Shmuel Lewkowitz est né à Lodz (Pologne) et son épouse, Perla née Skerz, sont arrivés de Pologne avant la guerre et se sont installés à Valenciennes. Shmuel était fourreur.
Le 11 septembre 1942, jour de la grande rafle des Juifs à Valenciennes, la police française se présente au domicile de la famille Lewkowitz.
Shmuel était sorti avec les deux enfants, Betty, 7 ans, et Jacques, 5 ans.
La police arrêta Perla Lewkowitz et le petit Michel âgé de 2 ans et demi. Ils seront tous deux déportés sans retour vers Auschwitz via le camp de Malines en Belgique.
Shmuel Lewkowitz prit la fuite avec Betty et Jacques et alla rejoindre sa sœur qui habitait Lyon.
Shmuel Lewkowitz se met en contact avec un réseau juif de sauvetage qui prend les enfants en charge et leur fourni de faux papiers au nom de "Leroi". M. Nicolai les emmène à Chambéry, d'où ils sont convoyés dans la ferme de Victor* et Joséphine Guicherd*, à Dullin.
À partir de l’été 1942, au moment où les familles juives deviennent la cible des rafles, elles rencontrent dans une large partie de la population une sympathie et une solidarité. Beaucoup de Français refusent de les dénoncer et certains les aident. Victor* et Joséphine Guicherd* qui n'avaient pas d'enfants les accueillent et racontèrent aux voisins que les enfants sont des citadins envoyés à la montagne par leur parents.
Victor* était bûcheron et le couple n'était pas très riche.
Ils accueillirent les deux enfants chaleureusement. Ils aident à la ferme et vont à l'école et, pour ne pas attirer l'attention, ils les emmènent à la messe le dimanche.
Betty et Jacques vont y rester de septembre 1942 jusqu'au mois d'août 1945.
Les collaborateurs qui avaient signalé à Klaus Barbie la présence d’enfants juifs à Izieu avaient également indiqué l’existence d’autres enfants juifs cachés dans les hameaux avoisinants comme Dullin. Les SS patrouillèrent ainsi dans les chemins, fouillèrent chaque maison. À l’approche du véhicule allemand, Victor Guicherd* cacha Betty et Jacques dans une maie, coffre dans lequel les paysans entreposaient le pain et la farine.
Longtemps après les événements, ces paysans éclairent le sens du mot « Juste ».
Quand on leur demande : "Pourquoi avez-vous agi ainsi ?", ils répondent : "Pourquoi le demandez-vous ?".
Après la guerre, les deux enfants retrouvent leur père.
Des années plus tard, ils apprendront que d'autres Juifs étaient cachés à Dullin, dans des fermes proches.
En 1981, Victor* écrivait au Consul général d'Israël à Paris à propos de la médaille des Justes : "Puis vous semblez tenir à me remettre cette médaille, je pense que je dois accepter, mais je refuse absolument toute publicité. Cette remise se fera chez moi !".
On September 11, 1942, a raid in search of Jews was conducted in Valenciennes, in northern France. M. Lewkowitz and two of his children were not at home. However, the French police rounded up the mother and the youngest son, aged two and a half, who were eventually deported to Auschwitz. Fearing arrest, M. Lewkowitz fled with seven-year-old Betty and five-year-old Jacques to his sister in Lyons, where they contacted the Jewish underground and thus reached Dullin, located near the village of Lepin-le-Lac. The Guicherds, a childless couple who lived in Lepin-le-Lac, sheltered Betty and Jacques and told their neighbors that the children had fled to the mountains because of the bombing.
Although Guicherd, a woodcutter, was not affluent, he and his wife were devoted to the malnourished children. The children quickly recovered and became very attached to the Guicherds. They attended mass on Sundays to avoid attracting attention, but the Guicherds told them to remember that they were Jewish. Whenever the Gestapo came searching for Jews, the Guicherds hid the children in a large flour bin. Thus, the children were protected until the end of the occupation.
In her postwar testimony, Betty Lewkowitz described the Guicherds’ actions as those of “true saints.” Both Lewkowitz children stayed in touch with the Guicherds. In 1981, Victor Guicherd wrote to the Israeli consul in Paris: “Since you seem to insist on presenting me with this medal [of Righteous Among the Nations], I think I must accept it, but I absolutely refuse all publicity. Let the presentation be held in my home!”
On November 20, 1979, Yad Vashem recognized Victor and Joséphine Guicherd as Righteous Among the Nations.
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[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 2 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 3 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
4 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
5 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. ) 6 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Henri Maillard
(09/1940 - 01/1944) Préfet de Savoie.
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(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l\'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953).
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