Dès 1940, Édouard Simon (Bouli) se met à la disposition de la communauté juive désemparée après l'armistice entre Pétain et les Allemands. Robert Gamzon le nomme directeur du centre de Moissac où sont hébergés des jeunes EIF. Le centre devient aussi un lieu de refuge et de passage pour des jeunes recherchés par la Gestapo et des réfractaires au sto. Bouli, prévoyant des situations de plus en plus difficiles, met au point avec ses adjoints un plan d'évacuation des maisons, qui ont toutes une double issue. En août 1942, Bouli révèle les massacres de Juifs de Minsk, ce qui amène le consistoire à demander une fois de plus au gouvernement de Vichy de ne pas livrer les Juifs étrangers. En septembre 1943, prévenu par Gilbert Lesage* (reconnu en 1985 Juste parmi les nations) que le danger d'arrestation et de déportation devient plus pressant, Bouli et sa femme, Shatta, évacuent les jeunes de Moissac et de deux autres maisons du Sud-Ouest, aidés par les cadres des EIF. Ils créent alors avec Robert Gamzon (Castor) la Sixième, branche clandestine des EIF. Les plus jeunes sont planqués, munis de faux papiers, dans des établissements scolaires où ils sont régulièrement visités par des membres de la Sixième qui assurent leurs frais de pension et leurs besoins matériels. Bouli et Shatta aident ceux qui veulent passer en Espagne et ceux qui veulent rejoindre la compagnie Marc-Haguenau dans les maquis du Tarn. Avec l'aide de Gilbert Lesage*, militant Quaker français, nommé par la police d'État directeur du Service social des étrangers, ils utilisent toutes les astuces juridiques pour pouvoir libérer le plus grand nombre possible de Juifs étrangers, surtout les enfants des camps du Sud. Édouard Simon poursuit son action jusqu'à la Libération.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Les Juifs réfugiés à Varennes durant la Seconde Guerre mondiale , Le Tambour de Varennes n° 2323 pages,
réalisation 2012 Auteur :
Régis Pinson
- terminal
Après le colloque sur la lettre de protestation du 26/08/1942 de Mgr Théas, évêque de Montauban, le travail de mémoire et d’histoire se poursuit. Le Tambour de Varennes printemps-été 2012, n° 23, est en grande partie consacré au sort des Juifs réfugiés à Varennes.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Le camp de Septfonds : 60 ans d’histoire et de mémoire (revue arkheia, n°5-6, 2002. ) 2 (Durant la seconde guerre mondiale, Shatta et Bouli ont dirigé une maison-refuge pour les enfants juifs de France. Ils ont constitué et organisé, pendant cette trouble et dangereuse période, l'un des réseaux les plus extraordinaires de sauvetage d’enfants.
Le réalisateur Nicolas Ribowski, avec son frère et sa sœur, va rejoindre la Maison des Eclaireurs Israélites de France à Moissac. Là-bas, "on a sauvé ma vie et mon âme… ".
8 mai 2004, 200 de ces enfants vont se retrouver sur la place principale de Moissac. Tous orphelins, ils ont entre 65 et 80 ans et vont inaugurer une place en l’honneur de Shatta et Bouli Simon. Ce couple qui leur a sauvé la vie, à tous, entre 1939 et 1945.
Ce documentaire retrace, à travers l'histoire du réalisateur, la grande Histoire de la maison de Moissac ainsi que le destin de Shatta et Bouli Simon. Ce film est un cheminement vers le passé, à la recherche des souvenirs et de la reconstruction d’une certaine mémoire collective, en hommage à Shatta et Bouli Simon. )
Louis Boucoiran
(1937 - 1940) Louis Maurice Casimir Boucoiran, préfet du Tarn-et-Garonne
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
Albert Durocher
(1940 - 1941) Albert Lucien Jules Durocher, préfet du Tarn-et-Garonne
François Martin
(1941 - 1943) François Louis Alfred Martin, député de l'Aveyron de 1936 à 1940. Issu d’une famille protestante de Millau, il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et entre au Conseil national de Vichy. Nommé préfet du Tarn-et-Garonne, il démissionne fin 1943 et rejoint la Résistance. (06/09/1900 à Millau-20/04/1964 à Millau)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
Maurice Vincent
(1944 - 17/11/1944) Maurice Paul Vincent, préfet du Tarn-et-Garonne, suspendu de ses fonctions le 17 novembre 1944.
Auguste Rouanet
(21/08/1944 - 21/03/1946) Auguste Jacques Joseph Rouanet, désigné préfet du Tarn-et-Garonne à titre provisoire par le commissaire de la république de la région de Toulouse le 21 août 1944, délégué dans les fonctions le 18 novembre 1944. Fin de délégation le 21 mars 1946.
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