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Charente-Maritime

Région :
Nouvelle-Aquitaine
Carte du département

Préfecture :
La Rochelle

Préfets :
Louis Bourgain
(18/07/1940 - 1944) Vice-amiral, Préfet de de la Vienne et préfet régional de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne. Condamné à huit ans de prison à la Libération (1881-1970)
Jean Schuhler
(Juin 1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne)

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Département de la Charente-Maritime en 1939-1945


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Departement de la Charente-Maritime en 1939-1945
L'hôtel de préfecture de la Charente-Maritime à La Rochelle
source photo : Patrick Despoix
crédit photo : D.R.
Departement de la Charente-Maritime en 1939-1945
Sous-préfecture de Saintes
source photo : Charente-Maritime
crédit photo : D.R.
Departement de la Charente-Maritime en 1939-1945
Sous-préfecture de Rochefort en Charente-Maritime (17)
source photo : Charente-Maritime
crédit photo : D.R.
Histoire

La drôle de guerre

Le département bordé d’îles, est ouvert sur l’océan Atlantique. Le sud relativement accidenté est plus proche de Bordeaux que de La Rochelle, le chef-lieu départemental.

L'imminence d'un conflit avec l'Allemagne nazie semble inéluctable. L'état-major français prévoit dès 1937 un plan d'évacuation des populations d'Alsace-Lorraine situées dans la "zone rouge" entre la ligne Maginot et la frontière allemande.
Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne. Les habitants sont contraints de laisser leurs maisons et de se diriger vers une destination qui leur est inconnue. Certains d'entre eux sont accueillis en Charente-Inférieure, tels les habitants du village de Schweyen, dispersés entre les communes de Semoussac, de Saint-Georges-des-Agoûts et de Saint-Sorlin-de-Conac, dans le canton de Mirambeau. Les premiers déplacés arrivent le 18 septembre au matin ; ils ne seront appelés à retrouver leurs foyers que plusieurs mois plus tard, après la défaite des armées françaises.1

L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.

Le gouvernement désemparé se replie de Paris à Bordeaux dès le 11 juin. La France est envahie.
C’est l’exode vers le sud.

Le président du Conseil : Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement.

03/04/2014

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L'Occupation et la collaboration

Le maréchal Pétain obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie.

Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Ain, Allier, Charente, Cher, Dordogne, Gironde, Indre-et-Loire, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Vienne.

Les autorités allemandes sont conscientes de l’intérêt stratégique que présente le littoral, La Rochelle/La Pallice et Royan.

Le 23 juin, les premières troupes allemandes investissent le département. Empruntant la route de Niort, la 44e division de la Wehrmacht se scinde en deux détachements : l'un se dirige vers La Rochelle, l'autre fait route vers Rochefort, Saintes et Royan. Le 24 juin, l'occupant prend possession de Saint-Jean-d'Angély, tandis que les localités les plus isolées sont investies les jours suivants. Le 29 juin, la prise des îles d'Oléron et de Ré achève la main-mise allemande sur le département.

Afin de se prémunir contre un éventuel débarquement, les occupants confièrent à l'organisation Todt la mission de fortifier le littoral, ce qui explique les nombreux vestiges de blockhaus qui parsèment les côtes charentaises, notamment sur les plages de la presqu'île d'Arvert ou de l'île d'Oléron.

Les prisonniers de guerre français sont parqués dans des camps provisoires (Mazeray, La Jarne, Saintes), avant d'être regroupés au camp de Surgères, rapidement surpeuplé. Les hommes du IIIe régiment d'infanterie coloniale de Rochefort sont incarcérés à l'école des mécaniciens de l’armée de l’Air en attendant leur démobilisation.2

Intégrée à la zone occupée, la Charente-Inférieure est administrée par les autorités militaires allemandes. Celles-ci installent une Feldkommandantur (préfecture militaire) à La Rochelle, tandis que Saintes, Jonzac et Royan accueillent chacune une Kreiskommandantur (kommandantur d'arrondissement) desquelles dépendent un service de surveillance chargé de lutter contre les actes de malveillance à l'encontre des occupants (Geheime Feldpolizei) et un service de maintien de l'ordre (Feldgendarmerie). Le 2 août 1940, le général de brigade Pierre Maratuech est nommé à la tête de la Garde civile du département (police auxiliaire dépendant du gouvernement de Vichy).

Des terrains d'aviation dépendant de la Nationalsozialistisches Fliegerkorps (Laleu, Saint-Jean-d'Angély, Corme-Écluse, Bussac-Forêt) sont chargés de missions de défense aérienne. À la fin de l'année 1940, la côte atlantique est divisée en trois Seekommandantenbereiche (secteurs de défense maritime, en abrégé Seeko). Les côtes charentaises sont intégrées au Seeko-Loire. Quelques mois plus tard, la kriegsmarine décide de la construction d'une grande base de sous-marins dans le bassin à flots du port de La Pallice. Les plans en sont confiés à Albert Speer, la construction étant l'œuvre de l'organisation Todt. Enfin, un important dépôt de munitions — le deuxième de France en termes d'importance — est aménagé dans les carrières d'Heurtebise, près de Jonzac.

La Charente-Inférieure, qui deviendra la Charente-Maritime le 4 septembre 1941.

La zone côtière est classée zone interdite en 1941. La côte et les îles sont contrôlés et soigneusement surveillés par l’Armée allemande.
Afin de se prémunir contre un éventuel débarquement, les occupants confient à l'organisation Todt la mission de fortifier le littoral (les côtes charentaises, notamment sur les plages de la presqu'île d'Arvert ou de l'île d'Oléron).

En 1941, les Allemands crée une base de sous-marins à La Rochelle.

Royan, situé à l’entrée de l’estuaire de la Gironde, permet de surveiller les activités du port de Bordeaux et d’en assurer la protection.

Dans le courant de l'année 1942, les Allemands débutent la construction du mur de l'Atlantique, un ensemble de fortifications censé contenir les assauts alliés en cas de débarquement. L'organisation Todt est chargée de la construction de cet ensemble défensif composé de blockhaus, de champs de mines et de fossés antichars. Les côtes du département sont placées dans l'Oberbauleitung (secteur de construction), "Paula". Plus de 10 000 ouvriers sont affectés à la construction du mur dans le département, dont des jeunes réquisitionnés par le STO.

Plusieurs "verrous" complètent les fortifications établies : la forteresse de La Rochelle, celles de l'île d'Oléron et de l'île de Ré, plus encore Royan (Gironde Mündung Nord) et Le Verdon-sur-Mer (Gironde Mündung Süd). Elles protègent l'estuaire de la Gironde et le port de Bordeaux d'éventuelles incursions ennemies.

Ces mesures n'empêchent pas les alliés de se livrer à des actions parfois audacieuses, telle l'Opération Frankton (7 décembre 1942) durant laquelle des commandos britanniques remontent la Gironde afin de saboter des navires allemands amarrés dans le port de Bordeaux.

Un important dépôt d'armes et de munitions est installé sur le site des carrières de Heurtebize à Jonzac.

03/04/2014

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Les proscrits du régime

Les Tsiganes
Les Tsiganes sont internés dans les camps français.
158 Tsiganes arrêtés dans la "zone rattachée" à la fin de l'année 1943 ont été dirigés vers le camp d'Auschwitz. 85 % sont morts en déportation.3

Les Francs-maçons
Les Franc-maçons sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration.

Les communistes
Les Communistes, considérés comme "indésirables" sont pourchassés, arrêtés et internés.

Les réfractaires au STO
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.

06/11/2010

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Les Juifs en Charente-Maritime

De nombreux juifs de Charente-Maritime sont déportés (la communauté de Saintes était très réduite mais était aussi l'une des plus anciennes).

En France, près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.

06/11/2010

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Ile de Ré

A partir de mai 1942, l'Ile de Ré est occupée par la marine allemande. Avec l'île d'Oléron, elle est un bastion avancé du dispositif de défense côtier du Mur de l'Atlantique en Charente-Maritime, et est destinée à protéger la base sous-marine de La Pallice.
Les troupes allemandes installent leur quartier général à La Couarde sous le commandement militaire du Kapitän zur See Oskar Günther qui dirige 2 300 hommes.

A partir de janvier 1944, une compagnie italienne, détachée de Bordeaux vient grossir les rangs des défenseurs allemands.

En février 1944, un convoi de 500 internés du camp de Pithiviers arrive au camp de La Rochelle-Lalleu, qui était un camp de concentration pour travailler à La Pallice, une des bases de sous-marins allemands dans le cadre de l’organisation Todt.
Certains d'entre eux demeurent à la Pallice dans un camp, les autres, plus nombreux, sont transférés à l’Ile de Ré sur les chantiers du Mur de l’Atlantique.
Ils seront libérés en décembre 1944 sur un échange de prisonniers.

Avec le débarquement anglo-normand, l'activité de la Résistance s'intensifie et s'organise sur l'île de Ré.
L'action de la Résistance se limite à la recherche de renseignements.

En mai 1945, alors que les derniers points de résistance allemande cèdent progressivement au prix d'âpres combats, l'Ile de Ré est libéré le 9 mai 1945.
La garnison allemande est regroupée et internée à la citadelle de Saint-Martin-de-Ré, à La Couarde et à Rivedoux.

06/11/2010

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La résistance et la répression

Alors que le département est occupé par l'armée allemande, la résistance va y être précoce. Le département bordé d’îles et ouvert sur l’océan Atlantique est constitué, de plaines et de plateaux découverts, offrant peu de refuges naturels pour y établir des maquis.

Comme dans toute la France, les habitants du département sont confrontés aux brimades, aux pénuries, au rationnement et aux privations de toute nature.

Une résistance aux origines et formes diverses va se manifester dès l'été 1940 en Charente-Maritime. En juillet et août 1940, plusieurs câbles téléphoniques allemands sont sabotés4. Désireux de faire un exemple, les occupants condamnent à mort un jeune homme de 19 ans, Pierre Roche, fusillé à La Rochelle le 7 septembre5. Les premiers maquis sont rapidement démantelés : le groupe Fillol (fondé par l'ancien commandant Pierre-Georges Fillol, est démantelé en juillet 1941) ; le groupe Tatave (fondé par Émile Billon et Gustave Bourreau, démantelé en novembre de la même année)248 et, le groupe Germain (fondé par Roger Bolleau, lequel est arrêté et exécuté comme otage au Fort de Romainville le 21 septembre 1942).

Sur le terrain, la répression s'intensifie. Afin de combattre plus efficacement les maquis, les hommes de la Sipo-SD viennent rejoindre les effectifs déjà en place. Un Kommando der Sipo-SD (KDS) est implanté à Poitiers, dont dépend une Aussenstellen (antenne) basée à La Rochelle. Comme dans le reste du pays, Juifs et Tsiganes sont victimes de rafles. Incarcérés notamment à la Prison militaire de Lafond, à celle de Royan ou à la maison d'arrêt de Saintes, ils sont ensuite envoyés au Camp de Drancy , puis dans les camps d'extermination d'Allemagne ou d'Europe de l'Est. Les résistants et les communistes ne sont pas plus épargnés : nombre d'entre eux sont torturés par la Gestapo ou par la Milice, dans les geôles de la Caserne Philippe Henriot , ou de la Prison militaire de Lafond (La Rochelle) ; à la caserne Brémond d'Ars (Saintes) ou à la prison Saint-Maurice (Rochefort)6.

Mais à partir de 1942 et surtout à partir de 1943, des groupes structurés se développent.
Le mouvement principal, Honneur et Patrie, groupe résistant non communiste d’origine rochelaise, se rattache à l’OCM et deviendra en 1943, le maître d’œuvre de l’organisation départementale.

Les principaux mouvements de résistance nationaux ont depuis longtemps constitué des réseaux dans le département, notamment Libé-Nord ou l'OCM, dont l'un des représentants locaux est Jean Garnier, dit "Labrousse". À cette dernière, est affilié le groupe Honneur et Patrie de Léopold Robinet et, le réseau Centurie du commandant Lisiack. Cependant, entre le 9 octobre et le 11 novembre 1943, une grande rafle menée conjointement par les services de répression allemands et leurs affidés français, conduit au démantèlement de ces réseaux. Parmi ces arrestations, Jean Hay, député de Marennes qui était un résistant au sein du groupe Honneur et Patrie, est dénoncé et mourra en déportation au camp d'Ebensee. Sur les 80 membres de l'OCM qui comparaissent à Bordeaux, 21 sont condamnés à mort et 38 sont déportés à Dachau, au Struthof ou à Mauthausen7.

Dans l’été 1943, des parachutages permettent un début d’armement des groupes qui commencent à préparer un futur débarquement.

La résistance départementale se réorganise immédiatement et le commandant Gaston Thibaudeau dit "Marché" devient chef départemental de la Résistance française en remplacement du général Bruncher8. Bien décidés à en finir avec les "terroristes", les Allemands lancent une nouvelle vague de répression dans le courant du mois de janvier 1944. Plusieurs cadres de la résistance sont arrêtés et torturés. Relâché, le chef de la zone nord, Georges Texier, est abattu par la Gestapo le 20 janvier9.

La répression aux activités de la résistance est brutale, violente et désastreuse pour les différents groupes.
Les victimes sont nombreuses et, en 1942 et 1943, ils sont décimés les uns après les autres.
Les tribunaux militaires allemands prononcent des condamnations à mort, à la déportation en Allemagne, à la prison.

Le 6 juin 1944, les évènements s'accélèrent, et le débarquement des alliés en Normandie laisse espérer une défaite rapide du Reich. Les actes de sabotages contre les occupants se multiplient et culminent avec l'attentat contre l'important dépôt de munition (le second de France en termes d'importance), des carrières d'Heurtebise le 30 juin. Cette action menée par un jeune homme de 19 ans, Pierre Ruibet — il périt dans l'explosion — porte un coup important à l'organisation militaire allemande au moment où s'intensifie la campagne de reconquête de la France par les alliés10.

D'importants bombardements touchent le site stratégique de la gare et des ateliers de réparation ferroviaires de Saintes dès le 24 juin, causant plusieurs centaines de morts et la destruction d'une partie du quartier adjacent11. Secondés par les principaux groupes armés de la Résistance (Brigade RAC, bataillon Violette, Francs-Tireurs et Partisans, Maquis Bir-Hakeim), les alliés poursuivent leur avance inexorable à travers la France.

Le 13 août, alors que les blindés alliés sont aux portes de Paris, la ville de Jonzac est la première ville d'importance à être libérée. Puis vient le tour de Saintes (4 septembre), de Marennes (9 septembre), de Rochefort (12 septembre) et de Saint-Jean-d'Angély le lendemain. Le 18 septembre, le général de Gaulle arrive à Saintes, qui abrite de nouveau la préfecture. Alors que des pourparlers officieux ont lieu entre le capitaine de corvette Hubert Meyer et l'amiral Ernst Schirlitz quant à l'avenir de la place de La Rochelle ; le général de Gaulle indique clairement les limites à ne pas dépasser : "Les pourparlers ne devront jamais revêtir le caractère d'une négociation".12

03/04/2014

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Les combats de la Libération

Alors que les forces des groupes de Résistance sont exsangues, elles parviennent à se maintenir grâce aux nombreux combattants qui viennent se joindre à elle.

Après le débarquement, le département est en grande partie libéré dans l’été 1944.
Saintes est libéré le 4 septembre 1944.

Une large partie de la Charente-Maritime a recouvré la liberté à l'automne, mais les Allemands refusent d'entendre parler de reddition et restent enfermés dans leurs forteresses, les "poches" de Royan (qui intègre la totalité de la presqu'île d'Arvert jusqu'à Talmont) et de La Rochelle. Le 14 octobre 1944, le général de Gaulle nomme le général de corps d'armée Edgard de Larminat commandant du détachement d'armée de l'Atlantique (DAA), dont la mission est de réduire les poches de résistance ennemies.

Une offensive visant à libérer l'île d'Oléron est envisagée dès l'automne, mais apparaît comme prématurée au regard de la puissance des fortifications en place (ensemble de 29 blockhaus et de 42 positions fortifiées, 30 000 mines, garnison de 2 000 hommes sous les ordres du capitaine de corvette Schaeffer13). Une offensive sur la poche de Royan (opération indépendance), prévue pour le 25 novembre, est également repoussée au 10 janvier en raison de la contre-offensive allemande dans les Ardennes, laquelle implique le départ d'une partie des effectifs de la 2e DB. Pourtant, à Royan, les évènements vont prendre une toute autre tournure au matin du 5 janvier 1945. Pour une raison qui demeure toujours inexpliquée — l'hypothèse d'une erreur d'interprétation des cartes par les états-majors britanniques et américains semble être la plus probable14 — la ville de Royan subit deux vagues de bombardements massifs par les appareils de la RAF entre 4 heures et 6 heures du matin. Au lever du jour, la ville n'est plus qu'un champ de ruines : la quasi-totalité des édifices civils sont détruits, les infrastructures militaires apparaissent comme presque toutes intactes15. 442 Royannais et 35 Allemands ont trouvé la mort dans un raid parfaitement inutile d'un point de vue stratégique. Quelques semaines plus tard, les derniers civils sont expulsés par les Allemands16.

Seules deux poches de résistance allemande subsistent dans le département : les poches de La Rochelle, au nord, et de Royan, au sud.
La ville de Royan fut presque entièrement détruite dans un bombardement de la Royal Air Force le 5 janvier 1945, mais ne fut libérée par les FFI qu'en avril de cette même année.

La poche de La Rochelle fut réduite en mai 1945, suite à un accord signé entre l'amiral allemand Schirlitz et le capitaine de frégate français Meyer.

Alors que la chute du Reich apparaît comme imminente, les Allemands tiennent bon et refusent toujours toute reddition. À La Rochelle, l'amiral Schirlitz, prudent, a fait poser des mines dans le port, bien décidé à ne pas céder la ville en cas d'attaque.

Dans le courant du mois de mars, une armée se concentre à l'extérieur de la poche de Royan (une partie de la 2e DB ainsi que les bataillons coloniaux Oubangui-Chari et Antilles). Après une série de bombardements d'une grande violence (durant laquelle sont largués plusieurs centaines de milliers de litres de napalm) et une préparation d'artillerie au matin du 14 avril, l'opération Vénérable est lancée. L'armée alliée est divisée en deux groupes (groupement nord commandé par le colonel Granger, groupement sud sous l'autorité du colonel Adeline17). Le 17 avril, l'amiral Michaelles, commandant militaire allemand de Royan, se rend sans conditions.

Le 30 avril marque le début de l'opération Jupiter, visant à libérer l'île d'Oléron. Après une préparation d'artillerie, un détachement comprenant les 50e et 158e régiments d'infanterie, des troupes de fusiliers marins et des forces françaises libres débarque à la pointe de Gatseau, à Saint-Trojan-les-Bains18. Le colonel Durand reçoit la reddition allemande le jour même, à 18 heures. Dans le Nord de l'île, les dernières poches de résistance se rendent vers 22 heures. Ce même jour, la radio allemande annonce la mort du Führer.

De nouvelles négociations sont menées entre le capitaine Meyer et l'amiral Schirlitz, mais celles-ci n'aboutissent pas. Le 7 mai 1945, le commandant allemand donne l'ordre de dynamiter le port de La Rochelle19. Cet ordre n'est pas suivi d'effet : son subordonné, le capitaine de corvette Erwin De Terra, prend l'initiative de couper les cordons de mise à feu262. Le 8 mai, à minuit, tandis que la Seconde Guerre mondiale a officiellement pris fin, l'amiral Schirlitz accepte de capituler. Le 9 mai à 8 heures, l'acte de capitulation est officiellement signé20. La Rochelle est ainsi une des dernières villes de France à être libérée.

À la fin de la guerre, les FFI comptent 2716 membres21. Au terme de ces cinq années d'occupation, l'on dénombre pas moins de 1 120 déportés, 700 internés et 271 fusillés.

Pour aller plus loin : Histoire de la Charente-Maritime sur Wikipédia.

03/04/2014

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Toutes les communes de la Charente-Maritime

Les camps et les lieux d'internement de la Charente-Maritime

218e-219e CTE de la Pallice 17000 La Rochelle
83e CTE Royan 17200 Royan
Camp 12 au Champ de Mars 17000 La Rochelle
Camp de Jonzac 17500 Jonzac
Camp de La Coubre 17390 La Tremblade
Camp de La Jarne 17220 La Jarne
Camp de La Pallice 17000 La Rochelle
Camp de La Rochelle- Laleu 17000 La Rochelle
Camp de La Sauzaie 17138 Saint-Xandre
Camp de Lalleu 17000 La Rochelle
Camp de Mazeray 17400 Mazeray
Camp de Montguyon 17270 Montguyon
Camp de Saintes 17100 Saintes
Camp de Surgères 17700 Surgères
Camp de travail de Saintes 17100 Saintes
Camp des Chaumes 17130 Montendre
Camp militaire 17210 Bussac-Forêt
Caserne 3e Colonial 17300 Rochefort
Caserne Bremond d’Ars 17100 Saintes
Caserne de gendarmerie 17400 Saint-Jean-d'Angély
Caserne Duperré 17000 La Rochelle
Caserne Mangin 17000 La Rochelle
Caserne Philippe Henriot 17000 La Rochelle
Caserne Renaudin 17000 La Rochelle
Caserne Taillebourg 17100 Saintes
Centre pénitentiaire de Saint-Martin-de-Ré 17410 Saint-Martin-de-Ré
Citadelle du Château-d'Oléron 17480 Le Château-d'Oléron
École maternelle de Lafond 17000 La Rochelle
École Paul Doumer 17000 La Rochelle
Fort Liédot 17123 Île-d'Aix
Frontstalag 184 Saintes 17100 Saintes
Hôtel Saint-Palais 17420 Saint-Palais-sur-Mer
Lycée de La Rochelle 17000 La Rochelle
Maison d'arrêt de Rochefort 17300 Rochefort
Prison de Jonzac 17500 Jonzac
Prison de La Rochelle 17000 La Rochelle
Prison de Royan 17200 Royan
Prison de Saint-Jean-d'Angély 17400 Saint-Jean-d'Angély
Prison de Saintes 17100 Saintes
Prison militaire de Lafond 17000 La Rochelle
Prison Saint Maurice 17300 Rochefort
Salle des fêtes de Tasdon 17000 La Rochelle
Salle Jules Ferry 17440 Aytré

Les lieux de sauvetage de la Charente-Maritime

École de Lussant 17430 Lussant

Les 23 Justes parmi les Nations de la Charente-Maritime


1 Familles hébergées, cachées ou sauvées de la Charente-Maritime[Compléter]

La Tremblade

1939 - 1940 Famille weisse - venu de Moselle du village de Seingbouse


10 Familles arrêtées dans le département [Compléter]

Brizambourg
13/02/1944 Famille Bloch - Sur dénonciation locale.
Déportation : 28/01/1944
Date d'exécution : 04/09/1944
Source : ?
JO : Auschwitz

Chaniers
03/02/1944 Famille Glanzberg - Adolphe Glanzberg, né le 12/12/1889 à Przevorsk (Pologne) et Hilde Spatz, née le 23/10/1894 à Bolika (Pologne) ont quatre enfants, Philippe, né le 24/02/1920, Kalman (Charles), né en 1921, et Israël (Isidore auj. Jules), né en 1923, et Kathe (Catherine) née 1924, tous nés à Sarrebruck (Sarre). La famille est naturalisée française en 1928 et installée à Metz en 1935. Réfugiés à Aytré (près de La Rochelle) la famille est expulsé vers Chaniers (près de Saintes) le 30/01/1943 lorsque la zone côtière devient interdite aux Juifs. Les trois frères travaillent à Saintes pour une entreprise alsacienne, la Comessa (Construction Mécanique Schiltigheim–Strasbourg) qui s’occupe de la maintenance du matériel ferroviaire et travaille pour les Allemands. Ils sont rattachés à un groupe FTP (Francs Tireurs Partisans) et se débrouillent pour usiner des pièces défectueuses de manière à retarder les réparations et entraver le bon fonctionnement du transport ferroviaire. Le 20 août 1943, les trois frères Glanzberg sont envoyés à La Rochelle pour une raison professionnelle. A peine descendus du train ils sont interpellés à la gare de la Rochelle par un officier de la Gestapo et renvoyés à Saintes. A la gare de Saintes ils sont arrêtés par des gendarmes puis emprisonnés à la Prison de Saintes où ils sont torturés avant d'être internés parce que juifs à Poitiers au Camp de la Route de Limoges. Envoyés au Camp de Drancy, ils sont déportés le 20 novembre 1943 par le convoi n°62 à destination d’Auschwitz-Birkenau. Ils sont tous les trois sélectionnés pour "travailler" et travaillent dans des "Kommandos" différents. Le 26 janvier 1945, Philippe et ses deux frères sont évacués vers Mauthausen (Autriche) où ils vont passer trois mois. Philippe et ses frères seront libérés par les Américains le 5 mai 1945. Ils apprennent à leur retour que leurs parents et leur sœur, Kathe (Catherine), ont été dénoncés à Chaniers et déportés sans retour à Auschwitz le 10/02/1944 par le convoi n° 68 parti de Drancy. Ils sont gazés à leur arrivée le 15/02/1944. Ils ne retrouveront pas non plus leurs oncles et cousins de la branche polonaise de la famille.
Déportation : 10/02/1944 convoi no 68

La Couarde-sur-Mer
Famille Berger - Cinq membres de la famille Berger morts à Auschwitz, déportés suite à un courrier du maire de La Couarde signalant à la Préfecture qu'ils « ne portaient pas leur étoile".
Source : Le Phare de Ré n° 2907

La Rochelle
04/09/1942 Famille Bouffénie - Armand Bouffénie, résistant, arrêté le 04/09/1942, il sera déporté.


04/09/1942 Famille Gorin - Odette, résistante, née en 1902 à Chaille-les-Marais (Vendée), habitait avec son mari et ses quatre enfants à La Rochelle. Résistante, engagée dans l'Organisation Spéciale du Parti Communiste Français, elle est arrêtée le 04/09/1942. Le 7 septembre elle est emprisonnée au fort du Hâ à Bordeaux, puis le 7 avril 1943 au fort de Romainville, et enfin à Compiègne, où dans la nuit du 27 au 28 avril 1943, elle est transférée en Allemagne au camp de Ravensbuck. Le 27 avril 1945, elle s'évade avec d'autres détenues et rentre à La Rochelle.
Déportation : 27/04/1943

>> Voir les 10 familles arrêtées dans le département <<

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05/08/1942 - La circulaire n° 2765 du secrétaire général à la Police envoyée au préfet régional de Limoges vise les étrangers suivants en vue de leur transfert en zone occupée : "Les israélites allemands, autrichiens, tchécoslovaques, polonais, estoniens, lituaniens, lettons, dantzicois, sarrois, soviétiques et les réfugiés russes entrés en France postérieurement au 1er janvier 1936 incorporés dans des groupes de T.E., hébergés au centre du Service social des étrangers, dans les centres des comités privés ou dans ceux de l'UGIF, placés dans les centres de regroupement israélites en application des circulaires du 3 novembre 1941 et du 2 janvier 1942 ainsi que ceux en résidence libre, seront transportés en zone occupée avant le 15 septembre". La circulaire exclut quelques catégories de Juifs, dont les vieillards de plus de 60 ans, les enfants de moins de 18 ans non accompagnés, les femmes enceintes...
26/08/1942 - Rafle de Juifs réfugiés en Limousin. 446 Juifs dont 68 enfants de la région sont regroupés au camp de Nexon sont acheminés vers Drancy le 29 août 1942 et déportés vers Auschwitz par les convois n° 26 et 27.
08/10/1942 - Rafle des Juifs en Charente dans la nuit du 8 au 9 octobre 1942.
31/01/1944 - Grande rafle ordonnée par le Préfet de région Poitou-CharentesLencloître France
04/09/1944 - Saintes est libéré le 4 septembre 1944.
08/05/1945 - La Charente-Maritime est libérée.


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Sur les traces d’un survivant de la Shoah : le récit de Philippe Glanzberg Auschwitz-Birkenau matricule 164 517, Témoignage 37 pages, réalisation 2012
Auteurs : Chantal Le Guillou, Ghislain Le Guillou
Rescapé du camp d’Auschwitz-Birkenau, Philippe Glanzberg a témoigné devant des collégiens et des lycéens de son expérience des camps. Son témoignage précieux permet de faire comprendre ce qu’a pu être la vie d’un jeune Français de confession israélite dans cette période terrible que fut la Seconde Guerre Mondiale. Ce récit est aussi une plongée dans le XXe siècle.
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes
2 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence. Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
3 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. )
4 Victime en représailles à Mussidan
5 Souvenir Français Loudun - GABORIAUD Alphonse (Site du Souvenir Français - Comité de Loudun Page GABORIAUD Alphonse )
6 Souvenir Français Loudun - ROWEK Albert (Souvenir Français Comité de Loudun - Page ROWEK Albert )
7 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )

Notes

- 1 - Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, p. 484.
- 2 - "Lieux de détention en Charente-Maritime", sur afmd.asso.fr.
- 3 - Source Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais. La Voix du Nord Editions. 2005
- 4 - Yves Delmas, Royan, Yves Delmas auteur-éditeur, Royan, 1991, p. 75.
- 5 - "1939-1945 La Rochelle libérée", sur Académie de Poitiers.
- 6 - "Lieux de détention en Charente-Maritime", sur afmd.asso.fr.
- 7 - "Mémoire et espoirs de la Résistance", sur Association des amis de la fondation de la Résistance.
- 8 - Christian Genet et Louis Moreau, Les deux Charentes sous l'occupation et la résistance, p. 138-140.
- 9 - "Georges Texier", sur Collège Georges Texier de Saint-Jean-d'Angély.
- 10 - "Sabotage dans les carrières d'Heurtebise", sur Le patriote résistant.
- 11 - La mémoire du quartier de la gare, Colonnes, n° 16, octobre 2005.
- 12 - "Le commandant Meyer", sur Dates marquantes et anecdotes du port de La Rochelle-Pallice.
- 13 - "La libération de l'île d'Oléron", sur Chemin de Mémoire.
- 14 - "La poche de Royan", sur Chemin de Mémoire.
- 15 - in "Batailles", l'histoire militaire du XXe siècle, numéro 7.
- 16 - "La poche de Royan", sur Chemin de Mémoire.
- 17 - "Historique du Ier régiment FFI de Bigorre, 1944-1945", sur tarbes.fr.
- 18 - "La libération de l'île d'Oléron", sur Chemin de Mémoire.
- 19 - "Libération de la poche de la Rochelle", sur Chemin de Mémoire.
- 20 - "L'amiral Schirlitz", sur Dates marquantes et anecdotes du port de La Rochelle-Pallice.
- 21 - La Libération de la France : Aquitaine, Auvergne, Charentes, Limousin, Midi-Pyrénées, Dominique Lormier, Éditions Lucien Sourny, ISBN 978-2-84886-065-7, p. 15.

Annonces de recherche
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***  Marcel Pommereul

    Je recherche toute information concernant mon grand père Marcel Pommereul il fut emprisonné à La citadelle de St Martin de Ré ensuite le Struthofet a la fermeture du Struthof à Dachau. Aprés guerre il fut conseiller minicipal à La Rochelle. Merci a tous ceux qui pourrons m'aider a mieux connaitre ses combats. Corine [répondre]

    Bonjour, Aujourd'hui j'ai reçu un premier résultat sur mes recherches, du ministère des victimes des conflits contemporains 26 photocopies.J'ai découvert de nombreuses informations qu'il faut approfondir. Je tenais a vous en informer et surtout vous remercier pour votre aide
    Corine
      [répondre]
    essayez de vous adresser a la mairie de La Rochelle...vu qu'il etait conseiller municipal sans doute doit elle avoir sa biographie  [répondre]
    Merci je l'ai fais avant c'est eu qui m'ont dit qu'il était élu les dates et rien de plus. Cordialement. Corine  [répondre]
    Bonsoir. Je vous remercie pour cette réponse trés interessante j'écris a ces trois adresses dès ce ce week end. Depuis mon annonce j'ai pris connaissance de nouveaux éléments : un temoignage qu'il a fait suite a un article paru dans le journal le flambeau et repris par le journal l'agent de liaison ( ou vis et versa a vérifier)de novembre 1964 concernant la vie au struthof. Il conteste cet article comme plusieurs de ses camarades. Je recherche cet article et je vais passer des annonces pour le retrouver. Je ne sais pas si ce site peut m'aider mais j'ai appris qu'il faisait parti avant guerre de Ric devenu Rima au Maroc, dans les années 1930 ses insubordinations lui ont values quelques brimades. Les tatouages qu'il cachait quand j'étais petite viendrait de là. Son parcours que j'ai pu établir mais je ne suis pas sur de l'ordre serait St Martin de Ré Meyrignac Fresnes Struthof et Dachau. Je sais également qu'il faut que je demande une dérogation pour avoir son registre matricule il est né a st Viaud 44 les archives n'ont rien il a du etre recruté sur la Rochelle je leur téléphone demain pour connaitre la marche a suivre en ce qui concerne le Struthof j'ai eu les coordonnées d'un survivant je n'ai pas osez le contacter j'ai bien fait, le musée de la déportation de Tarbes l'a contacté il est trop fatigué des bronches pour prendre contact avec moi mais je tiens a remercier et le musée et ce monsieur désolée d'être un peu longue. Cordialement à tous. je vous remercie sincèrement de votre aide.  [répondre]
    Je suis nulle je n'arrive pas a déposer une nouvelle annonce
    Aprés l'étude des documents fournis sur Marcel Pommereul (mon papi) et n'ayant trouvés aucune informations sur le net je cherche a developper les sujets suivants
    52 éme ric casablanca 1930 à 1941.
    prison de meyrignac evasion le 3 septembre 1943.
    deraillemenet d'un train ennemi le 5 septembre 1943 à Facture sur la ligne bordeaux marseille
    ainsi que les actions des ffi et ou ftpf du lieutenant Bouffenie, et Porcheron
    j'ai d'autres infos mzis je ne veux pzs envahir la messagerie
    si je peux aider a mon tour je reste à votre disposition
    corine
      [répondre]
    Bonjour Corine, vous pouvez vous adresser à La Rochelle à Claude Gorin FNDIRP 17 rue Amos Barbot 17000 La Rochelle, sa mère Odette a été déportée à Ravensbruck, à son retour elle a été conseillère Municipale à La Rochelle de 1945-1950. Mon propre grand-père Jean Kervévan déporté à Buchenwald après divers camps d'internement, à son retour il a également été conseiller municipal à La Rochelle. la FNDIRD de La Rochelle devrait pouvoir vous fournir sa fiche de déporté faîte à son retour. Donc nous avons des descendant-e-s de au moins trois anciens conseillers/ères municipaux de La Rochelle après la libération. Anne Marie  [répondre]
    bonjour Anne Marie

    Je découvre votre réponse aujourd'hui 26.8.2012. Je tiens a vous remercier pour votre aide, lors de mon voyage en novembre aux ad de La Rochelle je regarderais si nos parents se sont connus se seraient logiques.
    merci
    corine
      [répondre]
    Bonjour Corine, je suis contente que ces renseignements vous aient été utiles, je vais au FNDIRP de La Rochelle en Septembre. Anne Marie   [répondre]
    Bonsoir

    Après mes recherches à la Rochelle j'aimerais remercier Mr Gorin que j'ai rencontré et entré en contact avec la personne qui a répondu à mon message
    cordialement
    corine
      [répondre]
    Bonjour Corine, Il y au moins deux lieux, en France, où se trouvent des dossiers sur votre grand-père dont vous pouvez obtenir les copies pour quelques euros : le Service historique de la Défense, bureau des archives des conflits contemporains, B.P. 552 - 14037 CAEN et le Service historique de le Défense, bureau Résistance, Château de Vincennes 94306 VINCENNES Cedex. Un troisième lieu se trouve en Allemagne, en voici l'adresse: Mission française de Recherches auprès de Service International de Recherches, Grosse Allee 5-9 - 34444 BAD AROLSEN (tél. 00 49 5691 629 139, ligne directe de Madame Nathalie Letierce-Liebig, que vous pouvez appeler de ma part.
    En écrivant à ces trois services d'archives, il faut bien sur donner l'état-civil complet de votre grand père. Bonnes recherches. François Cartigny, 47350 Escassefort. portable: 0676782297 - e-mail: cartigny.fr@gmx.fr
      [répondre]
    Bonjour Corine, vos recherches progressent, c'est bien. Pour ne pas "embouteiller" la messagerie d'AJPN, nous pouvons correspondre par mail. Voici le rappel du mien: cartigny.fr@gmx.fr
    Dans l'attente de votre message.
    Cordialement.
    François C.
      [répondre]
    Bonjour Madame,
    je m'intéresse au passé des déportés né à Saint-Viaud (44) comme votre grand-père si j'ai bien compris. Pourriez-vous me contacter pour en discuter.
    Cordialement,
    Frédérique P
    CLP Ouest France
    frederique.piccioli@gmail.com
      [répondre]

***  docteur SOUC à GEMOZAC

    bonjour
    Je recherche le parcours dans la resistance de mon arriere grand-oncle JEAN SOUC né en 1873 et dcd en 1952.Il etait medecin à gemozac puis maire de la ville et conseiller général. Il était franc-maçon et membre du reseau MYTHRIDATE;dénoncé il fut interné à ANGERS..je n'ai pas d'autres eléments .pourrai-je avoir des précisions? merci
    pierre
    [répondre]

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