Shatta Hirsch est formée toute jeune par son frère, Sigismond Hirsch, et Robert Gamzon, tous deux fondateurs des EIF (Éclaireurs israélites de France). Avec son mari Édouard, Shatta Simon, désormais cadre des EIF (Éclaireurs israélites de France), trouve et loue la maison de Moissac (Tarn-et-Garonne) au 18, quai du Port pour y abriter les jeunes repliés après l'invasion du nord de la France. Les plus jeunes sont scolarisés en ville, les aînés sont en apprentissage professionnel. La maison a une double-issue et abrite le secrétariat et le quartier général des EIF (Éclaireurs israélites de France). En août 1942, lorsque le danger d'arrestation et de déportation est imminent dans la zone Sud, est créée la Sixième, branche clandestine des EIF (Éclaireurs israélites de France). Shatta participe à l'évacuation des jeunes de Moissac et de deux autres maisons. En 1943, elle rencontre le préfet à Montauban pour lui demander des tickets d'alimentation pour les enfants. Il refuse en disant qu'il est un fonctionnaire fidèle au maréchal Pétain. Shatta s'éloigne puis revient à la charge et fait remarquer au préfet hostile qu'il doit connaître le désastre de Stalingrad et savoir que les Allemands seront vaincus. Elle ajoute que les survivants résistants sauront se souvenir de l'attitude de certains. Elle obtient alors l'aide de la préfecture de Montauban et de la mairie de Moissac, dont le secrétaire, Manuel Darrac*, et son assistante, Alice Pelous* (reconnus en 1990 Justes parmi les nations), lui fournissent un tampon pour établir les premiers faux papiers dont les jeunes seront munis. Avec les jeunes cadres des EIF (Éclaireurs israélites de France), Shatta organise le planquage des petits dans des institutions scolaires où ils seront régulièrement visités et soutenus moralement et matériellement. Les plus grands sont dirigés vers le maquis de Vabre ou acheminés vers l'Espagne pour rejoindre la Palestine.
À la Libération, Shatta Simon recherche les enfants et réinvestit la maison de Moissac, qui a servi de Soldatenheim (foyer du soldat) à l'armée allemande depuis l'occupation de la zone Sud en novembre 1942.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Les Juifs réfugiés à Varennes durant la Seconde Guerre mondiale , Le Tambour de Varennes n° 2323 pages,
réalisation 2012 Auteur :
Régis Pinson
- terminal
Après le colloque sur la lettre de protestation du 26/08/1942 de Mgr Théas, évêque de Montauban, le travail de mémoire et d’histoire se poursuit. Le Tambour de Varennes printemps-été 2012, n° 23, est en grande partie consacré au sort des Juifs réfugiés à Varennes.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Le camp de Septfonds : 60 ans d’histoire et de mémoire (revue arkheia, n°5-6, 2002. ) 2 (Durant la seconde guerre mondiale, Shatta et Bouli ont dirigé une maison-refuge pour les enfants juifs de France. Ils ont constitué et organisé, pendant cette trouble et dangereuse période, l'un des réseaux les plus extraordinaires de sauvetage d’enfants. Le réalisateur Nicolas Ribowski, avec son frère et sa sœur, va rejoindre la Maison des Eclaireurs Israélites de France à Moissac. Là-bas, "on a sauvé ma vie et mon âme… ". 8 mai 2004, 200 de ces enfants vont se retrouver sur la place principale de Moissac. Tous orphelins, ils ont entre 65 et 80 ans et vont inaugurer une place en l’honneur de Shatta et Bouli Simon. Ce couple qui leur a sauvé la vie, à tous, entre 1939 et 1945.
Ce documentaire retrace, à travers l'histoire du réalisateur, la grande Histoire de la maison de Moissac ainsi que le destin de Shatta et Bouli Simon. Ce film est un cheminement vers le passé, à la recherche des souvenirs et de la reconstruction d’une certaine mémoire collective, en hommage à Shatta et Bouli Simon. )
Louis Boucoiran
(1937 - 1940) Louis Maurice Casimir Boucoiran, préfet du Tarn-et-Garonne
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
Albert Durocher
(1940 - 1941) Albert Lucien Jules Durocher, préfet du Tarn-et-Garonne
François Martin
(1941 - 1943) François Louis Alfred Martin, député de l'Aveyron de 1936 à 1940. Issu d’une famille protestante de Millau, il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et entre au Conseil national de Vichy. Nommé préfet du Tarn-et-Garonne, il démissionne fin 1943 et rejoint la Résistance. (06/09/1900 à Millau-20/04/1964 à Millau)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
Maurice Vincent
(1944 - 17/11/1944) Maurice Paul Vincent, préfet du Tarn-et-Garonne, suspendu de ses fonctions le 17 novembre 1944.
Auguste Rouanet
(21/08/1944 - 21/03/1946) Auguste Jacques Joseph Rouanet, désigné préfet du Tarn-et-Garonne à titre provisoire par le commissaire de la république de la région de Toulouse le 21 août 1944, délégué dans les fonctions le 18 novembre 1944. Fin de délégation le 21 mars 1946.
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