Soutenez le travail de l'AJPN
space  Mot de passe oublié    S'inscrire
  Recherche de personne, de lieu : affiche la page   Recherche type Google : propose des pages 
 
 
Page d'accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
698 annonces de recherche
Votre Opinion
39/45 en France (WWII)
base des données identifiées par AJPN.org
Nouveaux articles
Une page au hasard
36589 communes
95 départements et l'étranger
1202 lieux d'internement
702 lieux de sauvetage
33 organisations de sauvetage
4147 Justes de France
920 résistants juifs
11299 personnes sauvées, cachées
Expositions pédagogiques AJPN Exposition pédagogique 2e guerre mondiale : la guerre, l'occupation, la vie quotidienne, les lois antisémites, les rafles, les justes, les enfants cachés, les rescapés, les témoins L'enfant cachée
Das versteckte Kind

Chronologie 1905/1945
En France dans les communes
Les Justes parmi les Nations
Républicains espagnols
Tsiganes français en 1939-1945
Les lieux d'internement
Les sauvetages en France
Bibliothèque 1258 ouvrages
Cartographie
Glossaire
Audience : Xiti Plan du site
Signaler un problème technique
Imprimer cette page
Landes

Région :
Nouvelle-Aquitaine
Département :
Landes

Préfets :
Paul Emile Grimaud
(03/11/1936 - 25/08/1940) Préfet des Landes
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
Pierre Daguerre
(25/08/1940 - 11/07/1941) Préfet des Landes
François Pierre-Alype
(1941 - 1941) Marie François Jules Pierre dit Pierre-Alype, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1886-1956)
Pierre René Gazagne
(11/07/1941 - 23/10/1944) Préfet des Landes
Maurice Sabatier
(01/05/1942 - 1944) Maurice Roch Antoine Sabatier, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1897-1989)
Gaston Cusin
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1903-1993)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
Maurice Papon
(23/10/1944 ) Préfet des Landes, non installé
Paul Georges Chary
(23/08/1944 - 13/11/1944) Préfet des Landes de la Libération
Georges Phalempin
(13/11/1944 - 16/01/1946) Préfet des Landes
Jacques Soustelle
(Mai 1945 - Juin 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1912-1990)
Hippolyte Roger Pinel
(11/09/1946 - 31/10/1951) Préfet des Landes

À lire, à voir…

Dominique Missika Dominique Missika
Dominique Veillon
Résistance - Histoires de familles, 1940-1945

ACHETER EN LIGNE

Loïc Dauvillier Loïc Dauvillier
Marc Lizano
Greg Salsedo
המחבוא (L'enfant cachée, en hébreu)

 

Denis Peschanski Denis Peschanski
Jorge Amat
La traque de l'affiche rouge

 

Pascal Plas Pascal Plas
Michel C. Kiener
La Résistance et le rail, Le cas du Limousin - 1939-1944

ACHETER EN LIGNE

Patrick Cabanel Patrick Cabanel
Histoires des Justes en France

ACHETER EN LIGNE

Lucien Lazare Lucien Lazare
Dictionnaire des Justes de France

ACHETER EN LIGNE

 FACEEF FACEEF
Des Espagnols dans la Résistance à Bordeaux et sa région

ACHETER EN LIGNE

Alexandre Doulut Alexandre Doulut
Sandrine Labeau
Mémorial des 473 déportés Juifs de Lot-et-Garonne

ACHETER EN LIGNE

Loïc Dauvillier Loïc Dauvillier
Marc Lizano
Greg Salsedo
Dítě s hvězdičkou (L'enfant cachée, en tchèque)

ACHETER EN LIGNE

Jacques Semelin Jacques Semelin
Sans armes face à Hitler

ACHETER EN LIGNE

Marek Halter Marek Halter
Les Justes, ces héros inconnus

ACHETER EN LIGNE

Michel Chaumet Michel Chaumet
Cyril Olivier
Comprendre la Résistance en Aquitaine

ACHETER EN LIGNE

 AJPN AJPN
Exposition "L'enfant cachée"

ACHETER EN LIGNE

Loïc Dauvillier Loïc Dauvillier
Marc Lizano
Greg Salsedo
Hidden (L'enfant cachée, en anglais)

ACHETER EN LIGNE

 Comité Sousa Mendes Comité Sousa Mendes
Aristides de Sousa Mendes - Le pouvoir de dire "non"

ACHETER EN LIGNE

Loïc Dauvillier Loïc Dauvillier
Marc Lizano
Greg Salsedo
La bambina nascosta (L'enfant cachée, en italien)

ACHETER EN LIGNE

Jean Henrion Jean Henrion
Ces Justes ont sauvé ma famille

ACHETER EN LIGNE

Philippe Souleau Philippe Souleau
Jean-Pierre Koscielniak
Vichy en Aquitaine

ACHETER EN LIGNE

Philippe Thirault Philippe Thirault
Chloé Cruchaudet
Thierry Chavant
Alberto Pagliaro
Hervé Duphot
Le combat des Justes - six récits de résistance

ACHETER EN LIGNE

Loïc Dauvillier Loïc Dauvillier
Marc Lizano
Greg Salsedo
L'enfant cachée

ACHETER EN LIGNE

Jean-Raphaël Hirsch Jean-Raphaël Hirsch
Réveille-toi Papa, c'est fini !

ACHETER EN LIGNE

Éric Lebreton Éric Lebreton
Des visas pour la vie

ACHETER EN LIGNE

Gilbert Dupau Gilbert Dupau
La résistance dans les Landes

ACHETER EN LIGNE

Jacques Semelin Jacques Semelin
Claire Andrieu
Sarah Gensburger
La résistance aux génocides. De la pluralité des actes de sauvetage

ACHETER EN LIGNE

Téréza Olga Téréza Olga
Fatima Cavaco
Le consul proscrit

 

Loïc Dauvillier Loïc Dauvillier
Marc Lizano
Greg Salsedo
숨어 산 아이 (L'enfant cachée, en coréen)

 

Pascal Plas Pascal Plas
Michel C. Kiener
Enfances Juives. Limousin-Dordogne-Berry - Terres de refuge 1939-1945

ACHETER EN LIGNE

André Curculosse André Curculosse
Résistance en Pays d'Orthe. Groupe Paul Manauthon

ACHETER EN LIGNE

Joël Santoni Joël Santoni
Désobéir

 

Pascal Plas Pascal Plas
Michel C. Kiener
Errances de guerre

ACHETER EN LIGNE

 Comité Sousa Mendes Comité Sousa Mendes
9 jours pour sauver 30 000 personnes

ACHETER EN LIGNE

Franck Pavloff Franck Pavloff
Matin brun

ACHETER EN LIGNE

Sabine Gensburger Sabine Gensburger
Les Justes de France - Politiques publiques de la mémoire

ACHETER EN LIGNE

Laurent Galandon Laurent Galandon
Arno Monin
Hamo
L'envolée sauvage - 2 cycles - 4 tomes

ACHETER EN LIGNE

Loïc Dauvillier Loïc Dauvillier
Marc Lizano
Greg Salsedo
Das versteckte Kind (L'enfant cachée, en allemand)

ACHETER EN LIGNE
[Ajouter un ouvrage]

Juste parmi les Nations

Jacqueline Baleste


Fille de Sébastien et Maria Baleste
Dossier Yad Vashem : 6654
Remise de la médaille de Juste : 31/07/1995
Sauvetage : Lüe 40210 - Landes
Profession: Etudiante
Religion : Catholique
Nom de naissance: Baleste
Nom d'épouse: de Saint-Quentin

[Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo]

Jacqueline-Baleste
Baptême de Monique Ségal, assise sur les genoux de sa marraine, Jacqueline Baleste*, et avec son parrain, Michel Saugnac, 9 ans, fils d'une voisine
source photo : Coll. Saigal
crédit photo : D.R.
Notice

Avant la guerre, la petite Monique Ségal vivait avec sa mère, Rachel, sa sœur et sa grand-mère à Paris.
Son père, Aaron Ségal tombe au champ d’honneur le 13 juin 1940.
Rachel se retrouve seule avec ses deux fillettes et Mme Ségal, la mère de son mari. Il n’y a pas beaucoup d’argent et la jeune femme doit travailler dur pour faire subsister sa petite famille.

Mme Ségal est arrêtée en 1942 et sera déportée sans retour.
Tremblante pour ses enfants devant la menace de déportation qui pèse sur les Juifs en France, Rachel Ségal fait appel au Secours National, une organisation d’aide aux familles de prisonniers de guerre pour trouver une cachette sûre pour les petites.
C’est ainsi que Monique, 4 ans, arrive chez les Baleste*, à Lüe, en 1942 pour un mois de vacances.

Sébastien Baleste*, quinquagénaire, grand blessé de la Première Guerre mondiale, est un membre actif de l’organisation. Sébastien* et Maria*, sa femme, sont commerçants. Ils vivent avec Jacqueline*, leur fille étudiante âgée de vingt et un ans et les parents de Maria, M. et Mme Duvignac.

Au bout de ce mois, par une lettre, la mère de Rachel Ségal demande aux Baleste* de garder Monique car toute la famille est recherchée par les Allemands.
Convaincus qu’elle sera plus en sécurité si elle est prise pour une catholique, ils la font baptiser après avoir obtenu l’accord de sa mère et la font passer pour leur fille.
Rachel, la mère de Monique, et son oncle Joseph Leiba qui sont entrés dans la Résistance, lui rendent visite de temps en temps avec sa sœur. Ces visites attirent l’attention d’un mouchard local. Ils cessent alors les visites pour ne pas faire risquer la dénonciation aux Baleste*, qui sont très surveillés.

Monique demeura chez la famille Baleste* jusqu’en 1950, date à laquelle Rachel, remariée, put à nouveau assumer ses deux filles.

Pendant les huit années que Monique passe chez les Baleste*, elle y est traitée comme un membre de la famille et restera très liée avec ses parents d’adoption et sa "grande sœur" Jacqueline*.
Monique se maria et émigra aux États-Unis avec son mari. Avant de quitter la France, elle acheta un appartement dans l’immeuble où habitait Jacqueline Baleste* épouse de Saint-Quentin à Paris, afin de pouvoir être près de sa "sœur" à chacune de ses visites en France.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem


Histoire

Le courage des Justes

Avant la guerre, Monique Escudero (née Ségal) vivait avec sa mère, sa sœur et sa grand-mère à Paris. Son père, Aaron Ségal, avait été porté disparu en 1940 et sa grand-mère déportée en 1942. Monique a 4 ans en 1942 lorsqu'elle est placée, pour un mois de vacances, par le Secours National dans une famille d'accueil dans les Landes, chez Sébastien et Maria Baleste, les parents de Jacqueline. Au bout d'un mois, Rachel, la mère de Monique demande aux Baleste de garder sa fille car toute sa famille est recherchée par les Allemands. Par sécurité, Monique est baptisée et les Baleste la font passer pour leur fille. Rachel et l'oncle de Monique entrent dans la Résistance, et lui rendent visite de temps en temps mais, dénoncés par quelqu'un du village, ils cessent leurs visites pour ne pas faire prendre de risques aux Baleste. Monique va rester dans la famille Baleste jusqu'en 1950.

J'habite Lüe : Un village de 700 habitants blotti au milieu des pins, un petit village, un village sans histoire comme tous les villages. J'y suis née et j'y ai grandi ; je suis là quand la guerre de 38/39 se déclenche. En 1940, lorsque mon père apprend qu'on demande des familles pouvant accueillir des enfants de prisonniers de guerre, nous en parlons à la maison et nous décidons d'accueillir un petit garçon. Je suis folle de joie car je suis fille unique ; j'ai envie d'un petit garçon car je suis une fille : alors on s'inscrit pour avoir un petit garçon… et c'est ainsi que Monique rentre dans notre vie.
Il se passe en fait quelque chose d'assez extraordinaire : Nous partons mon père moi-même et une dame d'une autre famille pour aller accueillir le train qui amène les enfants. Et quand nous arrivons à la gare les enfants sont déjà descendus du train tous avec leurs petits badges, sur lequel figure leur nom et leur famille d'accueil. Tous ont trouvé leur famille ; la dame qui nous accompagne a eu sa fille puisqu'elle avait demandé une fille et nous nous n'avons personne… Alors on va voir le responsable.
Il nous dit que nous avons été oubliés… Mais depuis l'arrivée du train, je vois sur le quai une petite fille aux longs cheveux blonds, qui aune robe rouge, en velours, et qui pleure ; elle donne la main à un grand garçon. Je la vois tout de suite. Je ne vois qu'elle. Et quand on nous dit que nous n'avons personne, je demande à qui est cette petite fille qui pleure tant… Alors on me dit ignorer qui elle peut être : elle a été jetée dans le train peu après le départ. Elle donne la main à un petit garçon car elle veut s'accrocher à quelqu'un. Je demande alors si on ne peut pas nous la confier. Cela arrange tout le monde. On ne sait pas son nom, on ne sait pas d'où elle vient…
Et je pars avec cette petite fille, tellement traumatisée qu'elle n'arrive même pas à dire son nom. Nous partons avec elle : je suis folle de joie car déjà je sens quelque chose entre elle et moi ; c'est indéfinissable mais je l'ai choisie. Je suis si heureuse ! Nous allons manger au restaurant et à un moment papa s'en va. Comme je lui dis que je veux rejoindre la voiture, elle refuse, en disant qu'il faut attendre mon père. Ce sont ses premières paroles. Nous attendons que papa revienne et nous partons ensemble.
Nous arrivons à Lüe. Là c'est terrible : elle est traumatisée. Elle pleure beaucoup ; elle ne sait plus qui elle est… Quelques jours après nous recevons une lettre de Monsieur Lacroix nous disant que cette petite fille s'appelle Monique Ségal, qu'elle est juive, et qui nous demande si nous voulons tout de même la garder : elle a été jetée dans le train par sa grand-mère qui se cache. C'est ce qui l'a traumatisée.

Nous répondons qu'il n'y a pas de problème, que nous gardons Monique, que nous l'aimons déjà tous : que ce soit mon père, ma mère, mes grands parents, nous sommes déjà tous en admiration devant elle.

Quelque chose en moi me dit que Monique ne partira pas au bout d'un mois, car nous ne sommes censés garder ces enfants que le temps de l'été. Quelques jours avant la fin théorique de son séjour nous recevons un télégramme de sa maman, Rachel : "Gardez Monique, lettre suit."
Et dans la lettre qui arrive peu après, Rachel nous demande de garder Monique, indiquant que sa grand-mère vient d'être arrêtée, que son frère Daniel n'échappe aux rafles qu'en se cachant sous un lit et qu'elle-même part en zone libre. Nous gardons donc Monique, ce qui n'est pas simple, car le village est occupé par des soldats allemands et par des SS. Deux SS vivent chez nous, dans notre maison. Ils ne se doutent de rien. On leur dit que Monique est notre fille. Ils tiennent parfois des propos très désagréables sur les juifs en sa présence. On a très peur.

Les deux SS sont logés dans une chambre de la maison ; la kommandantur est à deux pas, et l'on vit vraiment en osmose. De temps en temps Rachel et son frère Daniel viennent voir Monique et puis un jour, quelqu'un les dénonce. Quelqu'un qui n'est pas du village. Pour les gens de Lüe, être juif ce n'est pas très important. C'est une religion, ça s'arrête là. Le village sait que Monique est juive. Une dame vient nous prévenir : on nous a dénoncés un jour où Rachel est venue voir sa fille et Daniel aussi ; ils sont venus tous les deux, La maman et l'oncle. Nous avons passé une nuit assez difficile car Rachel et Daniel ne pouvait pas partir ; il n'y avait pas de train ; alors on les a cachés. Le lendemain matin, un allemand vient dans la cour avec un gros chien ; il rentre chez nous mais ne va pas plus loin… Les allemands respectent mon père à cause de ses blessures de guerre. Ils éprouvent un certain respect pour lui : on est un peu à part. Un jour, mon père excédé par un allemand qui nous offre du chocolat le lui jette au visage… Nous avons très peur en pensant à ce que ce geste peut nous coûter…
Finalement nous ne somme pas ennuyés . Rachel et Daniel repartent. Et la vie continue comme cela, jusqu'à la Libération. On a pas vraiment peur. On est en retrait, mais l'on sait ce que l'on risque. Mon père est courageux. On aime tellement Monique : c'est une histoire d'amour. Tout est une histoire d'amour finalement, un enfant qui a besoin de vous, qu'il soit juif, arabe, quelle que soit son origine, on l'aime, on veut le protéger. On n'a pas vraiment de mérite. On sait bien qu'on risque un petit peu, mais tout ce qu'on fait c'est par amour, et pour protéger cette petite fille à laquelle nous nous sommes tellement attaché aussi bien qu'à sa famille : on aime beaucoup Rachel, la maman de Monique.

Lorsque Monique nous arrive, elle a 3 ans. Un jour on nous dit que Monique a une sœur qui s'appelle Jacqueline et qu'il faut aussi lui trouver une famille d'accueil ; on lui trouve une veuve qui l'accueille à 5 Km de Lüe. On essaye de réunir les enfants le plus souvent possible : les petites filles se voient, ce qui est très bon pour elles. Néanmoins, très vite, Jacqueline qui a 2 ans quand elle arrive, ne reconnait plus sa maman. Quand Rachel vient, c'est bouleversant ; les deux petites sont à la maison pour accueillir leur mère, et Jacqueline lui dit « bonjour Madame ». Nous pleurons tous… Monique est vraiment ma fille : j'ai 18 ans… Je fais mon apprentissage de mère avec elle…

13/03/2011
Auteur : Jacqueline de Saint- Lien : Comité français pour Yad Vashem

[Compléter l'article]
Réseau de sauvetage
Sébastien Baleste
(Mari de Maria Baleste. Père de Jacqueline Baleste)
Maria Baleste (Epouse de Sébastien Baleste. Mère de Jacqueline Baleste)
 
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Jacqueline Baleste
Monique Ségal (dite Saigal)

Chronologie [Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.


Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

Comment ajouter le votre. En savoir plus…

Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes
2 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence. Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
3 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. )
4 Victime en représailles à Mussidan
5 Souvenir Français Loudun - GABORIAUD Alphonse (Site du Souvenir Français - Comité de Loudun Page GABORIAUD Alphonse )
6 Souvenir Français Loudun - ROWEK Albert (Souvenir Français Comité de Loudun - Page ROWEK Albert )
7 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )

Annonces de recherche
[Déposer une annonce]

[Signaler que le contenu de cet article vous semble erroné]


Avertissement Les informations affichées sur le site de ajpn.org sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de la base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par ajpn.org et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans la base de données ajpn.org
* Juste parmi les Nations
 
visiteurs connectés

Justes parmi les Nations - Righteous among the Nations - De Gerechten mank de Völker - Giusti tra le nazioni - Drept între popoare - Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy wsród Narodów Swiata - Rechtvaardige onder de Volkeren - Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy - Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos entre les Nacions
© Lhoumeau, Marchal 2008 2018