Les Larrazet habitent Saint-Aubin dans les Landes. Cécile* est institutrice à l’école du village et son mari, Pierre*, qui a perdu un bras à la guerre de 1914, est postier. Le couple est estimé dans le village et en bons termes avec les autorités.
En mars 1942, Brane Oehlgisser et ses deux filles de sept et douze ans, Charlotte et Esther, quittent Paris et viennent se réfugier à Saint-Aubin sur le conseil de leur voisine SimoneJustes*. Elles s’installent chez, HenriJustes*, le beau-frère de Simone*.
Les deux fillettes sont inscrites à l’école, et c’est ainsi que Cécile Larrazet* fait connaissance avec la famille Oehlgisser.
En juillet 1942, M. Oehlgisser, qui avait réussi à échapper à la grande rafle du 16 juillet à Paris, prend le train pour Mont-de-Marsan. Le voyage est dangereux car il y a de nombreux contrôles. Brane Oehlgisser prie les Larrazet* d’aider son mari à gagner Saint-Aubin situé à trente kilomètres de la gare. L’opération était risquée car les deux hommes auraient pu à tout moment être arrêtés pour un contrôle. Pierre* accepte néanmoins d’aller chercher le réfugié et le ramène sain et sauf.
Durant l’été 1942, le postier apprend que les Allemands s’apprêtent à faire une descente à la ferme des Justes-1527.html>Justes*. Sa femme va avertir les Oehlgisser qui s’enfuient sans délai. Les Larrazet* trouvent une solution pour chacun d’eux. Cécile Larrazet* persuade les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul qui dirigent un orphelinat à Mont-de-Marsan d’accepter les deux fillettes juives. Brane Oehlgisser séjourne un temps chez Pierre* et Cécile.
Cependant, voyant combien Brane Oehlgisser souffre d’être séparée de ses enfants, Cécile* fait à nouveau appel à la supérieure qui accepte d’embaucher la mère comme couturière.
Quant à M. Oehlgisser, c’est juché sur la bicyclette du postier qu’il quitte le village. Puis, suivant les instructions détaillées qu’il a reçues de Pierre Larrazet*, il prend des petites routes qui lui permettent d’arriver dans une localité proche de Vichy.
The Larrazets lived in St.-Aubin, a village in the département of Landes. Cécile Larrazet taught at the village school; her husband, who had lost an arm in World War I, was the village postman. Because of their positions in the community, they were well known in and around the small village and were on friendly terms with the neighbors and the authorities. In March 1942, Mme Oehlgisser and her two daughters, seven-year-old Charlotte and twelve-year-old Esther, came to St.-Aubin after fleeing their home in Paris on the advice of their neighbor, Simone Justes (q.v.). They were taken in by Julien Justes (q.v.), Simone’s relative. The two girls were enrolled in the village school, and Cécile Larrazet was their teacher. In July, after the mass arrest of Jews in Paris, Oehlgisser’s husband also fled the city. Taking great risks, he reached the railroad station of Mont-de-Marsan, the capital of Landes. To enable him to continue safely to St.-Aubin, some thirty kilometers from the railroad station, his wife asked the Larrazets for assistance. Maurice made the trip, met Oehlgisser, and brought him back. This was tremendously risky, for the police might have stopped the men to inspect their papers. Some time later, Larrazet learned that the Germans were about to search the Justes’ farm. His wife Cécile told the Oehlgissers, and they fled at once. From then on, the Larrazets took care of each member of the family separately. Cécile Larrazet persuaded the sisters of the St.-Vincent de Paul order, who had an orphanage in Mont de Marsan, to accept the two Jewish girls. Mme Oehlgisser remained with the Larrazets for a while, but Cécile, who saw how difficult it was for her to be separated from her daughters, persuaded the Mother Superior of the orphanage to place Oehlgisser on staff as a seamstress. M. Oehlgisser managed to leave the village on Larrazet’s bicycle. Following the detailed directions he had received from Pierre Larrazet, he took back roads to a place not far from Vichy. Everything the Larrazets did for the Olgisssers entailed great risks, but they refused to accept any recompense.
On June 16, 1992, Yad Vashem recognized Maurice and Cécile Larrazet as Righteous Among the Nations.
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes 2 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence.
Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
3 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. ) 4 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). ) 5 Victime en représailles à Mussidan 6 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )
7 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Paul Emile Grimaud
(03/11/1936 - 25/08/1940) Préfet des Landes
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
Pierre Daguerre
(25/08/1940 - 11/07/1941) Préfet des Landes
François Pierre-Alype
(1941 - 1941) Marie François Jules Pierre dit Pierre-Alype, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1886-1956)
Pierre René Gazagne
(11/07/1941 - 23/10/1944) Préfet des Landes
Maurice Sabatier
(01/05/1942 - 1944) Maurice Roch Antoine Sabatier, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1897-1989)
Gaston Cusin
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1903-1993)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
Maurice Papon
(23/10/1944 ) Préfet des Landes, non installé
Paul Georges Chary
(23/08/1944 - 13/11/1944) Préfet des Landes de la Libération
Georges Phalempin
(13/11/1944 - 16/01/1946) Préfet des Landes
Jacques Soustelle
(Mai 1945 - Juin 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1912-1990)
Hippolyte Roger Pinel
(11/09/1946 - 31/10/1951) Préfet des Landes
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