koplewicz s’est engagé en 1939, et Rivka, tuberculeuse a été placée dans un sanatorium de femmes juives à Hauteville dans le Jura. Fanny est accueillie chaleureusement par toute la famille.
Léa Artiguenave, qui a dix-neuf ans entretient une correspondance suivie avec Rivka Koplewicz et la rassure. Léa est cependant inquiète : résistante, elle passe souvent en zone libre à Lasbordes et est informée au fur et à mesure des décisions terrifiantes concernant les Juifs en zone occupée. Elle sait aussi que les maires des communes ont reçu l’ordre de recenser les Juifs et les personnes dont le nom a une consonance étrangère.
Le maire d’Oraàs supportait "en silence" l’occupation nazie installée au bourg du village. Il vient à la ferme s’informer sur l’identité de la petite protégée. Léontine Artiguenave* lui répond : "Fanny est française, son père est prisonnier des allemands comme nos deux fils Émile et Élie". Le maire comprend et promet son aide.
Élysée* et Léontine Artiguenave* vont alors voir le prêtre et l’institutrice, Mme Camille, et leur demande de protéger la petite Fanny si besoin est. Fanny fréquente l’école du village avec Lydie, de cinq ans son aînée, qu’elle suit partout comme une grande sœur. Elles vont même le jeudi matin au catéchisme.
Fin 1941 les Allemands quittent la commune d’Oraàs, mais en 1942, toute la France est occupée. Fanny part alors rejoindre sa mère à Hauteville. Elle est placée en nourrice dans une famille de résistants car Rivka ne peut garder sa fille Fanny au sanatorium.
Mais en 1943, le danger grandissant, Rivka renvoie Fanny chez Élysée* et Léontine Artiguenave*. Fanny prend seule le train jusqu’à Sauveterre et de là parcourt à pied les six kilomètres jusqu’à la ferme. Les Artiguenave* sont très heureux de retrouver "leur Fanny". Un de leurs amis, M. Gouarnalusse qui habite Athos envoie immédiatement à Rivka Koplewicz un télégramme pour la rassurer, ainsi rédigé : "Colis bien arrivé".
Les Artiguenave* prennent alors Fanny en charge de façon bénévole jusqu’à la fin de la guerre.
Avec l’accord de Rivka Koplewicz, elle est convertie en 1944 pour assurer sa sécurité.
À la Libération Fanny va rejoindre à Hauteville Israël Koplewicz, son père libéré, mais Rivka a fait une rechute et doit rester en sanatorium. Israël Koplewicz rentre à Paris avec sa fille. Ils passeront un an chez une sœur d’Israël avant de récupérer leur appartement qui avait été réquisitionné et seront rejoints par Rivka un peu plus tard.
Fanny viendra passer ses vacances chez sa mémé et son pépé Artiguenave* et restera très proche de son amie Lydie Artiguenave.
Le 17 décembre 2004 salle André Mourlane à Langon (Gironde), M. Arie Avidor, consul général d'Israël, a remis à Mme Léa Cayer, pour ses parents Léontine et Elysée aujourd'hui décédés, la Médaille des "Justes parmi les Nations".
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Léontine Artiguenave Fanny Koplewicz
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes 2 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence.
Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
3 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. ) 4 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). ) 5 Victime en représailles à Mussidan 6 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )
7 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Émile Ducommun
(1940 - 1942) Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Angelo Chiappe
(16/07/1939 - 24/09/1940) Préfet des Pyrénées-Atlantiques
Maurice Sabatier
(01/05/1942 - 1944) Maurice Roch Antoine Sabatier, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1897-1989)
François Pierre-Alype
(1941 - 1941) Marie François Jules Pierre dit Pierre-Alype, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1886-1956)
Gaston Cusin
(30/08/1944 - 18/05/1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1903-1993)
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
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