Henriette Chautard* née en Dordogne d’une famille de commerçants est mariée à un négociant de Bordeaux.
Elle devient directrice d’une Maison d’entraide au Château des Basses-Fontaines à Saint-Laurent-des-Eaux (Loir et Cher).
Des fillettes de 6 à 12 ans y partagent la vie de pensionnaires avec un personnel compétent et dévoué, à l’abri des regards indiscrets dans cette forêt de Sologne.
Les responsables dispensent le confort, l’éducation et les distractions simples qui tentaient de faire un peu oublier les moments tragiques.
A l’image des scouts des totems leur furent donnés. Henriette Chautard* reçu celui de "Gazelle". Cependant dans toute l’Europe et en particulier à Paris, la traque des familles juives avait laissé sans recours nombre d’enfants traumatisés par les horreurs dont ils avaient étés les témoins.
En secret, Henriette Chautard* est convoquée à Paris, où considérant sa réputation de générosité et aussi la situation discrète du château, il lui fut proposé de mettre un groupe de fillettes juives à l’abri. Elle accepta immédiatement malgré les risques et les enfants arrivèrent en Sologne accompagnées du frère de deux d’entre-elles. Celui-ci demanda à la directrice de cacher des papiers ayant appartenu à ses parents qui avaient étés massacrés.
Gazelle* les rangea dans son coffre puis, grâce à des amis employés à la Mairie, elle obtint pour chacune des nouvelles venues les cartes d’alimentation et de textile nécessaires, et surtout de fausses cartes d’ identité avec des noms composés dont les consonances n’éveillaient pas le soupçon.
Les souvenirs douloureux, les bouleversements intervenus dans leur vie, le partage du groupe selon les âges, les nouveaux noms, laissèrent au début les enfants dans une grande confusion mais leur courage et leur vivacité d’esprit attirèrent bientôt la sympathie de tous, les pensionnaires comme l’encadrement, qui les aidèrent du mieux possible comme dans une grande famille.
La vie s’écoulait avec ce qu’elle portait d’inquiétude mais aussi d’amitié. Or, la résistance s’organisant en Sologne, on vit des parachutages de plus en plus fréquents d’armes venant des alliés. Elles étaient alors cachées dans certains châteaux en particulier dans les chapelles.
Celle des Basses-Fontaines attira l’attention, après qu’un avion canadien vint s’écraser sur le pré voisin en lâchant toutes ses bombes.
Quelques heures après ce drame, un officier allemand et quelques soldats occupèrent le château le fouillèrent y compris la chapelle, sans résultat. Ne trouvant pas d’armes, leur attention se porta peut être alors sur les pensionnaires. Ils demandèrent à inspecter le chalet de la direction où se trouvait le coffre et obligèrent Gazelle* à l’ouvrir sous la menace. Elle prétendit que la serrure était rouillée, mais l’officier repérant la clé voulût ouvrir le coffre lui-même. La vie des fillettes, celle de Gazelle* et de l’encadrement se trouvaient suspendues à un tour de clé ! Mais le sort ne permit pas la terrible issue car la clé se coinça par miracle dans la serrure. L’officier, furieux, décida alors de revenir le lendemain et de défoncer le coffre. La même nuit Gazelle* alla chercher un serrurier à Orléans qui réussit à ouvrir le coffre, puis à le fermer pour toujours, elle brûla ensuite les papiers compromettants mais le lendemain les soldats ne revinrent plus.
La défaite de l’Allemagne était proche et déjà une partie de son armée s’enfuyait le long des routes de Sologne. Cependant soucieuse de leur sécurité, Gazelle* organisa le départ des fillettes qu’une jeune femme dévouée et courageuse accompagna dans une autre maison d’entraide, au Château Le Coudray.
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Henriette Chautard Éva Tuschneider Lang
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Bonjour,
Je suis Jean Pierre LAPEYRE, ancien maire de St Laurent Nouan (St Laurent des Eaux pendant la guerre)dans le Loir et Cher.
Je suis entrain de faire des recherches sur la maison d'enfants des Basses Fontaines qui était dirigée pendant la guerre par Henriette CHAUTARD. Je sais, par une ancienne monitrice qui vit à St Laurent Nouan, qu'elle reçu, à titre posthume, à Voiron, la médaille des Justes parmi les Nations. C'est sa belle fille, Marie Cécile, qui l'a reçue.
J'aimerais entrer en contact avec ses petits enfants pour avoir des détails sur sa carrière de directrice de maison d'enfants afin de compléter un fascicule que je suis entrain d'écrire sur l'histoire des Basses Fontaines pendant la guerre.
Ci dessous mon adresse courriel:
mjp.lapeyre@free.fr
Auriez vous l'amitié de leur transmettre ce message?
Merci d'avance
Bien cordialement
Jean Pierre LAPEYRE
[répondre]
Jacques Bussière
(25/11/1942 - 1944) Jacques Félix Bussière, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre). Arrêté, interné au camp de Compiègne puis déporté en Allemagne, il mourra en déportation (1895-1945)
Jacques Moranne
(25/06/1940 - 1942) Jacques Alexandre Moranne, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre) (1901-1982)
Angelo Chiappe
(06/02/1944 - 08/1944) Ange Marie Pascal Eugène Chiappe, Préfet régional d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre). Arrêté à la Libération, il est fusillé le 23 janvier 1945. (1889-1945)
André Mars
(1944 - 1946) Commissaire régional de la République d’Orléans (Eure-et-Loir, Loiret et Loir-et-Cher et les parties occupées du Cher et de l'Indre) (1896-1957)
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