Après l'effondrement de l'armée française en juin 1940, le nouveau gouvernement, dirigé par le maréchal Pétain, se résigne à la défaite et demande l'armistice, le 17 juin 1940, tandis que le général de Gaulle rejoint l'Angleterre et lance de Londres, le 18 juin, un appel pour continuer la lutte contre l'occupant nazi.
A l'issue de la campagne des Alpes, du 10 au 25 juin 1940, les troupes italiennes occupent Menton, Fontan dans la Moyenne-Roya, le quartier du Vieux Clocher à Isola, les hameaux stéphanois de La Blache, Douans, Le Bourguet dans la Haute-Tinée ainsi que des forêts, alpages ou campagnes appartenant aux communes de Saint-Sauveur sur Tinée, Rimplas, Valdeblore, Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Belvédère, Saorge, Breil sur Roya, Sospel et Castellar.
Signée à Rethondes le 22 juin 1940, l'armistice franco-allemand prévoit le découpage de la France en plusieurs zones séparées par une ligne de démarcation qui parcourt treize départements sur près de 1 200 kilomètres. La "zone occupée" italienne s'étend du lac Léman à la Méditerranée. Elle passe à l'est de Chambéry, de Grenoble et de Gap, et va jusqu'à Nice y compris. Toutefois, les Italiens n'occupent effectivement que quelques points de ce territoire.
Le 10 août 1940 fut publié un décret du gouvernement transalpin, daté du 30 juillet, relatif au statut des territoires occupés.
Les territoires ainsi annexés par l'Italie sont soumis aux obligations des Italient : l’Italien devient la langue officielle et la Lire la monnaie légale, tandis que la correspondance avec la France est soumise au tarif étranger et les services publics transalpins s’installaient à la place des français, ce qui complique les relations administratives et commerciales avec la France.
Les bornes routières indiquent désormais la distance de Rome...
Les fonctionnaires français sont soumis à une surveillance étroite par les commissaires civils nommés.
Les autorités militaires et policières transalpines se montrent réticentes, sinon hostiles, à une collaboration avec les allemands dans le traitement de la question juive.
Vichy décrétera plusieurs mesures qui seront appliquées de manière laxiste par l'occupant italiens malgré l’installation à Nice d’un Inspecteur général de la Police raciale, ayant compétence sur toute la zone d’occupation italienne :
Le 6 décembre 1940, une circulaire prévoit l’éloignement de la zone côtière des Juifs étrangers établis après le 1er janvier 1938 et leur transfert dans la Drôme et l’Ardèche. Une seconde circulaire, le 8 décembre, prévoit l’incorporation dans des CTE (compagnies de travailleurs étrangers) des juifs âgés de 18 à 55 ans et la loi du 11 décembre exigera l’apposition de la mention "Juif" sur les cartes d’alimentation et d’identité.
La grande majorité des fonctionnaires et des officiers italiens n'ont pas de sentiments antisémites et divergent sur la "question juive" avec les autorités allemandes et le gouvernement de Vichy.
Le 11 novembre 1942, 12 000 juifs français et étrangers sont présents sur la Côte d'Azur.
1820 Juifs seront déportés de la zone italienne jusqu’au 15 décembre 1943, puis 2880 sous occupation allemande, jusqu’au 30 juillet 1944.
La résistance s'organise et sera réprimée par les autorités italiennes jusqu'en septembre 1943, date à laquelle elle sera prise en charge par la Feldgendarmerie et la Section exécutive de la Gestapo après l'occupation de la zone par les Allemands.
Extrait de l’ouvrage de Richard Duchamblo* (Père Joseph Richard*), qui fut prêtre et résistant, dans les Hautes-Alpes. Il a notamment écrit une collection de dix-neuf cahiers de Maquisards et Gestapo, histoire de la Résistance et des Résistants dans les Hautes-Alpes.
Dimanche 20 août 1944 ! ... Vers 15h, un obus fumigène tombe près du Petit Séminaire de Charance, puis un second au-delà vers Chabanas, puis une salve sur le poste de Puymaure : c’est le signe de l’attaque prévue à Sisteron ! A la jumelle, nous voyons les soldats allemands descendre en courant. Les Américains tirent depuis le village de La Selle. Bientôt, toute une colonne de voitures et de chars descend la route de Veynes. Sur une voiture, un drapeau français ! …La colonne s’arrête au quartier de Sabbat, devant le pont du chemin de fer. Une seule voiture, avec un drapeau blanc, traverse d’abord Gap. L’abbé Paul Chevallier, qui montait à bicyclette, voit les Américains et redescend aussitôt en vitesse, criant à tue-tête : "Les Américains sont là ! …". Mais, déjà, les coups de canon ont convaincu les ennemis. Partout, aux fenêtres des deux lycées, apparaissent des linges blancs. Les engueulades des sous-officiers, les menaces…, ne peuvent arrêter les soldats qui se rendent, même devant des Maquisards. Seul, un groupe qui tente de fuir vers Briançon, engage le combat (Guerlitch, agent de la Gestapo, qui tentait de fuir, y est mortellement blessé) avec le groupe de Louis Boisramé, avant Pont-Sarrasin. Un autre groupe, dans une ferme située entre Romette et La Rochette, repère les Maquisards qui se sont ainsi dévoilés et le tir d’un fusil mitrailleur abat le chef Boisramé. Un monument en pierre, en forme de Croix de Lorraine, marque l’endroit de sa mort.
Les maquis entrent en ville. Les tout premiers libèrent les prisonniers enfermés à la Caserne Desmichels. Un groupe défile boulevard de la Liberté (devenu boulevard de la Libération), rencontrant sur la place de Verdun, devant le lycée, des soldats allemands qui gesticulent, joyeux, car ce sont des polonais qui cherchent à fraterniser. Un autre groupe file vers la Préfecture, avec l’intention de pendre le préfet Durocher aux grilles de sa préfecture. Heureusement, par la rue Ernest-Cézanne, les Américains les ont devancés. Durocher, bien que nommé par Vichy, était un vrai Résistant, que le général de Gaulle nommera gouverneur de Sarrebr¨ck. Les officiers du Château-Girard et de Fons-Régina sont, sans ménagement, poussés vers la place de Verdun. Un vieil officier boiteux, qui ne marche pas assez vite, reçoit des coups de pied, c’est regrettable ! Quelques filles, accusées de faveurs pour les Allemands, sont tondues. Toute la nuit, on fête cette victoire non sanglante. Mais, dans la nuit aussi, les responsables de l’ordre et de la sécurité font partir vers Veynes les soldats prisonniers. A la Freissinouse, un tri sera fait et l’on verra, au matin du lundi, tout un groupe de soldats allemands revenir sur Gap en chantant. Ce sont les Polonais ! …
Au petit matin, aussi, la situation faillit basculer car la colonne allemande, accrochée à l’entrée du Valgaudemar, était parvenue au col de Manse. Mais, voyant venir à sa rencontre des chars américains, elle fit demi-tour, se faisant de nouveau accrocher à Pont-Haut.
Auguste-Callixte-Jean Bonnabel
Évêque de Gap ( 1932-1961 ) Joseph Richard
*
Prêtre Nommé Juste parmi les Nations
M. Matheron
Chanoine de Gap
2 Familles réfugiées à Gap[Compléter]
1942 / 1944 Famille Epstein - Werner, artiste juif allemand réfugié à Gap.
1942 Famille Mazzinguy - Le commandant des troupes de Gap, Mazzinguy, officier italien évadé, est accueilli au petit séminaire de Charance. Familles arrêtées (Gap)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
02/11/1940 -Le gouvernement de Vichy révoque 3 préfets et les places en disponibilités. M. Jouany, préfet d'Ille-et-Vilaine, M. Moulin, préfet d'Eure-et-Loir, et M. Morel, préfet dans les Hautes Alpes. 26/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers par la police de Vichy dans les Alpes-Maritimes, les Basses-Alpes (54 personnes) et la principauté de Monaco. 08/09/1943 -Rafle des Juifs par la Gestapo dans les Alpes-Maritimes. 22/08/1944 -Gap est libéré
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Gap sur
Wikipedia 2 Les enfants et amis Abadi (Voir le site Les enfants et amis Abadi, remarquable ! Odette Rosenstock et Moussa Abadi avec le concours de Monseigneur Paul Rémond, Archevêque-Évêque de Nice, ont créé le réseau Marcel pour lutter contre le nazisme et les lois antijuives de Vichy. Ils ont caché et sauvé, dans le diocèse de Nice, 527 enfants juifs de 1942 à 1944. « Les Enfants et Amis Abadi » est une association loi 1901 créée le 4 mai 2000 par Jeannette Wolgust. Elle a pour but de réunir les amis et les enfants cachés par Odette et Moussa Abadi, afin de préserver et perpétuer leur mémoire, et plus généralement de préserver et perpétuer la mémoire de la Shoah. )
3 Pierre Poutrain, résistant (Lorsqu’on parle de Résistance dans les Hautes Alpes, le nom de Pierre Poutrain est incontournable. Il fut un résistant hors norme, par ses qualités humaines, ses qualités de cœur, et ses qualités de meneur d’hommes. )
M. Morel
(1939 - 02/11/1940) Préfet des Hautes Alpes, révoqué par Vichy
Marcel Ribière
(1940 - 1943) Marcel Julien Henri Ribière, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1892-1986)
Jean Chaigneau
*
(Mai 1943 - Mai 1944) Marie Joseph Jean Chaigneau, Préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse). Arrêté en mai 1944 par les Allemands, il est déporté au camp d'Eisenberg
Raymond Aubrac
(1944 - 1945) Raymond Aubrac, de son vrai nom Raymond Samuel, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1914)
Paul Haag
(1945 - 1946) Paul Maurice Louis Haag, Commissaire de la République de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) (1891-1976)
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